Témoignages 2011

LiseHélèneEstelleAnaïsSamuelNoëlleNathalieJulieArnaudLaure

Lise

Maman de 2 enfants, j’ai passé le concours en 2010 en me préparant seule tout en continuant à travailler. Arrivée dans les 900, j’ai compris qu’il fallait s’y mettre un peu plus sérieusement, j’ai donc quitté mon job et je me suis inscrite à Supsanté (cf mes commentaires sur cette prépa à la fin) pour préparer le concours 2011 de façon plus assidue ce qui m’a permis de passer la barre des écrits avec succès malgré quelques innovations dans les questions : 5 expressions dont il fallait donner la signification au lieu des mots de vocabulaire habituels et quelques questions sur la syntaxe.

Les notes des admissibles allaient de 6 400 à 4 400 / 10 000 et ils en ont retenu 322 du fait de nombreux ex-aequo pour 140 places au final.

Une fois les écrits passés, avant même d’avoir les résultats j’ai commencé à travailler l’oral tous les jours, ne présentant que Paris, il est vrai que j’ai eu l’avantage de pouvoir me consacrer à l’oral alors que mes jeunes camarades partaient encore aux quatre coins de la France pour passer d’autres écrits.

A Paris, il est difficile de “caser” sa motivation car il n’y a qu’une seule question “ouverte”, le reste est consacré à des exercices. A travers la question “ouverte”, le jury va plutôt chercher à savoir quelle connaissance a le candidat du métier d’orthophoniste et si on a réussi à se forger une bonne culture générale du métier, c’est aussi une façon très efficace de prouver sa motivation.

J’ai donc travaillé sur plusieurs aspects :

– Une partie lecture de tout ce que je pouvais trouver sur des pathologies et des rééducations en orthophonie (articles sur internet, magazine “cerveau et psycho”, livres: l’homme qui prenait sa femme pour un chapeau, l’enfant et son thérapeute du langage, les troubles de la communication chez l’enfant (que-sais-je), … ).

– A travers la lecture des différents témoignages (sur les forums + le vuibert de préparation à l’oral), j’ai consolidé de nombreuses questions qui pouvaient potentiellement tomber à Paris. Pour chaque question j’ai réfléchi à une réponse accompagnée systématiquement d’un ou plusieurs exemples concrets tirés de mes lectures et éventuellement, quand la question s’y prêtait, un argument permettant de glisser mes motivations.

– une partie rétention que je travaillais en binôme (séries de chiffres, phrases courtes avec le dernier mot à retenir, phrases longues, donner les lettres par ordre alphabétique de mots complexes, … le vuibert de préparation à l’oral est incontournable pour avoir une idée de ce qui nous attend dans ce genre d’exercice.

– des dictées quotidiennes de phrases et de mots

– le vocabulaire.

Je me disais que même si je ne tombais pas sur une question que j’avais préparée, je pourrai sûrement “recycler” des arguments et des exemples déjà préparés pour ma liste de questions et ça a effectivement été payant.

Arrive donc le fameux jour de l’oral, mon jury était composé de 2 hommes. J’ai eu un très bon contact avec eux, mais j’ai l’impression que tous les jurys étaient plutot agréables et avenants.

En remplissant ma fiche, ils me demandent quel bac j’ai passé, et comme j’ai répondu “C” et que ça n’existe plus … ça a créé naturellement un échange sur mon parcours, je ne savais alors pas trop si c’était le moment de déballer tout mon argumentaire sur mes motivations et comme ils avaient l’air de s’y intéresser en me relançant par une question je me suis lancée ce qui du coup m’a plutôt mise à l’aise pour la suite. Je n’ai pas l’impression que cette réponse était notée mais comme le jury a 5 points qu’il peut attribuer ou non selon la perception qu’ils ont du candidat, je pense que j’ai remporté ces points à ce moment-là …

Puis question ouverte: Quand et comment arrêter une rééducation ? J’ai parlé des cas où le trouble est rééduqué, des cas où le trouble est généré par un autre trouble d’ordre psycho affectif par ex, les cas où on ne peut pas rééduquer et les cas de maladies dégénératives et j’ai pu caser plein d’exemples tirés de mes lectures.

Le jury m’a fait remarquer que j’avais oublié le cas où le patient en fait tout simplement la demande mais ils avaient l’air satisfaits de ma réponse.

Enfin voici la liste des exercices qu’ils m’ont demandés:

– 4 mots à redonner à la fin : Capsule – Violon – Balade – Robot

– Une série de 4 puis 5 puis 6 phrases à écouter, à la fin de chaque série, restituer le dernier mot de chaque phrase

– Lecture d’un texte sur l’hyperactivité : donner un titre et résumer

– Répéter des logatomes (jusqu’à 7 syllabes je crois) alternés avec des mots longs (4-5 syllabes)

– Une dictée d’une centaine de mots axée sur des accords de participes passés liés à des noms dont le genre n’est pas évident (acné, …), accord de couleurs aussi. Comme d’habitude: pas de relecture. Je m’étais entraînée à des dictées très rapides avec de longs passages, en fait il attendait que je finisse d’écrire pour me dicter la suite et les morceaux dictés n’étaient pas longs du tout.

