Témoignages 2015

ValentineEliseClémentineNathalieSarahLaurineCharlotteAlanNoélieManonElenaOphélie

Valentine

Je sors d’un bac S et d’un an de prépa. Je suis arrivée 121ème à l’issue de l’écrit, et 68ème après l’oral. Mon jury était très agréable, avenant et intéressé et il faisait bien attention à toutes mes réponses. J’ai dû retenir 2 mots et 2 dates dans le bon ordre : funiculaire, 25 février 1974, un mot que je n’ai pas retenu, 17 octobre 1945. Il m’a bien dit de les retenir car il me les demanderait à la fin. Puis j’ai dû définir 3 mots, en les écrivant : je ne me souviens pas des deux premiers, mais je me souviens de Esbroufer. J’en ai réussi qu’un seul sur les 3 mais j’ai su les orthographier. Quand je ne connaissais pas, j’inventais, en disant “je dirais que ce mot pourrait dire ça…” etc Puis il y a eu un proverbe : chacun voit midi à sa porte, et une expression, “avoir de l’entregent”. Ça, je connaissais. De même, il fallait les écrire.
Ensuite, il y a eu un exercice de rétention, où il fallait reformer le mot, additionner les nombres pairs et soustraire les impairs. J’ai par exemple eu : C7RI3Q5UE1T9S. Il fallait bien préciser que c’étaient DES criquets car la femme a hoché la tête lorsque je l’ai dit et l’a noté. Il y avait toujours soit que des chiffres impairs soit que des pairs. Elle les lisait assez lentement. J’ai bien réussi cet exercice, car je m’étais beaucoup entraînée les 4 derniers jours avant l’oral ( ça peut paraître peu, mais si on fait ça de façon intensive, ça passe très bien ! J’avais d’autres oraux avant, très différents, donc je n’avais pas commencé à préparer Paris…)
J’ai eu une question de “cours” : quelle est la différence entre  mémoire et souvenir, avec trois mots interdits, dont connaissance et réminiscence. 4 min pour écrire la réponse, je n’ai pas terminé la dernière phrase car je n’ai pas eu le temps, mais j’étais assez contente de ma réponse. J’ai pu placer quelques infos que j’avais apprises avant l’oral sur le langage, donc j’étais contente !
Logatomes et mots à répéter : pas de difficulté particulière
Texte à lire à voix haute. Ils précisent bien avant de commencer que je devrai le lire en entier, et que j’aurai une autre lecture après pour pouvoir le résumer (ils ne cherchent donc pas à nous piéger là-dessus) . Une minute donc pour le relire dans sa tête, très très rapide… trop même ! J’ai réussi à résumer correctement les 3 quarts, et impossible de me rappeler la fin du texte… je l’ai dit au jury, et j’ai quand même essayé de conclure.
Un texte fautif à la toute fin, en une minute trente… Horrible ! il y avait 8 fautes apparemment, j’en ai trouvé 6 et me suis trompée sur une en plus… du coup je pensais que c’était impossible que je sois sur liste principale, et pourtant !
A la fin ils se sont intéressés sur mon parcours, mes motivations, mes autres admissibilités. Ils m’ont dit que je m’en étais bien sortie, mais que, puisque c’est un concours, cela dépendrait des autres. L’attente a été très, très longue… mais ça valait le coup d’attendre !! Bon courage à tous les suivants, je pense qu’ils notent aussi notre façon de nous comporter, et le plus important c’est de ne jamais se départir de son sourire et de son naturel !

Elise

A l’entrée, première chose que l’on remarque: les étudiantes de l’école qui sont dispo pour nous dire que “oui oui, l’oral c’est là”, avec un grand sourire, que si on veut, “après on peut venir discuter, manger des trucs chouettes et décompresser un peu”; la journée commence bien.
Mauvaise nouvelle, grosse allergie pile le matin de l’oral (peut-être le linge de l’hôtel ou je ne sais quoi; quoi qu’il en soit, être couleur tarte à la fraise le jour d’un oral c’est pas hyper zen comme situation).
On attend, on discute avec sa voisine de pylône, puis son autre voisine, et c’est l’heure de l’appel: on est appelés selon notre jury, on donne tous nos papiers, on récupère carte d’identité et convoc’, et on part vers notre salle d’examen. On attend une dizaine de minutes, on croise des examinatrices super souriantes qui font une petite pause, on discute avec ses voisines, la candidate d’avant sort de la salle et quelques minutes après, c’est notre tour!

Là, pour moi, un ortho et une ortho, souriants, ouverts: on respire un bon coup, pas de tyrans à l’horizon, loin de là. On me demande quel Bac j’ai eu et mon âge, et on commence. L’ortho homme a quelquefois fait mine de s’ennuyer, de ne pas me regarder quand je lui parlais, ils ont un peu parlé entre eux, mais ça sentait vraiment la comédie, donc pas de pression de ce côté.
Quant aux exos:
– Deux mots et deux dates à retenir et à redonner dans l’ordre à la fin : j’ai su redonner le premier mot, la première date, le second mot mais je savais que je n’avais pas la bonne seconde date, et à la fin je n’ai su redonner que les dates que j’avais dites au début. (je ne sais plus du tout quels mots ni quelles dates c’étaient)

– Trois mots, une expression et un proverbe à définir, écrire et employer dans une phrase (écobue, éburner,  …?, à bon vin point d’enseigne et …?) J’ai su pour éburner, l’expression et l’adverbe, et j’ai inventé pour les deux autres (il vaut mieux dire quelque chose d’à peu près cohérent et d’imaginatif que rien du tout), attention, si la phrase ne montre pas bien le sens du mot elle n’est pas acceptée, pour écobue la mienne n’est pas passée.

– Des rétentions : j’ai dû répéter des mots, l’examinateur me disait un mot, je devais le répéter juste après, alternativement un mot existant et un logatome (je pense les avoir tous bien redonnés) + lettres et nombres mélangés : Je devais donner le mot formé par les lettres et additionner les nombres pairs ou soustraire les nombres impairs selon ce que j’entendais (Il faut être rapide et analyser très vite quelle opération on doit réaliser!)

– Une dictée à corriger : 8 fautes en 1,30 min, j’ai trouvé 7 fautes

– Une question à laquelle j’ai dû répondre à l’écrit en 4 minutes, quelque chose du style “l’homme doit-il nécessairement utiliser des mots pour s’exprimer”, sans utiliser dessin, visage et corps (j’ai fait un paragraphe assez long, il me manquait juste le tout dernier mot de ma dernière phrase, cet exercice est assez facile finalement, il faut juste écrire ce qui nous vient en pensant aux mots interdits et en construisant un minimum le paragraphe)

– J’ai eu un texte assez long écrit assez petit sur l’influence de la musique sur les achats à lire à voix haute, à relire dans ma tête, puis on m’a repris la feuille et j’ai dû le titrer, le résumer en dégageant la problématique et en organisant mon résumé, on m’a posé une petite question sur un détail du texte (on m’a demandé ce que disaient des scientifiques du texte à ce propos), ils ont eu l’air surpris de s’apercevoir que je savais ce que signifiaient les mots neurotransmetteurs et dopamine (à noter donc, les connaissances scientifiques peuvent aider), j’ai accroché un ou deux mots mais dans l’ensemble je m’en suis assez bien sortie

– Enfin une question sur ma motivation (“Pourquoi l’orthophonie? Sans nous ressortir le discours appris par coeur dans les prépas et sans nous raconter ce qu’est l’orthophonie, on connaît, merci!” <— ceci est une vraie citation, ça met dans l’ambiance) J’ai pu donc vraiment dire ce que je pensais, ce qui est un vrai avantage.

