Témoignages 2014

CamilleLaureAmélieAgatheCarolineManonJustine

Camille

C’était ma première année de concours. Je n’ai pas fait de prépa, je suis une reconvertie donc je n’avais ni le temps ni l’argent, mais j’ai travaillé d’arrache pied avec les Vuiberts et autres annales en tout genre, ainsi que les fabuleuses dictée de Bruno Dewaele.

J’ai passé 3 concours, celui de Lyon (qui m’a paru très difficile et où il fallait être ultra rapide), celui de Bordeaux (très littéraire et très rapide aussi) et celui de Paris. J’ai été admissible à tous et ADMISE à Paris! (celui que je voulais, étant parisienne!)

Pour me préparer à l’oral, j’ai appris les définitions de langue,  langage, communication, orthophonie… Tous les termes qui pouvaient éventuellement tomber. J’ai aussi sollicité tous les gens que je voyais pour me faire répéter des logatomes, des séries de chiffres à l’envers, des mots à garder en mémoire le temps de nos entrevues, le jeu du dictionnaire, etc. J’ai lu à haute voix tous les soirs. J’ai dû passer 15 jours à faire ça une à deux heure par jour.

Le jour J arrivé, j’étais évidemment très stressée, comme tout le monde. On se dit que c’est si beau d’arriver à franchir la barrière de l’écrit que notre destin tient à cet oral.
L’attente devant la porte de ma salle m’a paru interminable…

Enfin la porte s’ouvre, les dames qui m’accueillent sont absolument charmantes, grands sourires, mon stress redescend vite.
Elles examinent ma pièce d’identité et me disent que j’ai donc 19 ans… et non 29 mesdames! On rigole, ça va, je ne fais donc pas encore mon âge!

On commence par une question métier: il faut répondre par écrit sur un feuille en 4 minutes: qu’est ce que le handicap? sans utiliser déficience, incapacité et… un autre mot. J’ai rédigé une douzaine de lignes en essayant de faire au mieux. Pas évident quand on est surveillé!

Puis 4 mots à retenir: chat mentalité pelouse insouciance. Ma technique à moi était de faire une phrase avec ces mots: « Le chat a une drôle de mentalité quand il marche sur la pelouse avec insouciance »… Et oui, on n’est pas aidé, il faut absolument trouver un contexte, c’est le seul moyen de broder si on bloque!

L’exercice psychotechnique: sur une feuille se trouvent des vignettes éparpillées de couleurs contenant chacune un chiffre et une lettre (on ne voit pas cette feuille avant d’avoir les consignes).
L’examinatrice donne une série de 5 couleurs à retenir (par exemple vert-rouge-bleu-noir-vert), et seulement à ce moment là, on nous met la feuille de vignettes sous les yeux et il faut former un mot à l’aide de la suite de couleurs qu’on a retenue. Ensuite, elle donne une série de 7 chiffres, et là encore, il faut retrouver le mot parmi les vignettes… Parfois ce ne sont pas de vrais mots, ce qui complique la chose puisqu’on ne peut pas s’aider de notre intuition!  Et enfin pour corser le tout, une série de 7 couleurs!
Je me suis aidée de mes doigts, en les posant sur les vignettes au fur et à mesure, car c’est assez déstabilisant de se souvenir à la fois de la suite de chiffres / couleurs, à la fois des lettres qui forment progressivement le mot (d’autant plus s’il n’existe pas!). Ne surtout pas hésiter à bien prendre son temps pour ne pas commettre d’erreurs!
J’ai fait un sans faute, elles me l’ont signalé à la fin et ça m’a boosté pour la suite.
(Je m’étais entrainée sur des exercices de mémoire assez difficiles, comme de la rétention de séries de 9 chiffres, à l’endroit, à l’envers, de phrases longues à redonner à l’envers, du coup 7 chiffres et 7 couleurs ne m’ont pas paru insurmontable).

Des logatomes à répéter. Puis enlever le 3e son du mot entendu. J’ai enlevé une syllabe entière au lieu d’un son… (la faute à des exercices de préparation effectués chez moi où seules les syllabes comptaient!). L’examinatrice me l’a dit et j’ai réussi les suivants.
Elle m’a aussi donné le mot « immatriculation », et je devais intervertir les syllabes 2 et 4… pareil s’aider de ses doigts pour visualiser un mot peut aider.

L’exercice de vocabulaire: quand on s’est bien préparé pour l’écrit de Paris, il y a de fortes chances de tomber sur des mots que l’on connaît. Les miens étaient: épigone, pérorer, galénique, matois et je ne me souviens plus du dernier.
Je les connaissais tous sauf galénique. J’ai donc inventé une définition qui les a fait rire: « ça doit être une sorte de roche lunaire » (j’ai certainement pensé galet / galénique …) et finalement ça signifie pharmaceutique… Bref, c’est passé avec un peu d’humour comme je connaissais bien les autres mots!