– vocabulaire : épeler, définir et placer dans une phrase les mots suivants : Céruléen – Egrotant – Déréistique – Dithyrambe

Concernant le barème, voici les infos que j’ai pu récupérer avec bien sûr une incertitude sur leur fiabilité … l’ oral est noté sur 50 points qui se décomposent de la façon suivante

– 5 points pour le “feeling” du jury

– 10 points pour la dictée mais attention, chaque faute compte 2 points et s’il y a plus de 5 fautes, il y a des points négatifs, donc là ça fait très mal …

– Pour la question ouverte, je suis pas trop sûre mais de toute évidence c’est au moins 10 points

– 6 points pour le vocab: 1,5 points par mot de vocabulaire décomposé en 0,5 pour épellation, 0,5 pour définition et 0,5 pour phrase

– Le reste je ne sais pas trop

Cette année les notes des admis (hors liste complémentaire) vont de 70 à 94 sur 100

Un petit mot tout de même sur la prépa Supsanté que je déconseillerais à tout le monde … Si la préparation à l’écrit est excellente grâce à une professeur exceptionnelle, ce n’est que la moitié du chemin. L’organisation de l’école ainsi que la préparation à l’oral sont catastrophiques. Nous avons eu 2 concours blancs seulement cette année (dans d’autres écoles c’est tous les mois): en décembre et en février (dans la dernière ligne droite avant les vrais concours on s’en fiche un peu de passer un concours blanc, c’est plus le moment …) et nous avons reçu les résultats de ces 2 concours blancs … après les résultats du concours Paris … vraiment très utile …

Pour l’oral, je me suis préparée toute seule puisque à partir de mi-mars les profs sont en vacances, il n’y a plus de cours …: Les supports qui nous ont été fournis pendant l’année sont des impressions de pages internet ou des photocopies de bouquins de preparation à l’oral, je me demande encore où est la valeur ajoutée de ce cours … Il n’y a vraiment pas de préparation sérieuse à part quelques interventions très intéressantes d’orthophonistes mais qui ne permettent pas de faire la différence devant le jury.

Voilà, bon au final grâce aux précieux témoignages des années passées j’ai pu cibler mes révisions et je suis reçue.

J’éspère que ce témoignage vous permettra de préparer au mieux cette épreuve.

Bon courage à toutes et tous et bonne chance !

 

Hélène

Alors, la question qui m’a été posée dès l’entrée dans la pièce était sur la morale et une citation de Blaise Pascal en rapport avec la passion. Je ne me souviens pas de la vraie citation mais j’avais été un peu déstabilisée et j’ai tout de suite parlé du métier d’orthophoniste en disant que la passion dans son métier était importante… sans parler ni de Blaise Pascal ni de la morale, alors je pense avoir fait un petit hors sujet mais bon…

Les exercices se sont ensuite enchaînés très vite: Tout d’abord, une des femmes me cita les 4 mots à retenir et à restituer en fin d’entretien. L’épreuve suivante était la dictée qui était relativement facile (beaucoup d’accords de participes passés); celle qui lisait dictait très vite au début mais sa collègue, bien gentille, a eu pitié je pense et lui a dit de ralentir.

Ensuite, il fallait redire les derniers mots de longues phrases citées les unes à la suite des autres (plus de souvenir exact du nombre ni des phrases mais il devait y en avoir 6 ou 7), puis des logatomes à répéter en suivant.

Ultime exercice: les définitions, j’ai eu de la chance, je connaissais les 5 mots (sibyllin, sybarite, naïade, cyclothymie et j’ai oublié le dernier).

Voilà, je suis sortie plutôt contente des exercices mais frustrée de ne pas avoir parlé de mes motivations. En tout cas je confirme ce que tout le monde dit de l’oral de Paris: les personnes du jury sont adorables et leur but n’est pas du tout de nous déstabiliser, au contraire!

 

Estelle

Question : en fonction de votre expérience personnelle, expliquez votre choix pour l’orthophonie; Vous argumenterez en comparant avec un autre métier du soin et un métier du commerce. Pas de mots interdits.

Rétention : Lecture de phrases à la suite, dernier mot de chaque phrase demandé, dans le désordre, sauf interdiction de commencer par le dernier (ex: oléagineux, hallucinogène, controversé,… mots assez longs) 3, puis 4 phrases jusqu’à 7.

Texte: sur l’évolution de la langue, début en vieux français, citation de Montaigne, une page environ, résumer, titrer et donner la problématique. Vocabulaire: cithare, fanon, isotope et raglan Dictée : champ lexical de l’équitation, une dizaine de lignes, dictée très rapidement, sans relecture mais sans difficultés particulières (difficulté d’écriture en raison du fauteuil de stomatologie …)

Mots à retenir: aphte, mélisse, tandem et croquette

 

Anaïs

Alors l’écrit je ne me souviens plus mais a l’oral je me rappelle :

Ils (un homme et une femme) m’ont tout d’abord demandé d’expliquer brièvement pourquoi j’étais la . Ils étaient très gentils. Le mec m’a ensuite dit 5 mots (je me rapelle qu’il y avait robot et violon les autres jai oublié) et il m’a dit qu’il me les redemanderait a la fin de l’entretien. (Au niveau des mots ce ne sont pas des mots très difficiles a retenir 😉 )

Ensuite ils m’ont donné des mots a épeler, définir et employer dans une phrase (j’ai eu déictique, dithyrambe, céruléen, egrotant et iatrogène) même si on sait pas il vaut mieux donner une réponse quand meme, qui ne tente rien n’a rien 😉 moi je ne savais pas ce que voulait dire iatrogène, ils m’ont dit de donner une réponse quand meme .