Avec tout ça je suis admise, 45ème. (Si ça peut donner de quoi comparer, selon la manière dont vos oraux se sont passés..)

En gros, à Paris, cette année, (pour moi et pour tous ceux avec qui j’ai discuté), ils étaient sympa, pas piégeux, ouverts… Je crois que si on veut vraiment plus que tout devenir ortho et qu’on s’en sort bien dans les exos de mémorisation, de rapidité et en vocabulaire, y’a de quoi s’en sortir plutôt bien!

P’tits conseils: n’oubliez pas vos crayons! Les feuilles étaient fournies. Et boire une gorgée d’eau avant l’épreuve a tendance à décontracter la gorge et à relaxer un peu. Et puis si on est déjà arrivé jusqu’à l’oral, on peut être fier de soi: on a déjà alors fait un beau parcours.

Bref, courage à tous, et j’espère que vous aussi vous serez admis quelque part!

Clémentine

Mon jury était composé de deux femmes très avenantes. J’étais convoquée à 8h et je suis entrée dans la salle vers 8h40. Elles m’ont demandé mon âge et ma série du bac, puis les exercices ont commencé. Elles m’ont d’abord posé une question à laquelle j’ai dû répondre à l’écrit en 4mn. La question était « en quoi le langage est-il une faculté propre à l’espèce humaine ? » et je n’avais pas le droit d’utiliser les mots « humour », « jeu » et « poésie ». Comme je m’étais entraînée à répondre à des questions de ce type, je savais précisément ce que je voulais dire. Mais le temps a passé vite et je n’ai pas eu le temps de finir ma dernière phrase. J’ai ensuite eu deux mots et deux dates (jour/mois/année) à retenir et à restituer à la fin de l’entretien. Je les ai tous redits sans problème. Exercice suivant, le vocabulaire. Cette année, l’épreuve était présentée différemment. Le jury m’a donné une feuille sur laquelle j’ai dû écrire en minuscules les trois mots, l’expression et le proverbe qu’il m’a ensuite demandé de définir et de placer dans une phrase. Les mots étaient « bisbille », « smaragdin » et « orphéon », l’expression était « tourner sept fois sa langue dans sa bouche » et le proverbe était « le mieux est l’ennemi du bien ». Je les ai tous correctement orthographiés mais je me suis trompée pour la définition de « bisbille » et de « smaragdin ». Viennent ensuite les exercices de mémoire. Le premier était assez complexe : on me donnait une suite de nombres et de lettres alternées et je devais redonner le mot formé par les lettres et la somme ou la différence des nombres (ex : P6R2IX = Prix/8). Pour le second, il fallait simplement répéter des mots et des logatomes. Ensuite, j’ai eu un texte d’une page à lire à voix haute et à résumer oralement (après un temps de relecture d’une minute). Le texte portait sur la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Les premiers paragraphes étaient faciles à comprendre mais le dernier était très scientifique et comportait beaucoup de noms de protéines et de cortex cérébraux. De plus, le temps de relecture étant très court, je n’ai pas eu le temps de le relire donc je ne l’ai résumé que très brièvement. Enfin, mon jury m’a donné un texte à corriger en 90 secondes. Elles m’ont juste dit qu’il y avait 8 fautes, mais je n’en ai trouvé que 7. Puis les membres du jury m’ont dit que l’épreuve était finie, c’est passé vraiment très rapidement ! Avant que je ne m’en aille elles m’ont demandé les raisons pour lesquelles je m’orientais vers la profession d’orthophoniste. J’ai donc pu leur parler de mes multiples rencontres avec différentes orthophonistes et de mon stage en CLIS qui les a agréablement surprises. Mais je ne me suis pas éternisée par ce que je ne pense pas que c’est ce qu’elles attendaient, j’ai simplement dit le plus important et ce qui me permettrait de me distinguer des autres candidats. Je les ai remerciées, leur ai souhaité une bonne journée et je suis partie. Je ne savais que penser de mon entretien et la semaine suivante m’a semblé durer une éternité… Et j’ai finalement appris que j’étais admise sur liste principale ! Surtout restez naturel(le)s et souriant(e)s. Ne laissez pas le stress vous envahir.

Nathalie

J’ai 40 ans et je suis en reconversion professionnelle. J’ai préparé le concours chez moi, le soir et les weekend avec l’aide de bouquins et de sites internet.
Je passerai vite sur l’écrit, du monde, beaucoup de monde. Il ne faut pas paniquer et se dire que si tu es là ce n’est pas pour rien ! Je suis ressortie plutôt contente, mais avec plus de 2400 candidats pas facile d’avoir des certitudes.
Et puis la nouvelle magique est tombée : j’étais admissible !
Pour l’oral, nous étions tous convoqués le même jour. Je me suis présentée à l’heure indiquée sur ma convocation et là on a vérifié mon identité et on m’a envoyée attendre devant la salle de mon jury.
J’ai été reçue par deux orthophonistes (un homme et une femme) souriants et agréables qui n’ont pas cherché à me déstabiliser ou me mettre mal à l’aise. Très vite les exercices ont commencé.
Tout d’abord une question à laquelle il faut répondre par écrit. Je ne me rappelle plus l’intitulé exact, elle portait sur la science et la vérité. 4mn chrono pour répondre, ça va très vite !
Vient ensuite le premier exercice de rétention. Cette année il constituait en deux mots et deux dates (jour, mois, année), à répéter de suite et à restituer à la fin de l’entretien.
Ensuite, on m’a donné 3 mots de vocabulaire, une expression et un proverbe. J’ai dû les écrire sur une feuille, les définir à l’oral et les employer dans une phrase. Il y avait rodomont, palynologie, peu me chaut et l’âne frotte l’âne (j’ai oublié le 3 ème mot)
Après ça un exercice de rétention, des suites de lettres et de chiffres. Il fallait donner le mot formé par les lettres, et la somme des chiffres en additionnant les chiffres pairs et en soustrayant les chiffres impairs. Par exemple MA28IS6ON donne maison 34 et ST13YL7O donne stylo 6
J’ai également eu des mots et des logatomes à répéter (9 syllabes max).
C’est alors le tour du résumé : un texte d’une page A4 à lire à haute voix. Le jury m’a ensuite laissé une minute pour le relire silencieusement et le résumer. Il portait sur l’encéphalomyélite (fatigue chronique). Il y avait quelques termes scientifiques, mais il n’était pas trop dur à comprendre et à résumer.
Dernier exercice : un petit texte dans lequel je devais retrouver 8 fautes en 1mn30. Là aussi ça va très vite. Je pense avoir trouvé les 8.
J’ai enfin restitué les mots et les dates du début. J’avais bien les deux dates mais il me manquait un mot !
A la fin j’ai eu un tout petit peu de temps pour parler de moi et du pourquoi de ma reconversion.
Je suis ressortie plutôt contente de moi, mais j’ai quand même douté ensuite. La semaine qui a suivi a été très longue. Mais finalement les résultats sont tombés : j’étais admise, 36ème sur liste principale.