Ensuite, il y avait un texte à lire à haute voix sur les bienfaits de la lecture pour le cerveau. Assez simple à comprendre. Je l’ai titré de manière très bateau mais je ne pense pas qu’il fallait se prendre pour Shakespeare ici. L’important est vraiment de montrer qu’on a très bien compris de quoi il s’agissait. Je pense l’avoir assez bien lu, j’ai fait comme si ce texte était passionnant et j’ai essayé de faire ressortir les détails dans mon intonation (les termes entre parenthèses, les fins de phrases, les citations, etc).

Pour finir une dictée à corriger. En 1 minute 30 repérer 8 erreurs. Difficile! J’en ai raté quelques unes, le temps étant vraiment minuté. Ici, je pense qu’il ne faut pas hésiter une seconde, corriger au fil de la lecture et ne pas compter le nombre d’erreurs car pas de possibilité de relecture! Et puis j’ai restitué les 4 mots du début de l’entretien, sans trop de difficulté. Elles m’ont remercié et c’était fini!

J’avais la sensation en sortant d’avoir réussi, même si l’on n’est jamais sûr tant qu’on n’a pas vu son nom sur la liste! Les 15 jours suivants, j’ai oscillé entre surexcitation et désespoir, jusqu’au moment des résultats:  j’ai fini 6ème du classement principal, j’étais aux anges!!! 

Laure

Le jury était composé de deux femmes. Quand je suis entrée dans la salle, elles m’ont simplement demandé mon âge et ma série du bac puis nous avons commencé les exercices. 

J’ai d’abord eu une question posée à l’oral mais à rédiger à l’écrit sur la vérité. Je ne me souviens plus de l’intitulé mais j’avais 3 mots imposés : lâcheté, compromis et bonheur. J’avais 4 minutes pour écrire, chrono en main. J’ai réussi à placer les 3 mots mais c’est allé très vite et j’ai eu l’impression d’écrire des banalités bien que je soignais le vocabulaire et la syntaxe.

Elles m’ont ensuite donné 4 mots à retenir, et à redonner à la fin de l’entretien (dans l’ordre de préférence) : Tulipe, quintessence, triangle, sournoisement.

Viennent ensuite les exercices de mémoire, le premier était assez complexe, il fallait répéter une série de couleurs et ensuite le jury me présentait une feuille où il y avait une lettre dans chaque rond de couleur, il fallait lire le mot (ou le non-mot) que composait cette suite. Je n’avais pas bien compris la consigne au début donc j’ai raté le premier et peut-être le deuxième mot mais j’ai réussi la suite.

Le deuxième exercice était plus simple, il fallait répéter des mots ou des logatomes immédiatement, puis les répéter selon la consigne du jury (ajout/suppression d’un son ou d’une syllabe : attention à bien faire la différence entre les deux !). Je pense avoir bien réussi cet exercice.

Exercice suivant, les 5 mots de vocabulaire, comme chaque année ! Je suis tombée sur : comminatoire, oreillard, vaquer, componction et musarder. Il fallait épeler les mots, les définir puis les mettre dans une phrase. (Je pense avoir réussi à bien épeler les 5 et à définir correctement 4 mots)

Ensuite j’ai eu un texte à lire, à résumer (après un temps de relecture du texte en entier) et à titrer, il s’agissait d’un texte sur le temps de pause dans les conversations entre les interlocuteurs. Le texte était compréhensible donc relativement accessible.

Vient l’épreuve de la dictée à corriger, 1 minute 30 pour entourer 8 fautes (les fautes et non les mots!). J’ai réussi à en trouver 5 dont j’étais sûre et j’ai préféré ne pas prendre de risque pour les 3 dernières.

Elles m’ont enfin demandé les 4 mots (que j’ai réussi à redonner !) et elles m’ont dit : « c’est fini ». Bizarrement elles m’ont en fait posé beaucoup de questions : « Depuis combien de temps préparez-vous le concours ? » « Êtes-vous en prépa ? » « Depuis quand voulez-vous être orthophoniste ? » « Dans quels domaines voudriez-vous vous spécialiser ? » J’ai essayé de placer toutes mes motivations ici et tout ce qui pouvait constituer un atout, tout en répondant à la question et sans faire de hors sujet.

Je les ai remerciées, et puis je suis partie.