Ensuite la femme, m’a lu des phrases et je devais donner le dernier mot de chaque phrase : elle commence par lire qu’une seule phrase, puis deux, puis trois. Je crois qu’à la fin elle en lit 5, il faut donc retenir le dernier mots des 5 phrases, on peut donner les mots dans le sens qu’on veut mais on ne doit pas donner le mot de la derniere phrase en 1er (je sais pas si j’ai été claire ^^) . Il faut avoir une bonne mémoire c’est sans doute l’exercice que j’ai trouvé le plus dur (je ne m’étais pas entraînée). Il y a ensuite un texte à lire à voix haute, et à résumer sans prise de notes (on peut le relire une fois dans sa tête si on veut avant de faire le résumé). Il y a enfin la dictée, la mienne jouait beaucoup sur les féminins et les masculins (écritoire, échappatoire) il ne fallait pas se tromper au niveau des accords et il y avait quelques mots particulièrement difficiles. (À un moment j’étais totalement perdue et il m’a répété 3 fois la phrase je les ai trouvés assez cool) et il m’a ensuite redemandé les 5 mots et l’entretien s’est terminé. =)

Voilà j’espère que ça pourra aider certaines personnes surtout n’oubliez pas que ça passe aussi par le feeling, soyez souriants/tes, dites vous que si vous êtes arrivés jusque là c’est que vous avez déjà fait la différence et que vous avez toutes vos chances !

  

Samuel

Pour l’oral : les consignes ne sont dites qu’une fois avant chaque exercice.- qu’avez-vous fait depuis votre bac? (là j’ai bien raté le coche… j’avais plein de choses à dire, mais j’ai juste dit quelle était ma profession, elles ne m’ont pas relancé et on est passé aux questions techniques)

– 4 mots à mémoriser et à restituer en fin d’entretien: varice, décret, cymbale et … ?

– quelle est l’importance de l’intonation dans la communication?

– épeler, définir et utiliser dans une phrase 5 mots: mansuétude, satrape, blandices, sycophante, farinacé

– une série de logatomes de plus en plus longs à répéter, parfois difficiles à prononcer

– des séries de phrases lues par les examinatrices. à chaque fin de série il ne faut répéter que le dernier mot de chaque phrase. (ex: les pompiers ont éteint le feu. Le plombier a réparé la chaudière. le chat est tombé dans la marmite: il faut répéter “feu, chaudière, marmite”) la première série comporte 2 phrases, la deuxième 3. les phrases changent à chaque série. J’ai terminé sur une série de 6 mots, je ne sais pas s’il y avait une série de 7

– une dictée d’une page manuscrite, difficulté moyenne (très très moyenne par rapport à Pivot ou Courot. ex: verbes ou participes passés en début de phrases – “pressés, les ouvriers avançaient…” vocabulaire assez simple, je me souviens de “cloaque” )

– lire à voix haute un texte, puis résumer la pensée de l’auteur (et les enjeux du texte? il me semble). Le texte traitait du rôle du cerveau dans certains fonctionnements affectifs.

– restituer les mots cités en début d’épreuve

Les deux femmes qui composaient le jury ont été sympathiques et bienveillantes. J’ai très bien réussi les épreuves “techniques” mais je n’ai pas développé la question personnelle. Au final j’ai quand-même eu une note plus qu’honorable.

N’ayant pas fait de prépa, pour l’écrit j’ai travaillé avec les livres “Toute la grammaire”, “Toute l’orthographe”, le Petit Robert (un travail titanesque mais utile à l’écrit et à l’oral) les dictées de Pivot, les dictées de Courot. J’ai également lu quelques textes dans différents domaines (socio, philo, biologie..), que j’ai résumés aussitôt pour l’épreuve de compréhension de texte… sans toutefois y passer trop de temps.

Je pense qu’un travail avec un bon dictionnaire des synonymes aurait pu aussi être profitable pour l’épreuve de vocabulaire.

J’ai acheté un Vuibert qui ne m’a servi à rien et récupéré quelques annales de Paris sur internet

J’ai commencé par répondre aux questions dont le coef était le plus important et fini par la compréhension de texte, qui est longue et dont le coefficient est insignifiant (note de la webmastrice : je nuance ce point, puisque dans mon cas c’est mon super résultat en compréhension de texte qui a fait la différence pour mon admissibilité ! ;)).

Pour l’oral, j’ai travaillé au moins une heure par jour pendant 15 jours avant l’examen.

-logatomes répétés à l’endroit/ à l’envers;

-phrases entendues une fois et répétées à l’endroit/ à l’envers;

-lecture à voix haute d’articles de natures et de tailles différentes puis résumé oral (articles essentiellement tirés de revues de vulgarisation scientifique);

-parties de “Grand Memory” (n’existe plus dans le commerce en France).

-Et une bonne hygiène de vie (un peu inhabituel chez moi): alimentation équilibrée, sommeil, et sport y compris le matin de l’oral, idéal pour déstresser.

 

Noëlle

Convoquée à 8h. On m’a appelée vers 8h20, et je suis rentrée dans la salle à 8h30 environ. Le jury était composé de 2 femmes, très sympathiques. Elles m’ont invitée à m’asseoir (sur une chaise de dentiste). L’une d’entre elle prenait des notes pendant tout l’entretien, l’autre me parlait et prenait des notes occasionnellement. Elles se montraient parfois des choses sur leurs feuilles, peut être pour signaler certaines de mes erreurs. Elles étaient souriantes et aimables pendant toute la durée de l’examen.

