Témoignages 2016

CharlotteLénaïgMarionSoniaPhilippeNaouelCandiceLucie

Charlotte – admise sur Liste principale

Je m’appelle Charlotte, j’ai 26 ans et après une diplôme d’ingénieur j’ai fait le choix de me réorienter vers l’orthophonie. Après 7 mois de prépa et 9 concours passés j’ai eu l’immense bonheur de découvrir mon admissibilité à Paris. J’étais convoquée à 16h50 pour un passage à 17h20 avec le jury 11. J’ai appris ce jour-là que je faisais partie de la dernière vague de candidats de la journée. J’ai attendu 15 bonnes minutes, en papotant avec la sympathique candidate du jury d’en face, ça permet de limiter la montée en pression 🙂 !

Un femme souriante m’a finalement invité à entrer. J’ai alors pris place face à elle et une autre femme, plus neutre. Après avoir demandé ma convocation et la série de mon bac nous avons entamé les exercices : écrire, corriger, retenir, définir… les exercices étaient plus ou moins compliqués, je n’ai pas tout compris ni tout réussi. Après tout cela les deux femmes qui s’étaient montré très agréables tout au long de l’oral ont voulu vérifier ma déglutition et mon articulation, elles entendaient parfois mes “s” grossis…je ne voyais pas trop ce qu’elles voulaient dire, on ne m’avait jamais fait la remarque auparavant (ni même à l’oral de Caen la semaine passée)…. Elles ont fini par appeler une 3eme femme qui a confirmé leur doute mais m’a dit que j’avais de la “chance” car comme cela n’était pas systématique ce n’était pas éliminatoire !!! Mon sang n’a fait qu’un tour… Je suis sortie très mitigée, à deux doigts d’être effondrée par la mauvaise surprise du problème articulatoire (une bonne douche froide) mais malgré tout avec le sentiment d’avoir eu un bon contact avec le jury, et puis une partie exercice avec du “pas mal”…et du “plus mal” 😀 (mais ça je suppose que c’est pour tout le monde pareil).