Elles étaient très souriantes et avenantes, et cherchaient à mettre à l’aise. Quant à moi j’étais stressée au début, mais tout au long de l’entretien je me suis peu à peu détendue.

Amélie

J’étais convoquée à 10h40. Je suis donc arrivée un peu en avance et tout le monde m’a rassuré sur le fait que le jury n’était pas la pour démolir les candidats. Le stress est donc un peu descendu. A 10h40, la directrice de l’école a appelé la vingtaine de candidats passant à la même heure que moi. (NB : tous les candidats passant à la même heure avaient le même oral). J’étais avec le jury 12bis (pas de jury 13 cette année pour éviter les superstitions !). Je suis ainsi passée vers 11h15 avec deux femmes, l’une me posant toutes les questions, l’autre écrivant sans cesse.

Dès que je suis arrivée elles m’ont demandé mon âge puis le bac que j’ai fait. Puis, j’ai eu une question à laquelle je devais répondre en 4 minutes à l’écrit. Elle portait sur la vérité et les consensus. Je devais utiliser les mots « lâcheté », « bonheur », et un troisième dont je ne me souviens plus. Question assez difficile à traiter en rapport à l’orthophonie en seulement quatre minutes. Une fois la question terminée, elles m’ont donné quatre mots à répéter tout de suite dans l’ordre, puis à redonner à la fin de l’entretien. Il y avait « tulipe », « triangle », « quintessence » et je ne me souviens plus du dernier. Elles ont directement enchaîné donc pas très pratique pour faire une phrase mnémotechnique !

Place à l’exercice de rétention numéro un. Il y avait des ronds de couleur avec des lettres à l’intérieur, puis des chiffres en dessous, comme cet exemple :Ex cercles

 

Exemples inventés :

4 – 7 – 6 – 3 : on répète la série, puis on donne le mot (logatome ou non). : MONI

Rouge – vert – orange – jaune – gris : on répète les couleurs, puis on donne le mot : INOUI

Les séries sont montées jusqu’à 7, la septième étant avec des couleurs.

Le deuxième exercice de rétention consistait à répéter un mot, puis à supprimer des syllabes et/ou en inverser dans des mots ou des non-mots. Il fallait faire attention à la nuance entre « son » et « syllabes ».

Exemples inventés :

Réverbération : inverser la 1 et la 3è syllabe : béverrération.

Lafudibul : retirer le dernier son : j’ai retiré « bul » et du coup je pense m’être trompée.

Ensuite place aux mots de vocabulaire : épeler, définir puis placer dans une phrase les mots suivants : comminatoire, musarder, oreillard, componction, vaquer. Je les connaissais tous, et ai donné les deux définitions d’oreillard, je pense que ça peut être un plus.

Texte à lire puis à résumer. Il portait sur l’échange dans la communication et sur le fait que les sociétés ne s’accordaient pas le même temps de pause entre chaque parole. J’ai buté sur plusieurs mots à cause du stress sans doute. Mais je pense qu’il faut garder le sourire et tenter de lever la tête. J’ai donc décollé ma feuille de la table, même si je n’ai pas énormément croisé leur regard. Puis j’ai fait mon résumé, qu’elles recopiaient. Il fallait également donner un titre et une problématique.

Elles m’ont ensuite demandé de répéter les 4 mots du départ : je me souvenais de trois d’entre eux.

Enfin un texte à corriger en 1 minute 30 avec 8 fautes à trouver. J’ai retrouvé notamment le « faite du pommier », « elle s’est faite oublier », « arrive les chuintements et les sifflements ». J’en ai entouré une sur laquelle j’avais un doute puisque je n’avais pas trouvé la huitième. Les fautes étaient assez grossières !

Et là, la dame me regarde puis me dit « voilà c’est fini ! », elles m’ont redonné ma convocation et je suis donc sortie. Surprise de n’avoir eu aucune question de motivation alors que beaucoup en ont eu. Je suis un peu déçue sur ce point… Mais au final la bonne nouvelle est tombée quelques jours plus tard : J’ETAIS ADMISE ! Ca y est, on peut souffler pendant un long été en attendant la rentrée tant attendue 

Agathe

Tout d’abord le jury était composé de deux femmes (une orthophoniste et l’autre je ne sais pas). Elles étaient très gentilles et mettaient à l’aise. Elles rigolaient avec moi, faisaient des petites blagues …
Bref le stress est redescendu d’un coup.

Elles ont commencé par me demander mon nom et mon âge, quel bac j’avais fait.