L’orthophoniste qui parlait a commencé par me demander mon âge et quel bac j’avais passé. Elle m’a demandé si j’avais un an d’avance (je n’ai que 18 ans, mais je suis de fin d’année). Elle m’a ensuite posé la question (sur le rapport entre mon parcours et l’orthophonie, avec comparaisons avec métier paramédical et métier du commerce). Dans la première partie de la question je n’ai pas du tout réussi à retrouver mes idées pourtant préparées et appropriées, j’ai simplement évoqué mon attrait pour la communication et le français, et le soin, rien qui ne me mette vraiment en valeur. J’ai ensuite comparé aux métiers de kiné et professeurs des écoles (j’avais complètement oublié à ce moment là qu’il fallait parler d’un métier du commerce…). Sur le coup je ne me suis rendue compte de rien, ce qui m’a permis de continuer l’oral détendue, mais en sortant j’étais très déçue car consciente de n’avoir dit que des platitudes, plus un petit hors sujet…

Nous sommes ensuite passé à la rétention, 4 mots à restituer en fin d’entretien (ça a marché ! aphte, croquette, mélisse et tandem), puis des phrases dont il fallait répéter les derniers mots. Je n’ai pas très bien réussi cet exercice (peut-être trop concentrée sur les 4 mots à retenir…). Au début il n’y avait que 3 phrases, ça a été, mais ensuite 4,5 et 6, il m’en manquait toujours, parfois même 2 ou 3. Il y avait ensuite des mots un peu longs et des logatomes (de plus en plus longs) à répéter un par un, je pense que j’ai réussi.

Au niveau du vocabulaire, les mots étaient : cithare, fanon, isotope, raglan. Je pense avoir 4 bonnes orthographes, 3 phrases d’exemple qui fonctionnent, mais seulement 2 définitions (+ une étymologie, iso=même, je ne sais pas si ça peut être utile…).

Puis le texte, une citation était en ancien français mais on ne l’apprenait qu’après, du coup au moment j’étais un peu déstabilisée et je ne savais pas comment la lire. Je pense avoir bien lu le reste du texte. J’ai eu un temps de relecture pendant lequel le jury n’a quasiment pas fait de bruit. Il fallait que je dégage la problématique et que je donne un titre, je ne savais pas exactement ce qui était attendu donc j’ai dit le thème du texte avec un résumé assez bref, et j’ai donné un titre assez “bateau”.

Puis la dictée, sur le thème de l’équitation, quelques mots inconnus, des accords de couleurs,… J’ai accordé pupilles (pour enfants) au féminin, mais je ne pourrais pas dire quelles autres erreurs j’ai faites, il y en avait sans doutes quelques unes (je fais généralement pas mal de fautes en dictée). La dame qui dictait avait l’air de trouver l’exercice difficile quand elle m’a dit les consignes, elle dictait donc assez lentement et des morceaux de phrases pas trop longs.

Pour finir elles m’ont demandé si j’avais passé et réussi d’autres écrits, j’ai dit que oui mais que je souhaitais vraiment réussir Paris. Elles m’ont alors demandé si j’étais parisienne, et m’ont dit qu’elles espéraient que ça serait bon pour moi.

Voilà il me semble que c’est tout ! J’ai finalement obtenu 68/100 à l’oral, et j’ai été 115e ex aequo au classement général (j’avais été bien classée à l’écrit). Je ne sais pas vraiment ce qui m’a permis d’obtenir cette note alors que je pensais vraiment avoir raté… Mais c’est une excellente chose =)

Bon courage à toutes, ça en vaut la peine !

 

Nathalie

L’oral a duré 30 minutes. Les jury étaient très gentils, très encourageants.

Ils ont commencé par me demander mon âge et quel bac j’avais passé, puis ils m’ont posé une question “qu’est-ce que le langage oral?” et je n’avais pas le droit d’utiliser dans ma réponse les mots “verbaliser”, “communiquer” et un autre.

Ensuite ils m’ont donné les 4 mots à répéter immédiatement puis à restituer à la fin de l’entretien ( classeur, banjo, index, échevin)

Puis j’ai eu un exercice inattendu : ils me lisaient plusieurs petites phrases (au début 4, puis 5, 6…) et je devais retenir le dernier mot de chaque phrase puis les répéter dans n’importe quel ordre mais sans commencer par celui de la dernière phrase.

Par exemple : Les élèves sont dans la classe. Les oiseaux picorent les graines sur les chemins. Les arbres sont blancs en hiver.

il fallait restituer classe, chemins et hiver mais sans dire hiver en premier.

Ensuite ils m’ont lu des mots et des logatomes, qu’il fallait répéter immédiatement.

Puis ils m’ont donné un texte d’une page qu’il fallait lire, résumer et titrer. Ils m’ont laissé du temps pour la relecture (en fait, ils ne m’ont pas stoppée, ils attendaient que je finisse de relire, donc j’ai pris du temps pour bien comprendre le texte)

Petite surprise : ils ont repris le texte et il fallait faire le résumé sans support. Mais ça s’est bien passé parce que le texte était assez simple (il parlait d’une étude faite sur les bébés, on leur avait fait passer des IRM pour étudier l’acquisition du langage)

Ensuite le vocabulaire : 5 mots à épeler, définir et à employer dans une phrase. Quand je ne connaissais pas un mot, ils m’encourageaient à essayer une définition et une phrase quand même.