Voila pour ce qui est de mon cas 🙂

Lénaïg – 8ème  sur LP

J’ai 40 ans, mariée avec 2 enfants en bas âge et un travail à 4/5e. J’ai préparé les concours seule, le soir (2 ou 3 heures chaque soir), le mercredi toute la journée et le week-end quand mon mari pouvait s’occuper des enfants. C’est donc possible, si on est un peu motivée ! (j’ai commencé ma préparation en octobre). Je vous mets le détail de ma préparation à l ‘écrit et à l’oral, car j’ai beaucoup cherché ça sur Internet !
La préparation de l’écrit
J’ai commencé par appeler des étudiantes qui avaient réussi le concours. Elles m’ont donné de précieux conseils et une liste de courses des livres indispensables.
Je me suis fait un planning de plus en plus précis sur Excel, d’abord par mois, puis par semaine, puis par jour à un mois du concours…
J’ai utilisé le petit Grévisse, les indispensables Vuibert orthographe et vocabulaire (j’ai fait tous les exercices). J’ai aussi cherché des bouquins dans les bibliothèques municipales. Le livre de la collection de B Pivot “500 fautes d’orthographe à ne pas commettre” est très utile. Enfin, pour les épreuves logiques, le bouquin d’annales Vuibert est très bien, et j’ai aussi emprunté un tas d’autres livres de tests psychotechniques à la bibliothèque.
Côté internet, le site QCM+ est pour moi indispensable pour vérifier qu’on maîtrise les règles d’orthographe ou de grammaire et pour se situer par rapport aux autres grâce aux concours blancs du week-end. J’ai aussi beaucoup lu le blog du Projet Voltaire, qui donne beaucoup de trucs pour comprendre les règles d’orthographe et de grammaire. Et bien sûr, les témoignages sur les sites des écoles d’ortho et les annales trouvées sur internet !
J’ai commencé par la grammaire, pour que les règles deviennent des automatismes. J’aurais dû commencer un peu plus tôt le vocabulaire, car la première partie du Vuibert est super longue à travailler ! Pour les épreuves logiques, j’ai eu la tentation de ne pas trop travailler, car le coefficient de cette épreuve était faible. Heureusement, je préparais aussi le concours de Lyon, où il faut avoir la moyenne à cette épreuve… j’ai donc dû me faire violence et reprendre les bases des équations et des probas… J’ai beaucoup souffert sur ces exercices de logique, mais c’est vraiment un sujet sur lequel le travail paie car ce sont toujours les mêmes types de raisonnement qui reviennent. J’ai aussi cherché des énigmes et petits problèmes sur Internet. Mon mari m’a bien aidée sur ces sujets. Et ça vaut le coup, je pense, de se faire expliquer les exercices récurrents si on ne les maîtrise pas bien.
J’ai passé le concours de Lyon un mois avant celui de Paris et – ô joie – il y avait des exercices que j’avais déjà faits ! ça m’a donc encouragée pour continuer à bien bosser ce sujet.
Petit conseil : j’aurais dû faire plus d’annales de Paris dès le tout début de ma préparation, pour cibler exactement ce qui est attendu et la préparation adaptée. J’ai eu tendance à vouloir les “garder” pour quand je maîtriserais bien les règles. Mais en fait, on peut très bien faire deux fois les annales !
Le déroulé de l’écrit
Surprise, cette année, il y avait 15 questions en plus que les autres années : dont 10 questions de logique au lieu de 5 ! (Conclusion : ne jamais faire d’impasses !)
Pour moi, le secret de l’écrit réside dans la gestion du temps. J’avais beaucoup réfléchi avant sur le temps que je devais passer à chaque épreuve, en fonction de mes points forts, de ce qui risque de me faire bloquer ou pas, etc. J’ai rapidement recalculé mon timing avec les 15 questions, et j’ai eu le temps de tout finir.  Ma stratégie était de commencer par l’orth/grammaire : c’est classique et automatique, et je m’étais entraînée à aller assez vite. Puis le vocabulaire. Puis les épreuves logiques (je m’étais donné un maximum de 15 minutes, car je sais que je peux être lente sur certaines questions). Et en dernier l’épreuve de compréhension de texte, où il faut se garder 45 min je pense.
Autre conseil pour l’écrit : prendre le temps d’analyser tous les énoncés d’une partie avant de foncer (distinguer QRM/QRU, synonymes, antonymes…) pour éviter de se tromper.
L’attente des résultats est horrible, d’autant que c’est le premier résultat qu’on a : je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Enfin, ça y est, la liste est publiée sur Facebook : youpi, j’y suis !!!
La préparation de l’oral
J’avais encore l’écrit de Lille à passer, mais j’avais du mal à me concentrer. J’ai donc choisi de travailler ce qui pouvait servir à la fois pour l’écrit de Lille et l’oral de Paris : le vocabulaire et des textes à corriger.
Passé l’écrit de Lille, je me suis attaquée sérieusement à la préparation de l’oral. J’ai décortiqué les témoignages des oraux sur le site de l’APEO, pour bien organiser mon planning de travail. (Encore un fichier excel, avec pour chaque jour la liste des matières à travailler, et un objectif par semaine)
– Pour préparer la question à répondre en 4 minutes : J’ai lu et mis en fiche le Vuibert sur l’oral et emprunté des bouquins sur le métier d’orthophonie à la bibliothèque (c’est agréable de se projeter dans le métier !) j’ai aussi lu Sciences humaines sur le langage et l’enfant, et acheté un Cerveau & Psycho sur l’orthophonie.