Sarah

Bonjour à toutes et à tous,

Si vous avez passé la barrière de l’écrit, vous pouvez déjà être très fier(e)s de vous.
Tout comme vous j’ai trouvé ce concours extrêmement difficile. Il faut persévérer car cela en vaut vraiment la peine.
Déjà la veille, ma mère et moi n’avions presque pas dormi de la nuit tellement j’étais sous pression. Sachez que si vous dormez peu, vous pouvez tout de même réussir cet oral car avec le stress vous ressentirez moins la fatigue !
Il faut savoir qu’avant le passage à l’oral, il peut y avoir 30 à 45 min de retard.
Alors si c’était à refaire, je ne serais pas arrivée 4 heures en avance.
Pour le jour J, prévoyez un peu de marge mais pas trop non plus.
Pour ma part, je suis passée avec le jury 15 à 10h40, au premier étage.
J’ai attendu 10 minutes que la porte s’ouvre en sautillant sur place.
“Mais quand cette foutue porte va-t-elle s’ouvrir?”
Quand ce fut enfin le cas, la pression monta d’un cran.
Toutefois j’eus l’heureuse surprise de rencontrer deux femmes plutôt souriantes et fort sympathiques.
Celle qui ouvrit la porte était très amène, elle m’encouragea à m’installer.
Heureusement que j’avais déjà ôté mon manteau car j’aurais eu l’air d’une cruche en tout déballant devant elles!
Elle me demanda mon âge, et mon baccalauréat. L’autre personne faisait semblant de regarder son portable. Je fis un effort pour lui sourire et la regarder malgré tout.

J’eus tout d’abord, par écrit uniquement, à donner la différence entre l’éthique et la morale, en 4 minutes 30 avec 3 mots imposés : valeurs, idéologie et…je ne me souviens plus du dernier.
Je fus surprise par la question, mais j’ai essayé de définir la morale puis l’éthique.
Toutefois j’ai tenté de donner une vraie différence entre les deux, en parlant de la loi…
A la fin de mon argumentation, j’ai insisté sur l’éthique professionnelle, la déontologie, qui est très importante pour les orthophonistes.

Puis elles me donnèrent une feuille vierge où je dus d’abord écrire les mots et les expressions suivants :
– Caulinaire
– Condyle
– Obombrer
– A bon chat, bon rat
– A la venue des coquecigrues

Je dus ensuite les définir et les employer dans une phrase.

Puis vint une question difficile à l’oral avec des exercices de rétention.
Il fallait construire un mot et ajouter UNIQUEMENT les chiffres/nombres PAIRS  OU retrancher les chiffres/nombres IMPAIRS UNIQUEMENT.
J’ai eu à peu près l’exemple suivant: D-Y-13-4-S-2-7-P-2-N-1-E-3-E

Soit dyspnée 8 OU dyspnée 2

Il y a eu environ 4 questions de ce type.
Sauf qu’avec le stress, je me suis complètement plantée et j’ai ajouté tous les chiffres et pas uniquement les chiffres pairs!
Je m’en suis aperçue en sortant de la salle… Autant vous dire que j’ai passé une semaine d’angoisse en attendant les résultats!
Comme quoi il ne faut jamais désespérer!

Ensuite vint le tour des logatomes.
Par rapport aux autres exercices, je les ai trouvés abordables (environ 6/7 syllabes alors que je m’étais entraînée sur 9 syllabes à la maison)
La dame souriante m’en a fait répéter au moins 5 ou 6, j’ai trouvé ça agréable et cela m’a un peu détendue.

Puis j’ai eu un texte à lire sur le commerce, il était HYPER LONG!!
En plus j’ai dû le lire en entier, elles ne m’ont pas arrêtée.
J’ai fait un vrai effort pour mettre le ton. Ce qui m’a fait plaisir, c’est que la dame qui tenait son portable l’a posé et a souri.
J’ai eu environ une minute pour me relire, c’était très peu.
J’ai donné les idées principales, la trame du texte en insistant sur la problématique du texte :
Qu’est-ce qui nous pousse à dépenser de l’argent?
Il me semble que l’auteur disait que plus un produit est cher, plus on a l’impression qu’il est rare et psychologiquement cela nous donne envie de l’acheter.
J’ai ensuite donné un titre sous forme de question.
Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de relire la dernière partie du texte.
Je l’ai mentionné au jury, préférant être honnête plutôt que de dire n’importe quoi.
J’ai annoncé mes idées au jury en commençant par “dans le paragraphe 1, dans le paragraphe 2” pour donner une impression de “structure” dans mon argumentation.

Enfin, j’ai eu un texte à corriger où il fallait repérer 8 erreurs en une minute (en les entourant). C’était faisable et j’ai même eu le temps de me relire. Je pense que le jury a apprécié mon effort de relecture.

Après avoir fait tout ça, je pensais que ce que j’avais fait n’était pas brillant. Alors j’ai tenté de le dire au jury :

“Vous savez, j’aurais souhaité être plus performante aujourd’hui car je suis vraiment motivée à la fois par l’orthophonie et par votre école. J’ai d’ailleurs regardé le site de l’APEO et cela donne vraiment envie…”
“Ah! Nous comprenons mais vous savez on ne peut pas savoir ce qui se passe dans les autres bureaux. Nous vous souhaitons de réussir !”
Puis j’ai eu des questions sur mes études antérieures (licence de sciences du langage) :

“Pourquoi ne pas avoir continué en master de sciences du langage?”
“Et bien j’ai été passionnée par les sciences du langage, mais je veux vraiment être orthophoniste. En fait je m’étais inscrite car je cherchais une formation qui se rapprochait de l’orthophonie.”.
“Très bien. Vous venez de Bordeaux? Mais ne pensez-vous pas que le climat à Bordeaux est meilleur que chez nous?”
“Oh vous savez, il pleut très souvent en Aquitaine. Et puis il n’y a pas que Bordeaux dans la vie!”
“Vous avez des origines Eurasiennes?”
“Euh… sans doute…”
“Ah parce que votre nom, Prat dit Hauret, me fait penser au Vietnam”
“En fait, c’est Béarnais!”
Elles ont souri et je pense qu’elles ont apprécié mon naturel. Il faut rester soi- même et avec le stress, le naturel revient au galop!
J’ai trouvé que le jury cherchait vraiment à nous connaître sans nous casser!
Après une semaine d’angoisse, un immense bonheur : 21ème sur liste principale!!!!
Bon courage et quoi qu’il arrive, ne désespérez pas!
Le travail paye!!!!!!!!!!!!