Ensuite, la dictée : un texte d’environ une page. Pas de relecture.

Après cela, ils m’ont demandé :

-l’année de mon bac

-si j’avais fait une prépa et à quel endroit

-si j’avais passé d’autres concours

-depuis quand je voulais être orthophoniste (quand j’ai parlé de mon “stage” ils m’ont dit que normalement c’était interdit… mais apparemment ils n’en tiennent pas compte puisqu’ils m’ont dit ensuite que j’avais eu de la chance de pouvoir en faire un malgré cela)

-quelles sont les qualités nécessaires pour l’exercice du métier ?

-quels peuvent être les inconvénients du métier ?

Juste avant de partir, ils m’ont demandé les 4 mots du début.

 

Julie

Alors voilà pour mon témoignage, j’avais écrit quelques petits trucs en sortant, parce que je voulais pas oublier ce passage capital :).

Paris était mon premier oral. Je n’avais alors pas de point de comparaison, mais ayant passé d’autres oraux par la suite, je peux dire qu’il est vraiment à part et diffère beaucoup des autres villes ! Il s’agit d’un oral très technique! Les motivations sont peu voire pas abordées, et les exercices très présents. Et je crois qu’il ne change pas beaucoup d’année en année, les épreuves me semblent rester à peu de choses près les mêmes, d’après ce que j’ai pu lire des oraux des années précédentes (oui, les témoignages d’autres étudiantes ont été un vrai trésor pour moi après avoir découvert que j’allais y passer, et j’essaie de faire pareil pour les suivants)

Tout d’abord, ils m’ont demandé de me présenter rapidement (âge, bac..) (vraiment rapidement !) (ah pour ceux que ça

intéresserait, j’avais 18 ans lorsque j’ai passé l’oral et j’avais fait bac S suivi d’une année de prépa) puis ils ont tout de suite enchaîné par une question sur l’orthophonie : j’ai eu droit à “en quoi l’entourage et les proches ont leur rôle à jouer dans une rééducation ? Expliquez comment ils peuvent être un obstacle ou au contraire aider à la rééducation. Réfléchissez bien avant de répondre”.

Et ben.. certes il y avait matière à parler, mais je n’ai pas été au top… J’ai dû redonner au moins 3 fois les mêmes idées voire LA même idée et avec le peu de temps de réflexion, je n’ai pas été contente de ma réponse. Cette question technique sur le métier, on y a tous eu droit comme mise en bouche de l’entretien.

Ensuite, ils m’ont donné quatre mots que je devais répéter une fois les dits-mots donnés, puis je devais les redire à la toute fin de l’entretien, après tous les exercices. Donc ne pas les perdre au cours des exercices. Jolie gymnastique mentale! Pour ma part, j’ai essayé de faire tout de suite dans ma tête une phrase idiote (oui il faut le dire) avec ces quatre mots, j’avais peur de me perdre en les répétant à la suite. (mais ça, c’est comme vous voulez!) Je ne me rappelle que de Baignoire comme mot… mais comme ce n’est pas à définir, ça n’a pas beaucoup d’importance pour vous. Les mots n’étaient pas très compliqués et assez courants (sauf un que j’ai dû faire rentrer de force)

Puis début des exercices : on commence par un exercice de vocabulaire. Le jury donne un mot, on doit l’épeler, le définir puis le placer dans une phrase. Il nous est précisé que si l’on ne connaît pas un mot, il faut quand même tenter un exemple et faire une phrase, que ça pouvait tomber juste. Les mots… pas évidents!! Il faut vraiment travailler son vocabulaire avant.

Comme j’avais eu à ma connaissance quelques-uns des mots qui avaient été demandé les années d’avant, j’ai vu que un

ou deux revenaient de temps en temps et j’ai donc choisi de me faire des fiches avec tous les mots de vocabulaire que je trouvais dans les témoignages d’oraux (avec petite définition, exemple, synonyme et antonyme sur mes fiches).

Et ben ça a pas loupé ! Sur les quatre mots demandés, j’en ai retrouvé deux que je connaissais ! (grâce à mes fiches).

Les deux autres, j’ai tenté quelque chose ! De très faux j’en suis sûre, et ça se voyait sur ma tête je pense, mais j’ai essayé d’au moins jouer la cohérence avec l’exemple. Deux mots sur quatre, je pense que je peux remercier les filles qui ont témoigné avant moi ! Les mots que j’ai eus : déréliction, casanéi, érubescent, faconde.

Ensuite, le jury m’a lu une série de phrases et je devais isoler les derniers mots de chaque phrase et les redonner tous dans l’ordre que je voulais, mais sans commencer par le dernier entendu. Ca commençait par 3 phrases, puis 4, puis 5.. jusqu’à 6 je crois.

Puis ils m’ont dit de bien écouter des couples de mots/logatomes et je devais les répéter.