J’ai fait des fiches sur les sujets plus ou moins proches de l’ortho, en relisant tout mon stock de Sciences humaines et en empruntant des magazines sur les sujets de type Alzheimer…
Je me suis enregistrée sur téléphone les sujets des années précédentes et je me suis chronométrée. Une fois je faisais un hors sujet, une fois je faisais une grosse faute d’orthographe, une fois j’oubliais une partie de la consigne… mais rapidement, ça s’améliore.
– Pour la rétention. J’ai découvert que j’étais bien nulle en exercice de rétention… et que ça n’amusait pas mon mari de m’entraîner tous les soirs. Je n’arrivais pas du tout à répéter 2 mots et 2 dates même immédiatement après. J’ai donc enregistré moi-même des exercices sur mon téléphone, que je faisais dans le métro avec des oreillettes, ou le soir. A force d’en faire, c’est vrai qu’on progresse, mais c’est laborieux… J’en ai fait environ une heure par jour dans le métro + quelques séances intensives le mercredi. A l’approche du concours, je n’en pouvais plus. Petit conseil : il est préférable de varier le rythme et les voix dans les exercices. Moi, je m’étais trop habituée à ma voix et à mon rythme, ce qui m’a perturbée le jour J.
J’étais hyper angoissée par ce sujet. Heureusement, j’ai contacté des “reconvertis” de 1er année. Ils m’ont raconté leurs oraux et ceux des autres personnes de la promo. Personne ne réussit tous les exercices de rétention : ça m’a bien fait relativiser les choses. J’allais mieux après !
– Pour le vocabulaire. J’ai revu tous mes répertoires de vocabulaire faits pour l’oral, relu “100 mots à sauver” et “100 expressions à sauver” de B Pivot, exploité le site de mots un peu rares http://www.lemotdujour.com/ (ce site m’a sauvé mon oral, car je crois que c’est là que j’ai trouvé “entéléchie” que j’ai eu à définir !!). J’ai aussi traîné sur le site des correcteurs du monde et autres sites avec des mots bizarres. J’ai aussi cherché un maximum d’expressions. Je me suis entraînée à définir des mots et expressions que je ne connaissais pas. Mais je n’ai pas insisté car je n’avais pas de problème sur ce sujet.
– Textes à corriger. J’ai fait plein de dictées et de courts textes à corriger (grâce au site QCM +). Et j’ai revu les cahiers de grammaire et orthographe que j’avais faits pour l’écrit.
– Résumé. Je me suis entraînée à lire à haute voix des virelangues (merci wikipedia) et des textes de magazines scientifiques. Et à les résumer. Là encore, les progrès sont assez rapides. D’abord on ne respire pas et on bafouille, mais après ça va mieux !
Je me suis aussi entraînée à repérer la structure du texte dans la minute accordée généralement après la lecture à haute voix.
– Motivation. J’ai tenté de répondre par écrit à toutes les questions qui sont dans le Vuibert et travaillé ma présentation et surtout ce qu’il fallait que je dise à tout prix. (étant en reconversion, j’avais plein de choses à dire !) J’ai pris contact et rencontré plusieurs orthophonistes qui travaillent dans des milieux différents, pour les interviewer. C’était l’aspect sympa de la préparation !

Marion – 30ème sur LP

Bonjour, j’étais convoquée le mardi 3 mai à 8h40 (nous sommes convoqués 30 minutes avant notre horaire de passage). A 9h10 j’étais donc devant ma salle, le jury m’a ouvert la porte, il s’agissait d’un homme et d’une femme, assez souriants. Je me suis installée et ils m’ont demandé mon nom, mon prénom, mon âge et ma section de bac (ES).

On a commencé les exercices par le vocabulaire, puis la rétention : la consigne avait changé par rapport aux années précédentes et j’ai été très perturbée !
J’ai ensuite eu une épreuve de correction de texte. Le jury parlait un peu pendant que je devais réfléchir ce qui ne me facilitait pas la tâche…
On a enchaîné sur la mémoire de travail. Les exercices n’étaient pas bien compliqués mais je n’avais pas compris toutes les consignes. L’examinateur a eu la gentillesse de me les réexpliquer avant la fin de l’exercice pour que je ne perde pas tous mes points.
J’ai ensuite eu une épreuve de correction de texte.

L’entretien s’est terminé, ils m’ont demandé si j’avais d’autres oraux, si j’étais en prépa et comment j’avais ressenti l’oral. J’ai quitté la salle soulagée en me disant que j’avais fait de mon mieux.

