Exercice

En France, il est possible d’exercer l’orthophonie dans différentes conditions. Nous notons ainsi l’exercice libéral (pratiqué par près de 4 orthophonistes sur 5), l’exercice salarié et l’exercice mixte, mêlant la pratique des deux premiers exercices.

En cabinet libéral

L’orthophoniste travaille de façon indépendante en cabinet en créant ou reprenant une patientèle, seul ou en association. L’orthophoniste en libéral peut être amené à se déplacer à domicile. La pratique libérale représente près de 80% de l’exercice.

En exercice libéral, l’orthophoniste est payé à l’acte. C’est à dire que chaque séance avec un patient lui est payé selon une cotation spécifique. Il existe une valeur unitaire qu’on appelle l’A.M.O. (Acte Médical Orthophonique) et qui est multiplié par un indice différent selon chaque pathologie traitée.

En salarié

Son travail s’inscrit alors dans une démarche pluridisciplinaire. Les salariés constituent un peu plus de 20% de l’effectif total.

  • Dans le secteur public (services hospitaliers, de gériatrie, neurologie, neuropédiatrie, ORL,  rééducation fonctionnelle, ou enfin avec les équipes des secteurs psychiatriques).
  • Dans le secteur privé (centres spécialisés comme les instituts médico-éducatifs, les centres pour enfants sourds et handicapés, les instituts médico-pédagogiques…).

En mixte

C’est-à-dire en associant les deux pratiques précédentes, pour 15% de nos professionnels.

Quel que soit le lieu d’exercice, la prise en charge orthophonique a toujours lieu suite à une prescription médicale. A la suite de son bilan, l’orthophoniste établit un diagnostic,  la prise en charge peut alors commencer à raison d’une à plusieurs séances de 30 à 45 minutes par semaine.