Ça a été un massacre pour moi … Les mots ça allait, j’arrivais à les redonner mais les logatomes.. HUM. Pourtant je m’étais entraînée mais je n’avais pas pensé que si le logatome a le malheur de nous échapper une seconde, c’est très compliqué de le retrouver… parce qu’on ne peut se raccrocher sur rien quand on a pas d’indication de sens ou de mot connu. Après coup, je me dis que j’aurais dû beaucoup plus répéter dans ma tête le logatome, et que le mot connu aurait eu moins de mal à me revenir.

J’ai ensuite eu à lire un texte à voix haute, puis j’ai eu 5 minutes à peine le texte sous les yeux et je devais le résumer à l’oral (texte repris par le jury pendant le résumé !), en prenant soin de lui donner un titre.

J’ai conclu par une dictée. Belle gaffe de ma part, j’avais lu et entendu pendant ma prépa que si on avait une dictée, le jury regardait notre manière de tenir le stylo. Or je le tiens pas “naturellement”, mais alors pas du tout ! Tout sauf de manière orthodoxe ! Du coup, j’ai essayé pendant toute la dictée de le tenir “comme il se doit”, au détriment de mon écriture qui était du coup… beaucoup moins soignée. Ca me gênait de leur rendre une copie un peu brouillon, alors j’ai fini par leur dire que j’avais essayé de tenir correctement mon stylo parce que j’avais conscience que je ne le tenais pas comme il fallait et là ils m’ont dit : “ah ? Montrez-nous comment vous le tenez habituellement !” Ce que j’ai fait. Et j’ai beau le tenir d’une manière très très particulière, ils m’ont rétorqué “oh mais vous savez, ça ne nous aurait pas du tout dérangés !”. Bon… Je me suis alors excusée pour la présentation de ma copie.

J’ai redonné les quatre mots et voilà.

Ils m’ont ensuite dit que je pouvais partir, sans plus de question.

Ah, il manque un détail, ça n’aurait pas été drôle…

Une fois soulagée que la fin de l’oral soit arrivée, et plutôt satisfaite d’avoir sauvé les meubles, ils m’ont dit la

phrase terrible : “pendant votre oral, nous avons remarqué que vous aviez un léger problème de déglutition”

(alors là je vous explique même pas tout ce qu’il s’est passé dans ma tête ! J’ai fait la relation logique : problème phono-articulatoire relevé à l’oral = élimination directe du candidat (indiqué sur certaines fiches de concours!))

Alors à ce moment, je me suis décomposée ! Et a vrai dire, j’ai fondu en larmes (bon je ne suis pas très fière de ça, mais je le dis pour rassurer un peu à l’avance ceux qui pourraient entendre cette phrase parce que si j’avais su qu’on pouvait être pris même avec un trouble de la déglutition, j’aurais réagi bien différemment!)

Mais j’ai craqué parce que pour moi ça voulait dire “bye-bye Paris, tout ça pour rien, l’oral à l’eau ! Et bye-bye tous les concours aussi !”.

Et ben nan apparemment ! Ils ont vu que j’étais déconfite et ils ont été très gentils ! Ils m’ont expliqué que ça n’avait rien d’éliminatoire et que si j’étais prise tout de même, j’aurais une rééducation à faire avant ou pendant les 4 ans, que ce n’était pas une grosse rééducation et que ça se faisait assez bien en général. Et aussi qu’ils me le disaient maintenant pas pour m’effrayer, mais parce que ça allait être indiqué dans la lettre de résultats que j’allais recevoir donc qu’ils ne voulaient pas que je sois étonnée.

Donc là, rassurée! J’ai réussi à retrouver quelques mots et je leur ai dit que j’allais commencer une rééducation dès que je serai rentrée chez moi. Ils m’ont congédiée et je leur ai dit avant de partir que j’étais désolée d’avoir craqué, que je n’aurais pas dû.. et en les remerciant de m’avoir écoutée. Voilà pour mon oral !

Je suis vraiment allée dans les détails, et j’ai essayé d’être le plus précise possible, on ne sait jamais, ça peut aider !

Je pense que c’était important de parler du problème de déglutition et de la légère crise qui a suivi, juste pour ceux qui s’inquiètent : j’avais pas de très bonnes “circonstances” (problème souligné lors de l’oral, craquage donc pas gestion de l’émotion) et ça ne m’a pas été fatal !

J’espère avoir pu en aider certain(e)s. Bon courage à tout le monde ! Je vous souhaite d’avoir ce concours !

 

Arnaud

Attente dans le couloir, une femme d’une trentaine d’années ouvre la porte de la salle d’examen n°7 et appelle, une enveloppe kraft à la main portant mon nom : « Arnaud DANNAPPE ? ».

Montée de stress, grande respiration, et de m’entendre répondre avec dynamisme : « Oui, c’est moi, bonjour ! »

J’entre à sa suite dans la pièce exiguë, adresse un « bonjour » enthousiaste à la dame déjà assise qui sera le deuxième membre de ce petit jury et demande à poser mes affaires, ce qu’on m’autorise à faire. La dame assise en face de moi, une table longue nous séparant, m’invite alors à m’asseoir après m’avoir dit simplement mais avec un sourire poli : « Bonjour, asseyez-vous.».,

Je laisse le passage à la dame qui m’a accueilli à l’entrée de la salle, pose ma veste sur le dossier de la chaise et m’assieds. Nous attaquons d’emblée l’entretien :« Bonjour, alors vous êtes un candidat masculin, c’est plutôt rare ! Allons-y, la fiche ! »

La dame n°1, blonde et vive, me demande alors d’épeler mon nom dans le but de remplir une fiche de renseignements. Sa collègue de jury, dame n°2, la regarde et lui signale gentiment qu’elles ont déjà ces informations. La dame sourit en se reprenant, et dit : « Ah oui, c’est vrai. ».