Une semaine après les résultats sont tombés et malgré mes quelques fautes et oublis à l’oral je suis admise à la 30ème place sur liste principale !!!!! Bon courage à toutes et à tous, surtout faites en sorte de ne pas être déstabilisés par le stress et entraînez-vous au maximum !

Sonia – Admise  sur LP

J’étais convoquée à 13h30. Je suis arrivée plutôt en avance et l’APEO nous avait effectivement préparé un beau buffet. Les étudiantes venaient nous parler, c’était très agréable. A 14h, devant ma salle, je commençais un petit peu à stresser…. Sauf qu’au bout de quelques minutes, mon jury est arrivé, composé d’un homme et d’une femme, et l’homme m’a lancé « c’est nouuuuus ! ». Autant vous dire que la pression est tout de suite redescendue ! Ils m’ont fait entrer une minute plus tard, m’ont demandé mon identité (j’ai montré mon permis, ça détend toujours l’atmosphère quand ils découvrent les « nouveaux » formats…), ma convocation, mon bac… L’homme a tout de suite remarqué que j’habitais très près. Un bon point je suppose !  Lui menait l’entretien et la femme notait.

D’abord, j’ai eu le droit au vocabulaire: j’ai fait ce que j’ai pu… Mais après vérification, ils ont bien dû rigoler…

Puis vient la rétention. J’ai eu tout bon à cette séquence, le jury m’a félicitée ! Ouf, ça rattrapera peut-être mon échec précédent.

Vient l’épreuve de résumé de texte. J’avais l’impression de les avoir déçus… Alors ça non, c’était pas possible !! Donc je me suis reprise et là ils m’ont dit que c’était très bien, et avaient l’air vraiment satisfaits. Ouf !

Pour finir, le texte à fautes.  Pas compliqué quand on s’est bien entraîné toute l’année. Sauf que… Il faut faire attention à la consigne !!
Pour finir, ils m’ont demandé mes motivations. J’étais tellement à l’aise que je n’avais aucun stress, et ai pu les leur exposer de la manière la plus vraie possible. Ils avaient l’air de suivre et d’être très intéressés, c’était extrêmement agréable.

De manière générale, je suis vraiment contente de ce jury n°19. J’ai eu la chance d’avoir en face de moi deux personnes humaines, expressives, rassurantes et très élogieuses !!!

Par contre, je n’en suis pas certaine, mais je pense qu’ils avaient pour consigne de nous déstabiliser ! Pendant la question et le texte à fautes, je les sentais s’agiter un peu… Et un moment je crois même que l’homme s’est pris un selfie !! Enfin, j’ai pas trop osé regarder sa pose, mais il a levé son téléphone et tourné horizontalement… J’ai réprimé ma stupéfaction et ai essayé de rester concentrée (même si j’avoue que sur le coup ça a été difficile).

En définitive, je garderai un très bon souvenir de cet entretien, qui s’est achevé sur un bel espoir que m’a donné le jury…  J’ai finalement été admise sur liste principale, et classée 24e.

Le secret de ma réussite en trois règles : 1) ne pas se donner le choix 2) ne pas se (laisser) mettre de bâtons dans les roues ; une petite baisse de moral pour mieux repartir, oui, mais il ne faut pas qu’elle s’éternise… 3) travailler avec amour, ça change la donne.

De mon point de vue, le fait d’envisager l’échec le rendait possible. Alors je me suis imposé l’obtention d’un concours coûte que coûte (= « je veux l’avoir…et je l’aurai »)  et me suis évidemment donné les moyens pour. Testé et approuvé 🙂 .

Philippe – Admis 111ème sur LP

Je vais essayer de rassembler au mieux mes impressions et mes souvenirs !