Laurine

J’étais convoquée à 9h20, mais il y avait déjà un peu de retard. L’attente de 20min devant la salle d’examen m’a permis de respirer, de me détendre, et donc de calmer mon stress. Puis j’ai été appelée. Le jury était composé de deux femmes, l’une très avenante, et l’autre beaucoup moins. Elles ont commencé par me donner trois mots, une expression et un proverbe que je devais écrire, définir et placer dans une phrase. En tout je ne connaissais que l’expression, donc je me suis dit « ça commence mal ». Mais j’ai gardé mon calme et j’ai continué de sourire, pour ne rien laisser paraître. Elles m’ont donné 2 mots et 2 dates que je devais répéter et redonner en fin d’entretien (hébergement, 1 décembre 1945, obtempérer, 17 octobre 1960). J’ai ensuite eu une question à laquelle je devais répondre en 4min : « Qu’est-ce que le raisonnement inductif ? » (Sans les mots mathématique, logique, et… ?) A nouveau, j’ai fait quelque chose d’assez lamentable.  Puis, j’ai eu des exercices de rétention (suite de lettres et de chiffres, faire la somme des chiffres et retrouver le mot formé par les lettres) et des logatomes à répéter. L’exercice suivant était un texte à lire à haute voix et à résumer ensuite. Le texte n’était pas compliqué à comprendre, le résumé s’est donc bien passé. Enfin, un texte fautif, j’avais 90 secondes pour trouver 8 fautes. J’en ai repéré 4, sans même être sûre que c’était juste.

A la fin, l’orthophoniste m’a interrogée sur mon parcours depuis le bac, j’en ai profité pour placer mes motivations. J’ai un petit peu forcé pour les placer, mais cela m’a finalement servi puisque je suis entrée en véritable dialogue avec l’examinatrice qui faisait jusqu’à présent la tête… En sortant, je trouvais que le contact s’était bien passé, mais que j’avais globalement raté les exercices. Et pourtant, c’est passé pour moi, donc je pense vraiment que l’attitude générale compte énormément dans la note finale !

Charlotte

J’ai 26 ans et je suis en réorientation professionnelle après avoir travaillé dans la communication culturelle. J’ai préparé l’écrit de chez moi avec les Vuibert et une prépa en ligne puis pour l’oral j’ai suivi un stage intensif de 4 jours dans une prépa qui a été très utile.

Pour l’écrit je n’ai pas grand chose à dire, révisez bien les synonymes (pensez aux synonymes des mots « simples » qui peuvent parfois nous échapper.) et concentrez-vous bien sur la compréhension de texte !

Pour l’oral, cela débuté avec une alternance mots / dates à retenir et à restituer à la fin de l’entretien :

Apothicaire / 16 février 1692 / Funiculaire / 17 novembre 1835

Puis le jury m’a remis une feuille sur laquelle je devais écrire trois mots, un proverbe et une expression que je devais définir à l’oral et placer dans une phrase :
Echolalie
Malaire
Naissain
Franchir le Rubicon
La pluie du matin réjouit le pèlerin (j’ai eu beaucoup de mal avec cette expression car je connaissais « la pluie du matin n’arrête pas le pèlerin » mais pas celle-ci.)
Ensuite j’ai eu une question à traiter à l’écrit : Dyslexie et illettrisme, divergence ou convergence avec trois mots obligatoires : handicap, apprentissage (je ne me souviens plus du troisième, je l’ai oublié à la seconde où j’ai fermé la porte de l’oral)

Puis vint la fameuse épreuve de rétention :
Alternance de chiffres et de lettres, il fallait former un mot avec les lettres puis additionner les chiffres pairs et soustraire les chiffres impairs ( avec 42, 37….)
Alternance de mots et de logatomes à répéter.

La dictée à fautes à corriger en 90 secondes, le jury ne m’a pas communiqué de nombres de fautes à trouver je pense qu’il y en avait 8.

Restitution de l’alternances mots / dates.

Ensuite elles m’ont posé de nombreuses questions sur mes motivations, la raison de mon choix, mon parcours.

Alan

J’ai été convoqué parmi les premiers, à 8h. Mon jury était composé de deux dames, très gentilles, à l’écoute et très souriantes. Ça aide à faire baisser un peu le stress. :-)Pour débuter, elles m’ont tendu une feuille et m’ont donné trois mots et deux expressions, que j’ai dû écrire, définir et placer dans une phrase. Le premier, orphéon. Jamais entendu parler, ça commençait fort! J’ai tenté de faire un rapprochement avec la divinité Orphée, mais je ne me souvenais plus de la légende le concernant. J’ai donc inventé et dit que c’était peut-être un homme d’une grande beauté. En fait, il s’agit d’une chorale composée d’hommes ou d’enfants, donc rien à voir! 🙂 le deuxième mot, je ne m’en souviens plus, mais je ne le connaissais pas non plus. Le troisième, bisbille. Avec le stress, j’ai dit qu’il s’agissait d’une petite sottise, quel idiot! Et enfin, tourner sa langue sept fois dans sa bouche et le mieux est l’ennemi du bien. Dans deux définitions, j’ai placé une note d’humour qui les a fait rire. Ça a détendu l’atmosphère. :-)Ensuite, la fameuse rétention de mots… Qui était en fait la rétention de deux mots et deux dates complètes, du genre 18 avril 1884 et 23 décembre 1985. Grosse panique, je ne m’attendais pas à ça et j’ai complètement bafouillé, impossible de les répéter correctement, sauf le premier. Autant dire qu’après 20mn, j’ai dit n’importe quoi.

Bref, ça ne commençait vraiment pas fort. Ensuite, répétition de logatomes et de mots, très simples, sauf le dernier. Même la dame qui me les lisait m’a dit que c’était une torture d’imposer cela à 8h du matin. Elle était vraiment super gentille.

Ensuite, ça a recommencé à se compliquer. Je suis tombé sur l’exercice où on vous donne des lettres et des chiffres mélangés et où vous devez reconstituer le mot et faire la somme des chiffes. Je m’y étais entraîné et je trouvais ça simple, avec un peu de concentration. Mais ça devait certainement leur paraître trop évident, car la consigne consistait à former le mot, additionner les chiffres pairs et soustraire les chiffres impairs! De nouveau, panique à bord!! La première série, gros cafouillage. Mais j’ai ensuite compris que certaines séries contenaient des chiffres pairs et d’autres des impairs. On ne retrouvait pas tout dans une seule série. Je me suis donc détendu un peu et j’ai réussi les séries suivantes! Ouf!