4 mots me sont donnés (que je sais par préparation devoir restituer à un moment de l’examen) :

GUIDON – GLOSSAIRE – REGAL – MOKA.

La question est alors posée : « Comment un patient pourrait-il ne pas s’investir dans sa rééducation et comment réagiriez-vous ? »

Réponse : “Un patient peut ne pas s’investir dans sa rééducation pour des raisons essentiellement psychologiques. En effet un patient peut-être victime d’exclusion sociale à cause du handicap plus ou moins lourd causé par sa pathologie ou son trouble, de la voix, du langage ou encore de la parole. Cet état de fait peut alors l’amener à adopter une attitude de refus de sa maladie, appelé déni, qui va l’empêcher de s’investir, consciemment ou non, pleinement dans sa rééducation. Un orthophoniste a besoin, pour rééduquer de son mieux un patient, d’avoir une pleine et entière adhésion de ce dernier à sa rééducation. Ce refus de s’investir peut aussi être pathologique, dans le cas de l’anosognosie des suites d’une aphasie par exemple, je ne sais pas trop. Il faut alors distinguer cette sorte de déni involontaire où le patient n’est simplement pas en mesure d’être bien conscient de son trouble du déni « psychologique ». Enfin l’entourage, proches et/ou amis du patient peut/peuvent exercer une sorte de pression indirecte sur le patient par son/leur refus de reconnaître que le patient est atteint d’un trouble relevant de l’orthophonie. Il s’agit alors d’un déni de l’entourage, qu’il faudra convaincre pour mener à bien la rééducation du patient. Le refus de s’investir dans sa rééducation de la part du patient peut simplement provenir d’un manque de confiance de celui-ci en son orthophoniste, élément clé de la bonne mise en œuvre d’une rééducation. Il faudra alors faire en sorte de renforcer, de rétablir ou de créer ce lien de confiance. Enfin il s’agit surtout d’adapter son support de rééducation, de s’adapter soi-même en tant qu’orthophoniste au patient selon sa personnalité et ses affinités avec telle ou telle méthode de rééducation. Eventuellement, l’orthophoniste pourra orienter le patient, en dernier recours, vers un collègue qu’il juge plus compétent pour mener à bien sa rééducation ou faire appel à d’autres disciplines paramédicales s’il le juge nécessaire (psychologue, psychomotricien).”

S’ensuivent quelques exercices :

Répétition de mots et logatomes

Définition de mots : Collusion, Munificence, Raout, Enjoindre, Malot/Mâlot

Rétention de mots de fin de phrase, 4 mots pour 4 phrases, etc jusqu’à 6 mots.

Lecture à voix haute d’un texte, le résumer et lui donner un titre ;

Texte sur la définition de l’amnésie, didactique, assez aisé d’accès, un paragraphe était organisé en 3 parties numérotées.

Dictée, sans doute une compilation de phrases issues des dictées de Bernard Pivot, quelques mots me reviennent en mémoire : « nabuchodonosor millésimé », « en pyrématique de pain grillé » ?…

J’ai bien fouillé dans ma mémoire, mais je n’ai pas pu retrouver davantage d’éléments, il faut dire que tout se passe très vite et qu’il

est difficile de prendre du recul par rapport à ce genre d’oral où les différents exercices s’enchaînent sans discontinuer. Cependant j’ai pu restituer mes 4 mots et sur une note personnelle je pense ne m’en être pas trop mal tiré.

 

Laure

Je vais essayer dans ce message d’être le plus précise possible, voici mon oral :

Inutile de préciser que j’avais fait un bel effort vestimentaire pour l’occasion (jupe, chemise, talons hauts et manucure très sobre).

Avant l’entretien, dans la salle d’attente une jeune fille de première année faisant partie de l’APEO a expliqué à quelques filles, dont moi, que ce qui importait c’était l’attitude, qu’il fallait rester souriant et à l’aise et que tout allait bien se passer (plus facile à dire qu’à faire !).

On m’a fait émarger et on a pris mon diagramme auditif et puis on m’a guidée au deuxième étage où était mon jury. Une femme s’est présentée à la porte, à demandé “Laure Mazzolini” et j’ai dit bien fort “c’est moi !” en m’approchant et en souriant. J’ai pénétré dans la salle, le jury était composé d’un homme et une femme tout deux orthophonistes qui se sont présentés.
J’étais installée sur un bureau, la femme était face à moi et l’homme légèrement sur le côté. Durant presque tout l’entretien par la suite c’est la femme qui m’a posé les questions, l’homme étant affalé dans sa chaise avec une impression de profond ennui.

Avant même de m’inviter à m’asseoir l’homme m’a demandé ma convocation et ma carte d’identité puis mon âge et la série de mon bac. J’ai précisé de moi-même que j’avais fait une école préparatoire sur Toulouse.

Je me suis ensuite installée et la femme m’a expliqué qu’elle allait tout d’abord me poser une question. Je ne m’en souviens plus car je ne l’ai pas bien comprise mais elle ressemblait un peu à : « Selon Pascal, il faut faire un métier qui nous plaît. Expliquez le et faites un lien avec les valeurs morales dans l’orthophonie ».