Je vais insister sur ce qui s’est passé avant l’oral car je pense que pour moi ça a été déterminant :

à savoir, comment rester concentré malgré les aléas rencontrés avant d’entrer dans la salle d’examen ? …

Je suis arrivé à Saint-Marcel assez en avance, 30 minutes avant l’heure de la convocation, et étant très stressé, j’ai préféré prendre un cappuccino en terrasse au café juste en face, car une fois à l’intérieur de la fac je savais que l’attente me ferait transpirer et j’avais peur de paniquer…

Au final je me suis focalisé sur l’amabilité du serveur (ça existe encore !) et sur la qualité du café, puis, 5 minutes seulement avant l’heure d’appel, j’ai inspiré un grand coup et me suis engouffré dans le hall de la fac….

Je me rappelle avoir été très chaleureusement accueilli par trois dames, l’une me disant quelque chose comme “vous êtes notre homme de l’après-midi”, ce qui m’a amusé et a fait un peu baisser la tension ! J’étais convoqué à 16h10, je m’attendais donc à ce qu’il y ait du retard : effectivement, la responsable de l’accueil m’explique que je ne serai pas appelé avant 16h40. Du coup je vais voir l’APEO sur son stand, on papote un peu, les charmantes étudiantes me suggèrent d’aller me détendre sur un fauteuil dans le grand couloir du rez-de-chaussée, non sans avoir enlevé pardessus et pull car oui, j’étais trop chaudement vêtu, et je commençais à suer…. Bref, me voilà en train de faire des exercices de relaxation dans le couloir, j’ai fait aussi pas mal d’étirements, dur dur de chasser la tension…

Et là ça se corse : à 16h35 je retourne dans le hall pour l’appel, on m’explique que j’ai déjà été appelé, et que je suis en retard… la responsable de l’accueil se demandait où j’avais bien pu passer… Bref, une bonne petite frayeur avant qu’on ne me dise que tout va bien, mon tour n’étant pas encore venu… Je prends donc l’ascenseur illico et me précipite devant la porte du jury !

Ensuite, une attente interminable dans le couloir, sans possibilité de s’asseoir, avec 2 autres candidates très tendues qui faisaient les 100 pas, et une atmosphère plutôt confinée, pas de lumière naturelle, bref l’angoisse pour moi. En tout j’ai attendu 50 minutes, sachant que j’ai cru faire un malaise au bout de 30 minutes, avec la nervosité et la chaleur, j’ai senti que j’allais être submergé par l’enjeu si je ne faisais rien…

Ce qui m’a sauvé : des bonbons de chocolat et ma bouteille d’eau, j’ai senti qu’il me fallait un coup de fouet ,et vite! Les dernières quinze minutes d’attente je me suis appuyé sur une porte face à la salle d’examen, et, en fermant les yeux, j’ai tenté de faire le vide, d’oublier ce satané couloir aveugle, j’ai refait quelques exercices de relaxation, et ça plus le chocolat, ça m’a reboosté : j’ai senti la crise d’angoisse s’éloigner ! C’était moins une, car juste après le jury est venu me chercher !

Les deux orthophonistes, un homme et une femme d’une cinquantaine d’années environ, ont été très prévenants avec moi, me mettant à l’aise pour bien prendre le temps de m’installer, et ils étaient souriants, ce qui m’a légèrement détendu. Paradoxalement, j’ai eu l’impression d’être sorti du piège représenté par le couloir… J’avais presque envie de remercier le jury de m’avoir sorti de ce mauvais pas, alors que l’essentiel allait, enfin, se jouer, c’était donc tout de même un peu tôt pour se réjouir, mais j’étais vraiment content d’être là, devant eux, et ils ont senti mon enthousiasme !

La première épreuve m’a paru vraiment difficile : c’était l’épreuve de vocabulaire.

Je ne connaissais aucun mot. J’ai essayé de me dépatouiller, avec un peu d’humour, ce qui a eu l’air de plait au jury.

Du coup, je suis resté confiant pour la suite, même si je savais avoir séché au vocabulaire qui précédait.

Une nouvelle épreuve est apparue cette année. Après que le jury m’a donné la consigne, je me suis précipité et il m’a manqué 30 secondes pour bien comprendre le sens de la consigne. Heureusement pour moi, je n’ai pas réalisé sur le coup que j’étais passé à côté, cela m’est apparu le lendemain… Ca m’a sauvé pour la suite, car je suis resté très confiant et concentré pour les autres exercices !