Ensuite, j’ai eu une question rédactionnelle. 4mn pour expliquer en quoi le langage humain se différencie de celui de l’animal. J’avais fait des fiches pour résumer le Vuibert préparation oral et j’ai à peu près bien réussi, même si j’ai raturé à un moment. Et pour finir, 8 fautes à retrouver dans une dictée en 1mn. Assez facile, même si je n’en ai trouvé que 6. Une amie n’en a trouvé que 6 également. Je me demande s’il n’y avait pas un piège, pour voir si on n’en inventait pas. Ah et j’ai également eu à lire un texte d’une page à haute voix et à le résumer. Il s’agissait d’un article sur l’Alzheimer.
Les deux premiers tiers étaient faciles à comprendre. Mais le dernier paragraphe était extrêmement complexe, avec du vocabulaire d’anatomie du cerveau. Des termes que je n’avais jamais croisés. Autant dire que je n’ai pas ressorti grand-chose sur cette partie.

Et pour finir, elles m’ont demandé quel avait été mon parcours. J’ai 35 ans, donc j’avais pas mal de choses à leur raconter, mais j’ai abrégé, pour leur parler surtout de ma reconversion et du pourquoi de l’orthophonie. Je leur ai parlé des lectures que j’avais faites concernant le métier, des échanges que j’avais eus avec des étudiantes de Paris et avec une ortho en activité, du bénévolat que j’ai exercé auprès d’enfants malades en milieu hospitalier… Bref, on a bien discuté et je pense avoir été convaincant quant à mon choix. Elles m’ont demandé comment j’avais préparé le concours (Vuiberts me concernant).

L’entretien s’est donc fini sur une note positive, même si ma prestation sur les exercices avait été plutôt médiocre. Je pense sincèrement que c’est ma motivation qui a remonté la barre. Et surtout, je suis resté positif et très souriant pendant tout l’entretien. N’oubliez surtout pas cela! Restez sereins et dites-vous que vous ne réussirez pas correctement tous les exercices. Ils cherchent à voir notre comportement lorsqu’on se retrouve déstabilisés. Tout le monde sera stressé le jour J. Même moi, à 35 ans, je n’ai pratiquement pas dormi la veille. Mais je suis resté motivé et avenant tout le long de l’entretien et je pense que c’est ce qui m’a sauvé. J’ai fini 103eme sur la liste principale, malgré une impression très négative en sortant de la salle.

Très bon courage à toutes et tous.

Noélie

Je suis passée avec environ une demi-heure de retard. J’avais “rendez-vous” à 16h50 et ne suis passée qu’à 17h35, ce qui engendre beaucoup de stress … Mais il faut se dire que tous les candidats sont dans la même situation. Mon jury était constitué de deux femmes : une plutôt sympathique et souriante, l’autre n’était pas désagréable mais je l’ai trouvée moins avenante. Celle que j’ai préférée menait l’entretien en m’expliquant les différents exercices que je devais faire. Avant de commencer, elles m’ont demandé quel bac j’avais passé et quel était mon âge.

Concernant le premier exercice, je devais écrire sans majuscules (je n’ai d’ailleurs pas compris l’intérêt de cette consigne) les mots (trois au total) et expressions ou proverbes (deux au total) qu’on me donnait, les définir et les placer dans une phrase. Les mots étaient “collapsus”, “dilatoire” et “idiome” et les expressions étaient “construire des châteaux en Espagne” et “chat échaudé craint l’eau froide”. Je ne connaissais pas le premier ni le deuxième mot (ou je ne m’en souvenais plus) mais j’ai quand même essayé en brodant quelque chose, ce qui n’est pas facile avec le stress. J’ai également brodé quelque chose pour la première expression mais je connaissais la deuxième, on l’avait vue en cours je crois.

Pour le deuxième exercice, on m’a donné oralement un mot, une date, un autre mot et une autre date. Je devais restituer le tout immédiatement puis à la fin de l’oral, soit environ 20 minutes plus tard. J’ai trouvé cet exercice très difficile car les dates étaient complètes (du type “16 juillet 1492”). J’ai retenu les deux mots mais je n’étais pas sûre pour les dates et 20 minutes plus tard, j’avais oublié le premier mot et j’étais encore moins certaine des dates. J’ai également dû corriger un texte à fautes. Je devais trouver 8 fautes en 1,30 minute je crois. J’en ai trouvé 5 ou 6 dont j’étais certaine mais j’en ai ajouté trois qui, je crois, n’étaient pas des fautes.

Pour le troisième exercice, je devais répondre à une question écrite en quatre minutes, ce qui passe très vite. Ma question était : “Qu’est-ce que la prévention ?”. Je devais y répondre en utilisant obligatoirement trois mots :  “éducation” et je ne me rappelle plus des deux autres, peut-être “information” … J’ai essayé de placer des mots-clés en utilisant le peu de temps autorisé comme “surdité et trisomie 21, importance du rôle de guidance et de la prise en charge la plus précoce possible, information de l’opinion publique”. Je n’étais pas très contente de moi car je ne suis pas du tout entrée dans les détails.

Pour le quatrième exercice, j’ai dû lire un texte qui portait sur les personnes dans le coma et sur un nouvel espoir de communiquer avec eux grâce à des électrodes connectés à leurs cerveaux. Je n’ai pas fait trop de fautes lorsque j’ai lu, mais elles ne notaient rien quand j’en faisais, ce qui m’a un peu déstabilisée car j’avais peur que ce que j’avais fait avant ne soit pas assez bon pour “poursuivre l’aventure”. Je n’ai en revanche pas du tout été à l’aise avec l’épreuve du résumé. Après avoir eu 1,30 minute pour me relire, j’ai dû donner un titre au texte et, pour le résumé, j’ai essayé de placer ce dont je me souvenais mais je me répétais beaucoup.

Pour le cinquième exercice, on me donnait une suite de lettres et de chiffres. Avec chaque série, je devais former un mot, additionner les chiffres pairs et soustraire les nombres impairs. Par exemple j’ai eu le mot “recteur”, “mûre” et s’ils me disaient “R48ECTEU12R” je devais répondre : “recteur 24”. Je m’étais beaucoup entraînée en mémoire de travail mais j’ai quand même eu des difficultés. Je pense avoir trouvé deux mots sur trois et pour les chiffres je ne sais pas si je ne me suis pas un peu emmêlée les pinceaux … Puis j’ai dû répéter des mots très simples comme “aviateur” et des non-mots (logatomes) qui étaient vraiment simples aussi : je pense avoir eu tout bon sauf pour le dernier logatome qui était assez long.