Il va sans dire que je me suis perdue tout de suite, je l’ai regardée sans savoir que dire pendant 5 à 6 secondes puis j’ai commencé par parler du fait que, oui, il faut faire un métier qui nous plaît car c’est pour la vie. J’en enchaîné en expliquant ce qui me plaisait dans ce métier en parlant de la façon dont je l’ai connu. J’ai insisté sur le fait que j’étais attirée par le fait que c’était une profession de soin et que j’aimais les valeurs que cela impliquait. J’ai parlé de la notion d’aide puis ayant complètement perdu le fil de ce que je disais et la nature de la question, je me suis tue … et j’ai souri ! J’ai alors vraiment eu l’impression d’avoir répondu à côté de la plaque mais je suis restée calme.

Elle a attendu un peu puis m’a dit qu’on allait passer aux exercices techniques.

Elle m’a dicté les quatre mots à répéter et à restituer en fin d’entretien. Je me souviens de « origami » et « dynamo » les autres étaient trop abstraits pour que je m’en fasse une représentation concrète et je les ai presque immédiatement oubliés.

Ensuite elle m’a dicté des logatomes et des mots existants de 3 ou 4 syllabes en alternant logatome et mot compliqué. Je devais les répéter après elle. Les mots restaient simples à répéter mais les logatomes étaient de plus en plus longs (jusqu’à 7 ou 8 syllabes). En les disant elle détachait bien toutes les syllabes et laissant une pause entre elles ce qui a rendu l’exercice plus difficile, je pense. Je n’ai pas eu de problème avec cet exercice que je crois avoir parfaitement réussi. Je me rappelle juste que durant cet exercice ils ont échangé des regards puis l’homme a dit « ça doit être l’accent » (je pense qu’avoir précisé que je venais de Toulouse m’a évité de perdre quelques points). La femme a conclu par un « Très bien » et on est passés à l’exercice suivant.

Elle m’a alors expliqué qu’elle allait me dicter des phrases et que j’allais devoir retenir seulement le dernier mot de celles-ci puis que j’allais les lui restituer tous à la fin de sa dictée en évitant de commencer par le dernier. Elle a donc commencé par me dicter 4 phrases en augmentant jusqu’à 7 ou 8 phrases. Là aussi je n’ai pas eu de problème, sauf pour la dernière série où j’en ai oublié un. Je lui ai quand même précisé à la dernière restitution que je savais que j’en avais oublié un. J’ai toujours restitué les mots dans l’ordre même si ce n’était pas obligatoire.

Exercice suivant : la femme m’explique qu’elle va me donner 5 mots que je vais devoir épeler, définir et employer dans une phrase (selon le même procédé qu’on avait travaillé en oraux blanc). Les mots étaient « échalas», « naïade », « sybarite », « sibyllin » et je ne me rappelle plus du dernier. J’ai toujours bien épelé, je me suis trompée dans la définition de sybarite et du mot dont je ne me souviens plus. Je me suis efforcée de faire des phrases d’exemple complexes qui représentaient bien le mot défini. Par exemple pour « naïade » ma phrase était exactement « Cette jeune fille qui se baigne dans la rivière est si gracieuse qu’elle ressemble à une naïade ». Ils n’ont jamais commenté mes phrases, ni mes définitions et se sont contentés de m’écouter et me donner les mots.

Ensuite elle m’a donné un texte que je devais lire à voix haute, relire dans ma tête, cacher, titrer et résumer. Le texte était sur Alzheimer et je ne l’ai pas aimé du tout. Avec le stress j’ai lu assez vite et je me rappelle avoir soupiré malgré moi vers la fin de la lecture. Ensuite ils m’ont laissé le temps de relire en parlant un tout petit peu à voix basse mais nullement dans l’intention de me déstabiliser comme ça a pu être fait les années précédentes. Là ça a été la catastrophe, mon titre était long, sans accroche, je n’ai pas réussi à résumer malgré le fait qu’elle ait essayé de me poser une question pour me faire rebondir mais je lui ai avoué que je n’arrivais pas à me rappeler.

On a terminé par la dictée. C’est l’homme qui me l’a lue. Il y avait beaucoup de participes passés compliqués et aussi des mots pièges comme « réveille-matin » que je savais écrire. Je n’ai pas fait très attention parce qu’il allait assez vite et que je doutais de tout. Je lui ai rendu la feuille avec l’impression d’avoir au moins 50 fautes mais toujours en souriant !

La femme m’a alors demandé de lui restituer les 4 mots du début et je ne me suis rappelée que d’ «origami ».

Ensuite ils m’ont dit que c’était terminé et m’ont expédiée à la porte en moins de 10 secondes !

Je n’ai pas eu l’impression d’avoir réussi mon entretien et le fait d’avoir fini par trois épreuves où je ne m’en suis pas sortie m’a fait perdre espoir.

Finalement quand j’ai eu mon admission j’ai vu que j’avais eu 73.5/100 à l’oral, presque 15/20 ce que j’ai trouvé énorme compte tenu de l’oral très moyen que j’avais fait.

J’imagine après coup que c’est le fait que j’ai été très à l’aise, toujours souriante et agréable qui leur a plu. De plus j’ai ouï-dire sur le forum que le fait de parler de ses motivations était valorisé.  N’ayant presque pas compris la question initiale j’ai meublé avec mes motivation et ça a peut-être été bien vu.


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