Concernant la rétention et les logatomes je n’ai pas de souvenir très précis, je me souviens seulement d’avoir buté sur le logatome le plus long, m’excusant auprès du jury et restant concentré pour la suite, je voulais vraiment arriver au bout de l’oral en restant bien positif, après le stress de l’attente dans le couloir… je savais que j’avais vraiment fait de mon mieux vu mon état de tension, tout en restant souriant.

Pour finir, le jury m’a très cordialement demandé de présenter mon parcours, cela a bien duré 5 minutes et j’ai été ravi de pouvoir expliquer mon choix de reconversion professionnelle, à bientôt 40 ans, et après 15 années passées à piloter des projets informatiques chez Peugeot… L’échange a été très humain, je me rappelle avoir ressenti la confiance du jury dans mes aptitudes. J’étais vraiment confiant à la fin de l’épreuve, et beaucoup plus détendu !

Je suis donc sorti de la salle et j’ai rejoint les étudiantes de l’APEO au rez-de-chaussée, toujours aussi adorables, j’ai pu décompresser en racontant mes quelques mésaventures lors de l’oral… J’étais très confiant quant au résultat avant de me rendre compte de mes quelques erreurs, et là grosse inquiétude, j’ai mal dormi pendant deux jours, me demandant si ma prestation serait suffisante…

Conclusion : il est primordial de s’accrocher et de rester focalisé sur les exercices au fur et à mesure de ce qui vient pendant l’oral, on peut très bien rater une question et rebondir sur la suite: c’est ce qui m’est arrivé et au final je suis passé 🙂

En tout cas cela a été un excellent test pour la suite de mon parcours, et en particulier cela m’a donné confiance pour l’oral que je visais en priorité, à savoir celui de Lille, car j’habite sur place !

Naouel – Admise 12ème sur LP

Bonjour à toutes/tous !

J’ai 23 ans et j’ai fait une licence de psychologie avant de tenter les concours que j’ai eus en 2 ans.

Pour ma part l’attente à l’oral n’a pas été trop longue, je suis passée au bout de 10 minutes. Je suis tombée sur un jury plutôt sympa (composé d’un homme et d’une femme) qui m’a mise à l’aise assez vite. En ce qui concerne la préparation, j’ai eu la chance de trouver une acolyte de révision avec qui on a travaillé tous les jours, en simulant des entretiens et en s’interrogeant sur les mots de vocabulaire qu’on ne maîtrisait pas encore. J’ai aussi mis à contribution mon entourage, en leur demandant de m’interroger dès qu’ils en avaient l’occasion, sur des mots de vocabulaire ou sur des tests psychotechniques.

J’avais regardé beaucoup de témoignages pour préparer au mieux cette épreuve et les exercices de cette année étaient à peu près semblables à ceux des années précédentes, à quelques exceptions près. Certaines épreuves m’ont paru très difficiles, car je ne m’étais pas assez entrainée. Je conseille donc vraiment de ne pas mettre un exercice de côté ! Il y a aussi l’épreuve de vocabulaire : c’est très simple je ne connaissais aucun mot et j’ai brodé selon l’étymologie, et le sens qu’ils m’inspiraient.

Mon entretien a duré une bonne demi-heure et à la fin le jury m’a posé pas mal de questions sur mon parcours puisque je ne sortais pas tout juste d’une année de prépa. J’ai eu l’occasion d’y parler de mes motivations et de mes objectifs, ils m’ont semblés très réceptifs et n’ont pas cherché à me piéger.

En sortant de l’épreuve j’étais convaincue que ça n’allait pas passer, donc n’ayez crainte, on est toujours très mauvais en auto-évaluation ! Finalement je suis arrivée 39ème à l’issue des épreuves écrite et 12ème après l’oral.

Ne perdez pas courage, ni confiance en vous, l’épreuve orale se joue aussi clairement sur l’image de confiance qu’on renvoie de soi !