Les exercices techniques étaient terminés. Elles m’ont demandé si j’avais fait une prépa, combien de concours j’avais passés et si j’avais eu d’autres réponses. Je leur ai dit que j’étais également admissible à Tours et elles m’ont demandé lequel je choisirais dans l’idéal. J’ai répondu que je choisirais Paris car j’habite dans la région parisienne et que j’aimerais profiter de mon temps libre en visitant des musées ou des expos car j’ai beaucoup travaillé pendant trois ans puisque j’ai fait deux ans de prépa littéraire avant ma prépa ortho. J’ai eu l’impression qu’elles ne m’écoutaient plus trop et qu’elles se moquaient un peu de moi vers la fin. Elles ont aussi eu un doute sur ma déglutition donc elles m’ont fait avaler en serrant les dents et j’ai réussi sans problème. Elles voulaient juste vérifier et m’ont dit qu’elles me libéraient.

Voilà pour mon oral, c’est vraiment passé à une vitesse incroyable !! En sortant j’avais un ressenti vraiment négatif et je me suis dit que je ne l’aurais pas et pourtant je l’ai eu en arrivant 35ème sur liste principale. J’attends toujours mes notes car je suis très étonnée, mais ce fut une merveilleuse surprise. Mon compte rendu est assez long mais j’espère qu’il vous aidera à mieux comprendre l’esprit de l’oral de Paris. Ils ne s’intéressent pas du tout à la personne que nous sommes et je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi technique, mais rater un exercice ne veut pas dire échouer à l’examen.

Bon courage à tous et à toutes et surtout croyez en vous, si vous êtes là c’est que vous en êtes capables 🙂 !!!!

Noélie

Manon

Bonjour à tous, En ce qui me concerne l’oral de Paris m’effrayait beaucoup puisque mon niveau en exercices techniques était très bas … Le secret a vraiment été l’entraînement, 20 à 30 minutes chaque jour ! Le jour de l’oral alors que le stress se faisait sentir chez tout le monde, nous avons été très bien accueillies par les étudiantes. Très vite les personnes présentes nous ont appelés et nous ont indiqué nos salles. Une attente interminable a suivi, mais la communication avec les autres candidates a vraiment permis de se détendre un peu !! Quand une des jurys est venue me chercher avec le sourire, le stress a encore diminué d’un cran … C’était parti ! Elle m’ont simplement demandé mon âge et ont immédiatement enchaîné avec les exercices : dictée à corriger extrêmement rapide, il faut bien gérer son temps pour ne pas rater de faute mais parcourir tout le texte … Ensuite deux mots (dans mon cas eucalyptus et un autre) et deux dates (du genre 10 juin 1987) à redonner immédiatement puis plus tard dans l’oral, un mélange de chiffres et de lettres, il fallait former un mot avec les lettres, additionner les chiffres s’ils étaient pairs, les soustraire s’ils étaient impairs. Ensuite épreuve de lecture de texte, elle ont noté à chaque fois que j’ai accroché sur un mot. Il fallait ensuite résumer le texte et le titrer après l’avoir relu dans sa tête (j’ai eu tout mon temps pour ça !) Dernière épreuve : écrire trois mots (dont incunable), une expression (être gros Jean comme devant) et un proverbe (autant en emporte le vent) qu’il fallait ensuite définir. Elles m’ont enfin indiqué que les exercices étaient terminés, ouf ! Alors que je recommençais à respirer elles m’ont simplement demandé le nom de ma chanson préférée et mon plat préféré, en insistant sur le fait qu’elles souhaitaient une réponse honnête, pas préparée !! Bilan j’ai oublié des fautes dans la dictée, je n’ai pas su redonner les dates, je ne connaissais pas l’expression gros Jean comme devant bref … Pas la meilleure des réussites ! Néanmoins je me suis accrochée, j’ai tenté de conserver mon sourire et mon optimisme tout au long de l’oral !! J’ai même tenté une petite blague comme elles étaient sympas, elles ont souri ! Les jurys ont été adorables, elles m’ont vraiment mise à l’aise ! Finalement j’ai été admise sur liste principale à la 104ème place. J’ai eu chaud mais peu importe, ma joie est immense et j’espère que vous pourrez la connaître ! Quoi qu’il en soit accrochez-vous, croyez en vous, gardez le sourire et montrez-leur que quelles que soient vos aptitudes en exercices techniques, vous êtes super motivés !! Bon courage, et peut-être à bientôt !

Elena

J’ai 29 ans et j’ai préparé le concours en étant en poste à temps plein : c’est pour moi une reconversion ! C’était la première année que je le passais.

Je me suis préparée seule, soirs et week-ends, en travaillant d’arrache-pied avec des livres de cours et d’exercices (notamment les Vuibert). Au fil de mes révisions, je me suis fait des fiches de grammaire, vocabulaire, orthographe, que j’emmenais partout avec moi. Chaque moment de libre était bon pour réviser. Malgré mon emploi du temps très chargé, j’ai choisi de garder mon cours de théâtre une fois par semaine, c’était une vraie soupape, et j’essayais de faire du sport au moins une fois par semaine aussi.

J’ai passé 6 concours en tout, pour multiplier mes chances de réussite. Le premier était Lyon fin janvier, je n’ai pas été admissible mais ça m’a permis de me rendre compte du déroulé du concours (notamment prise de conscience de la rapidité) et de réajuster mes révisions pour les suivants. J’ai été admissible aux 5 autres (incroyable !) et je n’en revenais pas pour Paris !

J’ai préparé l’oral qui avait lieu le 6 mai, tout en continuant à réviser pour les derniers écrits, grâce au Vuibert et aux témoignages des précédentes promotions. Il est indispensable de demander à quelqu’un de vous interroger, quotidiennement si possible, pendant le mois qui précède l’oral. J’essayais de lire un texte à voix haute chaque jour (extraits de romans ou de magazines). J’ai appris les définitions de communication, langue, langage, orthophonie, etc. Et j’ai revu mes fiches de vocabulaire.

Evidemment très stressée le jour J. Le jury était composé de deux femmes. Accueil cordial.

Pour commencer, elles m’ont demandé d’argumenter en 4 minutes par écrit sur la différence entre connaissance et expérience, en utilisant les mots activité, pratique et savoir-faire. J’ai rassemblé mes idées très vite mentalement, puis je me suis lancée dans l’écriture. J’ai dû écrire une douzaine de lignes. Utiliser les mots imposés n’a pas été un problème.

Puis elles m’ont donné et fait répéter 2 mots et 2 dates à retenir dans l’ordre suivant et à restituer à la fin : locomotive, 2 février 1983, magasinier, et 9 septembre 1829 (?).

