Profession

Historique

Le mot “orthophonie” a été créé par Marc Colombat en 1828, à l’occasion de la constitution de l’Institut Orthophonique de Paris au sein duquel étaient traités les troubles de la parole (trouble de l’articulation, bégaiement, surdité) mais pas du langage.

La personne qui a réellement fondé la discipline est Suzanne Borel-Maisonny, qui en 1927 inventa des protocoles de bilans et des rééducations de troubles du langage.

L’enseignement commença en 1955 mais la profession ne fut reconnue que très tardivement: en 1964 avec la création d’un statut professionnel d’auxiliaire médical et du diplôme national : le CCO = Certificat de Capacité d’Orthophonie, équivalent du Master.

–> Le terme “orthophonie” apparaît pour la première fois en 1828 lorsque le Docteur Marc Colombat ouvre l’Institut orthophonique de Paris destiné essentiellement aux troubles du bégaiement et donc des troubles de la parole (à ne pas confondre avec les troubles du langage). Petit à petit, des centres de traitement du langage voient le jour jusqu’en 1914 afin de pallier les troubles liés aux difficultés d’apprentissage de la lecture, aux pertes de langage et de parole succédant un traumatisme crânien ou une attaque cérébrale.

L’essentiel du développement de l’orthophonie en France reste néanmoins lié à Suzanne Borel-Maisonny, phonéticienne et grammairienne de formation. a Elle collabore dans un premier temps avec le Docteur Veau, qui opère habituellement des enfants atteints de fentes palatines. Suzanne Borel-Maisonny va alors essayer de savoir s’il est possible d’aider ces enfants à retrouver une élocution et une articulation meilleures. Petit à petit, elle va élargir son champ d’intervention à l’articulation, au bégaiement aux troubles de la parole et du langage, y compris chez des enfants non porteurs de fentes palatines. L’orthophonie française touche ainsi la communication dans son ensemble (orale et écrite) et ce quelle que soit l’origine du trouble (fonctionnelle, organique, traumatique,…).

La pratique 

D’après la loi, l’orthophonie consiste à prévenir, évaluer et traiter les déficiences et troubles de la voix, de l’articulation, de la parole, ainsi que ceux associés à la compréhension du langage oral et écrit, à sa réalisation et à son expression, à dispenser l’apprentissage d’autres formes de communication non verbale permettant de compléter ou de suppléer ces fonctions.  Les orthophonistes ne peuvent pratiquer leur art que sur prescription médicale en indiquant à la fois la nature du traitement et le nombre de séances qu’il doit comporter.

—> D’après l’article L 504-1 du code de Santé Publique, est considérée comme exerçant la profession d’orthophoniste toute personne qui, même non titulaire du diplôme d’état de docteur en médecine, exécute habituellement des actes de rééducation consistant en un traitement des anomalies de nature pathologique, de la voix, de la parole et du langage oral ou écrit hors la présence du médecin. Les orthophonistes ne peuvent pratiquer leur art que sur prescription médicale en indiquant à la fois la nature du traitement et le nombre de séances qu’il doit comporter. Seul le médecin traitant peut modifier le nombre de séances initialement prévu.

L’orthophonie consiste :

  • A prévenir, à évaluer et à prendre en charge, aussi précocement que possible, par des actes de rééducation constituant un traitement, les troubles de la voix, de l’articulation, de la parole, ainsi que les troubles associés à la compréhension du langage oral et écrit et à son expression.
  • A dispenser l’apprentissage d’autres formes de communication non verbale permettant de compléter ou de suppléer ces fonctions.

L’orthophoniste est donc dans la capacité de rééduquer bon nombre de pathologies que nous détaillons par ici !

Démographie

La démographie correspond à la répartition des orthophonistes sur le territoire.

L’avenant n°13 à la convention nationale des orthophonistes (2012) a créé un dispositif expérimental visant à rééquilibrer l’offre de soins en orthophonie grâce à une meilleure adéquation des installations sur le territoire en fonction des besoins de soins. Il vise notamment à favoriser l’installation et le maintien dans les zones « très sous-dotées » en proposant un contrat incitatif aux orthophonistes travaillant dans ces zones. Si les objectifs ne sont pas atteints, les orthophonistes risquent de perdre leur liberté d’installation en France.

Quelques chiffres  :

  • 21 283 orthophonistes exercent en métropole au 31 juillet 2013 et 619 dans les DOM.
  • 17 176 orthophonistes exercent en libéral ou en exercice mixte tandis que les 4 107 restants sont salariés (structure de soins, milieu hospitalier,…).
  • 96,4% des orthophonistes sont des femmes (messieurs, notre école vous attend à bras ouverts !).
  • En France, on compte en moyenne 34 orthophonistes pour 100 000 habitants. Certaines zones comme l’Hérault, le Rhône et Paris sont néanmoins bien mieux dotées que d’autres (Cantal, Creuse et Allier par exemple).