Candice

J’ai 38 ans, 2 enfants âgés de 9 et 6 ans, et je souhaite partager mon expérience « orthophonique »  la veille de mes 1ers partiels J

Après quelques années passées à travailler dans le commerce, puis à m’occuper de mes enfants et de mon foyer, la question d’une reconversion s’est posée, pour s’imposer avec l’orthophonie.

Mais après ces années passées « à l’arrêt », j’avais totalement perdu confiance en moi. La préparation en école me semblait donc être le choix le plus judicieux. Je ressentais à la fois le besoin de m’extraire de chez moi pour trouver la concentration nécessaire à la préparation du concours, et l’envie de rencontrer des gens partageant ce projet. C’est un sacrifice financier que je ne regrette pas car il m’a permis d’accéder à l’école que je visais (Paris) et de créer des liens amicaux qui durent encore.

L’organisation a été laborieuse. Le concours demande un investissement physique et moral important et contraint toute la famille à une adaptation qui peut être difficile. Pour l’écrit, je m’étais imposé un agenda auquel j’ai très peu dérogé. Je partageais mes journées de semaine entre l’école et la bibliothèque, et travaillais de 10 à 18 heures environ. Le week-end, j’essayais de mobiliser entre 3 et 4 heures de travail par jour. Je revoyais et complétais mes fiches, et m’entrainais sur les sites de préparation sur internet, qui me permettaient d’évaluer mon niveau grâce aux concours blancs qui étaient en ligne chaque week-end.

La pression était continuellement présente mais mes efforts ont été récompensés car j’ai été admissible. Malheureusement, le stress m’a dominée le jour de l’oral et m’a empêché de défendre ma place.

Malgré la grande déception, j’ai décidé de retenter le concours, mais en me présentant dans d’autres écoles que Paris afin de limiter la pression sur ce concours. J’ai travaillé avec autant de rigueur, un peu moins de stress, et de nouveau j’ai été admissible. Mais cette fois, la préparation à l’oral s’est faite autant sur la technique que le psychologique ! J’avais un binôme avec lequel nous simulions une épreuve orale de 30 min chaque jour. Nous consacrions également 3 ou 4 heures quotidiennes sur la connaissance de la profession ou divers exercices écrits. Cette préparation fut beaucoup moins stressante car mon expérience précédente m’avait convaincue de l’importance de l’attitude à avoir devant le jury. Selon moi, elle nous permet à la fois d’être plus performante pendant l’épreuve, et est susceptible de donner envie au jury de nous faire intégrer leur école !

J’ai vécu le concours comme un marathon. J’ai donc très tôt dans l’année mis en place cette organisation. Cela m’a évité de me sentir trop en retard dans mes révisions pour le jour J, et a peut-être contribué à amoindrir (un petit peu) le trac. Malgré tout, le sentiment de ne jamais être prête a toujours été présent pour moi et mes amis. C’est important de le savoir pour essayer de le relativiser. Tout le monde est dans ses dispositions à l’approche de l’écrit. Cela fait partie des sentiments désagréables avec lesquels il faudra vivre pendant cette période !

Lucie

Bonjour, je m’appelle Lucie, j’ai 21 ans et je suis étudiante à l’école d’orthophonie de Paris. Après l’obtention de mon bac S au lycée, l’orthophonie était mon seul et unique objectif. Il m’a fallu trois ans de préparation pour obtenir le concours. Ces années ne m’ont pas parues longues au contraire : chaque fois je revenais mieux préparée et encore plus déterminée que l’année précédente. J’ai donc passé le concours de Paris quatre fois en tout si on compte l’année de ma terminale où je suis allée au concours surtout pour voir ce qui m’attendait.

Durant mes deux premières années, mes résultats de Paris étaient toujours les moins bons de mes concours. Je pensais tout simplement que ce concours ne me correspondait pas et je le faisais surtout pour faire plaisir à mes parents et parce que c’est ma ville d’habitation. Je peux donc dire que je n’ai pas préparé Paris aussi intensément que d’autres villes, j’y suis allée détendue et la tête au calme car je savais que, au pire, mon résultat serait en adéquation avec mes deux années précédentes, c’est-à-dire insuffisant pour aller à l’oral.