Ensuite, 3 mots et 2 expressions à écrire, définir et utiliser dans une phrase au fur et à mesure qu’elles me les donnaient : mascaret, lycopène, ignigène, Etre du bois dont on fait les flûtes, Il vaut mieux tenir que courir. Pour les mots, je n’ai pu déduire qu’ignigène grâce à l’étymologie et je ne connaissais pas les deux autres, j’ai donc proposé une définition au hasard… Pour les expressions, je n’étais pas sûre de moi, j’ai essayé de déduire le sens. Après vérification, ce n’était pas tout à fait ça, mais au moins j’ai essayé quelque chose…

La rétention : des séries de chiffres et de lettres sont données, pour chaque série former un mot avec les lettres, additionner les chiffres pairs, soustraire les chiffres impairs. J’ai trouvé les mots mais pour les chiffres je crois que je n’ai fait qu’additionner…

Des mots et des non-mots (logatomes) sont lus, les répéter tels quels.

Lecture à voix haute d’un texte (sur le rôle complémentaire des médecins et des psychologues à l’hôpital), relecture silencieuse pendant 1 minute, puis le résumer et enfin donner un titre.

Trouver 8 fautes dans un texte en 1 min 30 (seulement les entourer et non les corriger). Il faut vraiment entourer les fautes que l’on voit dès la première lecture sans trop se poser de questions et éventuellement relire une fois si on a le temps.

Enfin, elles m’ont demandé de restituer les mots et dates qui étaient à retenir.

Elles m’ont ensuite interrogée sur mon parcours : vous avez 29 ans, qu’avez-vous fait depuis le bac ? Qu’est-ce qui vous amène ici ? Je me suis tout de suite lancée sur le pourquoi de ma reconversion et à quel point le métier d’orthophoniste m’attirait pour telles et telles raisons. Elles m’ont coupée en disant qu’elles connaissaient ce métier et qu’elles voulaient que je parle de moi (là, panique à bord !), donc j’ai parlé de mon parcours.

L’entretien a duré 25-30 minutes en tout, ça passe très vite, les exercices s’enchaînant. Ce qui était assez perturbant, c’est que le jury ne laissait rien transparaître.

En sortant j’étais assez déçue, j’avais l’impression que j’aurais pu faire mieux. Je me suis refait l’entretien en boucle dans ma tête pendant les jours qui ont suivi, une torture !

Finalement j’ai fini 12ème au classement principal, trop heureuse J !!!

Bonne chance à vous !!

Ophélie

Bonjour !

     Pour me présenter rapidement, j’ai 20 ans, deux ans de PACES et un an de prépa pour les concours d’orthophonie derrière moi.  Les témoignages de l’APEO m’ont vraiment motivée et j’étais reconnaissante de celles qui avaient partagé le leur, donc je vous fais part du mien en essayant d’être le plus efficace possible pour que peut-être, vous aussi vous vous sentiez soutenus par ces traces d’un combat pour un métier de rêve !

     Voici deux conseils basiques mais primordiaux à mes yeux que je donnerais pour votre préparation :

Le premier, c’est de vouloir réussir en UN AN, et surtout d’ Y CROIRE. La première condition à la réussite est pour moi le mental, et je vous dis cela en connaissance de cause. Donc si vous vous lancez dans ce concours, lancez-vous à fond, c’est juste un an, vous ne regretterez pas ! C’est carrément accessible !

Deuxième conseil : travailler la gestion du temps. C’est certainement la plus grande difficulté pour ces concours, et les admissibles sont généralement nombreux à finir le sujet… En tout cas à Paris.

L’ECRIT

     Pour l’écrit, je me suis aidée des cours de ma prépa, j’ai eu la chance d’avoir une prof d’orthographe/grammaire/vocabualaire géniale, j’espère que c’est votre cas si vous avez choisi de faire une prépa privée. Sinon, pas de panique, j’ai complété ma préparation pour l’écrit avec les Vuibert : celui d’orthographe m’a beaucoup servi, j’ai fait presque tous les exercices type Paris qui étaient proposés. Et pour le vocabulaire, j’ai travaillé avec la 5ème édition des annales corrigées des Vuibert, il y aura sûrement une 6ème édition recensant les annales 2015, mais en tout cas dans le livre que j’avais il était dressé une liste précise des mots et expressions tombés à Paris depuis 1999 ; j’ai défini tous ces mots et expressions, ça prend du temps mais ça a vraiment été une des clés de mon admissibilité (les vacances de février sont très utiles pour ça, un peu avant le concours) ; de fait les mots reviennent souvent d’une année à l’autre dans les sujets de Paris, donc c’est un travail sûr. J’avais un répertoire et je relisais les mots tous les jours (je faisais 5 lettres par jour par exemple). Plus généralement je me suis beaucoup servi de ces annales corrigées du Vuibert pour le vocabulaire.

Et sinon, je m’étais fixé un timing pour gérer les épreuves : Sur l’heure et demie du concours écrit, j’avais prévu 3 quarts d’heure pour les épreuves de vocabulaire/orthographe/math et les trois autres quarts d’heure pour la compréhension de texte. Il me paraît important de prévoir du temps pour l’épreuve de compréhension sans se laisser surprendre car elle vient en dernier… C’est un piège ! Attention il y a 6 pages à lire ! Dans tous les cas il faut être rapide pour répondre, et je vous conseillerais de suivre votre intuition pour ne pas trop douter de vous et ne pas tergiverser pendant l’épreuve non plus : il faut vous faire confiance ! Vous avez travaillé, vous avez des connaissances et vous pouvez répondre aux QCMs en toute confiance ! Donc gardez bien l’objectif de finir le sujet pendant l’écrit sans perdre de temps. Cette organisation m’a valu la 50ème place à l’écrit, et je n’ai jamais été particulièrement douée, c’est que du travail !

L’ORAL

       L’oral a été plus compliqué. D’une nature anxieuse, j’appréhendais beaucoup d’avoir 4 yeux savants rivés sur moi pendant mes réflexions… J’ai travaillé avec ma mère pendant 10 jours en faisant tous les exercices du Vuibert Oral. J’ai mis l’accent sur les logatomes et listes de chiffres à répéter (Il n’y a finalement pas eu de listes de chiffres cette année). Aussi j’ai lu tous les témoignages des années précédentes et me suis servi de leur sujet pour traiter préalablement les réponses des questions à donner par écrit en 4 minutes. Le Vuibert Oral est très bien fait pour une documentation sur la profession, et se lit très facilement ! Il est important pour vous de le faire, et encore plus pour vous armer de connaissances pour l’oral, et pour vous pourvoir d’arguments pour cette place dans l’école que vous défendez ; bon au final je ne m’en suis pas servi pour mes oraux, mais ça m’a permis d’arriver peut-être avec un peu plus de confiance…

J’ai été convoquée à 15h30 avec le jury 17, mais je suis finalement passée à 16h40 après une longue attente devant la salle…

Voici dans l’ordre les questions et exercices qui m’ont été posés :

– Brève présentation : Age, filière du bac, ce que j’ai fait après le bac.

– Rétention de mots et de dates à répéter tout de suite puis en fin d’épreuve : apothicaire ; 06 février 1992 ; funiculaire ; 17 novembre 1935. J’ai pu tout redire en fin d’épreuve sauf la dernière date où j’ai dit 1936 au lieu de 1935 (je ne m’en suis souvenue qu’après)

– Termes à écrire, définir et placer dans une phrase : écholalie ; malaire ; naissain ; Franchir le rubicond ; La pluie du matin réjouit le pèlerin. Je n’ai pu définir que les deux dernières expressions mais j’ai tenté quelque chose pour chaque mot. Malheureusement, avec la subjectivité des oraux je pense que certains examinateurs mettent des petits dixièmes de point si la définition proposée par le candidat a un lien avec le vrai sens du mot et que d’autres ne mettent aucun point si la définition est inexacte… Donc tentez quelque chose au cas où ! J’étais très nerveuse  et je ne me suis plus rappelée des deux premiers mots alors que je les avais vus un million de fois… Je m’en suis voulue. Le Vuibert Oral propose tout une liste de mots qui peuvent plausiblement tomber à Paris, je vous conseille d’y jeter un œil car c’est assez juste ! Et en plus les mots reviennent à l’oral de Paris, tout comme à l’écrit !

– Question (ou sujet) à répondre par écrit en 4 minutes : “Illettrisme et dyslexie, convergences et divergences” avec comme mots imposés : “apprentissage, handicap, autonomie”. J’ai pu achevé une réponse mais très peu développée vu le temps limité. Mais j’étais contente de ne pas être coupée au milieu d’une phrase ! Je n’ai pas eu le temps de relire…

– Logatomes et mots à répéter. Un par un, assez simples. Je pense que cet exercice est à peu près réussi pour tout le monde, mais à condition de s’entraîner un peu sur les logatomes pour ne pas être surpris : ils devaient faire 9 syllabes maximum.

– Suites alternées de chiffres et de lettres : restituer le mot formé par les lettres, faire la somme des chiffres lorsque ce sont des chiffres pairs, et la soustraction lorsque ce sont des chiffres impairs… Alors j’ai un peu paniqué quand j’ai entendu la consigne ! Il faut bien se poser et demander calmement au jury de répéter si vous ne comprenez pas clairement ! C’est ce que j’ai fait  pour ne pas faire de hors-sujet, et ça a finalement peut-être été l’exercice que j’ai le mieux réussi dans ce néant… Et qui paraissait pourtant le plus compliqué.  En fait, dans chaque liste les chiffres étaient soit pairs soit impairs, ce qui éclaircit déjà pas mal l’intitulé de l’exercice. Pour vous donner une idée : “c24oas2s2er” donne “coasser10”. Idem, le Vuibert Oral propose ces exercices même si la consigne n’est pas exactement la même (ce ne sont que des sommes, mais rien ne vous empêche de changer la consigne, ça fait toujours un bon appui).

– Texte à lire à voix haute (sur les capacités de raisonnement de l’enfant), puis à résumer oralement après une minute de relecture silencieuse, et à titrer. Je me suis sentie bien sur la lecture, en revanche mon résumé à l’oral était déstructuré je pense. Je vous conseille de bien réussir à vous concentrer quand vous relisez le texte pour vous, ça m’a manqué et j’étais un peu dispersée pendant ce moment précieux qui nous est accordé…

– Textes à fautes : trouver 8 fautes dans un petit texte en 1min30. Le nombre de fautes vous est donc donné, c’est un bon point ! Attention à ne pas ajouter des fausses fautes cependant ! … J’en ai trouvé 5 ou 6 et j’étais sûre que c’étaient des fautes. J’ai hésité à en relever une dernière, et je me suis rendu compte en effet que c’était bien une faute mais j’ai préféré sur le moment rester prudente, tant pis ! Les fautes sont assez grossières, je n’ai pas d’exemples précis mais il ne fallait pas nécessairement avoir fait une prépa pour les repérer ! Les fautes plus subtiles sont en général axées sur les traits d’union, là oui la prépa ortho vous sert 😉

– Restitution des mots donnés en début d’épreuve.

– Puis la célèbre et incontournable question … “Avez-vous quelque chose à rajouter ?” .  Je les ai simplement remerciés pour leur accueil. Mais la dame du jury a manifestement cherché à en savoir plus sur moi “combien d’admissibilités ? Combien de concours passés ? Quelle idée de passer le concours de Paris quand on vient du Sud ?…” Et elle a bien fait, j’en ai profité pour lui dire que je voulais vraiment réussir Paris, parce que l’école a l’air top, que j’ai beaucoup de famille à Paris donc que je serais dans de bonnes conditions pour étudier,  et parce que les profs ont l’air bien… Ce par quoi elle m’a coupée : “Euh je vous le dis tout de suite on n’est pas prof”, – “Je sais ! Vous êtes deux orthophonistes qui n’avez rien à voir avec l’école”… Elle avait l’air amusée. Puis je n’ai pas essayé de me défendre davantage, je les ai encore remerciés, en leur disant que c’était une chance pour moi d’être ici, et de ne plus être cachée derrière des petites cases noircies et un numéro. -“Merci à vous d’être venue”, a dit le monsieur. Ça fait plaisir, mais ne peut préjuger en rien du résultat final, sachant que j’étais consciente d’avoir raté certains  exercices. Ne vous inquiétez pas pour le jury, il est généralement agréable et ne cherche pas à vous piéger. Parfois, pour vous déstabiliser ou inconsciemment, ils parlaient entre eux pendant que je réfléchissais (pendant la fameuse relecture notamment), mais c’est tout.

Je vous conseille d’une manière générale pour vos oraux de ne pas juste répondre merci si vous avez la chance de tomber sur cette question abstraite ; profitez-en pour leur dire pourquoi vous voulez vraiment être ortho, qu’est-ce qui fait votre plus et en quoi vous serez un(e) bon(ne) orthophoniste. J’ai été frustrée de ne pas avoir réussi à leur parler plus de moi alors qu’ils m’ont tendu la perche. Et vu mon intérêt pour la profession, avec un peu plus de courage j’aurais pu leur dire des choses. Mais je ne pense pas que ça compte beaucoup dans la note finale ou du moins dans mon cas ils ont surtout chercher à me cerner un peu mieux je pense. Ils étaient vraiment humains 🙂

          6 jours plus tard, j’apprends que je suis 20ème sur liste complémentaire. Un résultat qu’il faut prendre le temps d’encaisser même si on est à la fois soulagé de ne pas être recalé. Je ne me rendais pas compte à ce moment-là que c’était une chance d’être classée ainsi.

J’ai finalement été rappelée le 2 juillet, youpi 😀

Bon courage à vous chers candidats au concours d’orthophonie, croyez-y jusqu’au bout et allez optimiste à l’oral ! Les exercices que vous trouvez difficiles le sont pour tout le monde. Si vous êtes sur liste complémentaire comme moi, vous pouvez raisonnablement rester positifs : La liste est entièrement remontée l’année dernière (jusqu’à la 48ème place), et ce sera sûrement pareil cette année.

A bientôt peut-être, en espérant vous avoir un peu aidés.