J’ai surtout préparé ce concours en travaillant d’autres villes, je faisais un travail de vocabulaire très conséquent car je commençais toutes mes révisions par 30min/45min de recherche de vocabulaire avec des mots rencontrés et notés dans un petit carnet au préalable. Cela me permettait de visualiser le mot et sa définition une première fois et de me motiver pour la suite de mes révisions. Mais je savais que ce travail allait payer autant pour Paris que pour d’autres concours.

Pour la partie « français » je ne me suis pas plus inquiétée car je savais qu’elle était complexe pour tout le monde. J’ai refaisait en classe les différents sujets mais je ne les avais pas repris personnellement de peur de m’embrouiller et de perdre du temps. Encore une fois je ne me m’étais aucune pression sur Paris.

Les tests psychotechniques ne m’ont pas pris beaucoup de temps de révision mais je sortais d’un bac scientifique et les sujets d’Amiens m’avaient déjà bien fait la main sur la méthode de réflexion à avoir.

Le plus gros du travail s’est donc porté sur la partie « grammaire-orthographe ». Je savais que l’orthographe était mon point faible, je me suis donc constitué des listes de mots en les regroupant par orthographe identique. Pour la partie grammaire j’ai regardé les types de question qu’ils posaient et sur quels sujets elles portaient (accord du participe, du « tout », etc.)

J’ai donc attendu les résultats sans fébrilité et sans non plus me tordre le ventre. Quelle surprise quand j’ai pu voir mon nom sur la liste ! Quel bonheur d’annoncer ça à sa famille !

Maintenant c’était l’oral qui était visé. Depuis trois ans j’avais eu largement le temps de me repasser mes motivations dans la tête, de les travailler. Je me suis donc concentrée sur des exercices de mémorisation, de chant, de lecture pour viser large. Je savais que la liste qui était passée de 3600 à 250 allait encore raccourcir mais que le plus gros était fait. Pour moi l’oral posait beaucoup moins de problème que l’écrit car j’arrivais à rester calme et à bien discuter avec les jurys en général.

Je suis arrivée le mardi matin, je passais à 10h. j’ai retrouvé mes amies qui étaient déjà passées plus tôt et ça m’a aidé à faire retomber la pression. J’ai aussi bien discuté avec les membres de l’APEO qui m’ont bien détendue aussi et ont été super accueillants. Une fois dans le couloir, le silence me paraissait très pesant et j’avais du mal à ne pas bouger. Pour me détendre encore un peu, j’ai fait des exercices de respiration et je me suis repassé dans ma tête des phrases d’encouragement : « tu as travaillé autant que tu pouvais pour en arriver là » ; « reste naturelle et aies confiance en ce que tu dis » ; « prends le temps de bien écouter les questions (mon plus gros défaut à l’oral est d’oublier la question qu’on vient juste de me poser) » ; etc. Ça m’a donné une bonne dose de confiance en moi avant de rentrer dans la salle et j’étais sûre de moi devant le jury. Le stress était bien sûr encore présent mais j’ai pu le gérer plus facilement.

Je suis ressortie contente de moi, j’avais quelque peu bafouillé sur une question qui m’avait prise de court mais sinon je savais que j’avais fait mon maximum sur les exercices.

A la fin de l’année j’avais passé 10 concours et j’étais allée à trois oraux. Paris fut mon choix final car je savais que je pourrais avoir le temps d’avoir un petit job à côté de la fac comme les emplois du temps à Paris sont assez libres. De plus je pouvais aussi rester près de chez moi et ne pas demander à mes gentils parents de payer un appartement après trois années de prépa.

Finalement je suis super contente de cette école, outre le fait que quitter le monde des concours et de la compétition est plus qu’agréable, j’ai pu faire de nouvelles connaissances, de nouveaux amis et garder mes habitudes. J’ai finalement simplement changé de direction de métro 😉

Alors si je peux vous donner un conseil pour la réussite : soyez efficace dans vos révisions pour être sûr de vous pendant les concours. Le travail c’est la clé !