Ensuite j’ai eu la question écrite de 4 minutes. “Qu’est ce que la remédiation?” avec les mots “réhabilitation”, “efficience” et je ne me souviens plus du 3ème. Pour tout avouer, cette question m’a déstabilisée dès le début car je n’avais pas d’idée. Je ne voyais pas clairement ce que c’était. Alors je me suis débrouillée : dans remédiation il y’a remède donc je me suis dit que c’était le fait de pallier un dysfonctionnement ou un problème… Et j’ai réussi à caser 2 mots sur les 3.
Elles m’ont donné 4 mots que je devais répéter directement après puis plus tard. (fruit-dissolution- …)
J’ai eu l’épreuve technique. elles me donnaient une suite de couleurs ou de chiffres que je devais redonner dans l’ordre, puis elles me donnaient une feuille où chaque couleur correspondait à un chiffre et une lettre et je devait reformer un mot ou un non-mot avec la suite donnée auparavant. J’ai trouvé cet exercice plutôt simple, surtout qu’il n’y pas plus que 8 chiffres à retenir.
Le deuxième exercice technique était de répéter des mots ou des non-mots, puis de remplacer le (2ème par ex)  son par le (4ème par ex), etc… exercice paraissant simple mais il ne fallait pas confondre son et syllabe… Et il me semble m’être trompée pour le dernier mot.
Après j’ai eu l’exercice de vocabulaire avec les mots vicissitude, olivaison, quiddité, ichtyologie, et je ne me souviens plus du dernier. Je connaissais vicissitude et ichtyologie. Mes définitions pour olivaison et quiddité allaient dans le bon sens mais étaient peut être trop approximatives.
L’épreuve de résumé était plus simple que celle effectuée en oral blanc dans ma prépa. Le texte portait sur l’influence des loisirs (surtout les jeux vidéo, les écrans, l’ordi, la téléréalité etc…) sur la réussite scolaire des enfants. J’ai dû le lire en entier à voix haute puis une seconde fois dans ma tête. Durant cette seconde lecture , le jury est déstabilisant car il en profite pour parler des exercices techniques, et on a tendance à vouloir écouter, mais c’est une très mauvaise idée, sinon on ne se concentre plus sur le texte. Sinon aucune difficulté dans cet exercice. Il fallait aussi donner un titre.
J’ai ensuite dû redonner les mots : j’en ai dit 3 sur 4…
Puis enfin j’ai eu un texte à corriger avec 8 fautes en 90 secondes (un extrait de Premier de cordée il me semble de Frison-Roche) j’ai entouré 5 fautes… Mais elles ne sont pas évidentes à trouver…
A la fin de l’entretien, elles m’ont demandé si j’avais quelque chose à rajouter, point positif car j’ai pu présenter mes motivations et on en a parlé pendant quelques minutes.
L’orthophoniste présente a vérifié ma déglutition, qu’elle trouvait limite entre secondaire et primaire… Elle a donc préféré le noter sur ma feuille même si, selon elle ça n’influence en rien l’admission.

Caroline 

Je suis entrée, il y avait 2 femmes (jury 1 : très antipathique, c’est elle qui prenait des notes… Et jury 2 : un peu plus gentille… Mais c’est un grand mot… Elle me donnait les énoncés).

J’ai dit bonjour en souriant, j’ai posé mes affaires et j’ai demandé si elles avaient besoin de voir ma convocation (pour ouvrir le dialogue… Elles étaient froides) . Elles ont simplement réclamé ma pièce d’identité, demandé mon âge et mon bac. Elles m’ont invitée à m’asseoir et on a commencé tout de suite.

Question à l’écrit en 4 minutes. Ils donnent 2 fois la question et les mots à placer ou interdits :

Qu’est-ce que la remédiation ? En utilisant efficience, restauration (et un 3e mot que je n’ai plus en tête)

Catastrophe sur la question… Je ne savais pas du tout ce que c’était…. J’ai mis 2 mots sur 3 … Et j’ai répondu de manière très vague en mettant 3 lignes… Et en parlant de rééducation… pallier les pertes… Catastrophique !

(Les filles d’avant auraient apparemment eu : qu’est-ce que la communication ? )

Ensuite 4 mots à retenir et à restituer à la fin : métal, fruit… (Et deux autres.. Je n’en ai restitué que 3/4)

Les logatomes et mots : Cet exercice consistait à devoir remplacer la 1ère syllabe par la 3ème, enlever le 3ème son, etc. Je crois que ça a été ! 

Retention :
On nous donne plusieurs chiffres à restituer tout de suite et à garder en mémoire. On nous montre ensuite une planche avec des cercles de couleur, sur chaque cercle il y a un chiffre et une lettre…
Puis on doit donner le mot formé par les lettres correspondant aux chiffres donnés en rétention (ça peut être des mots ou des non-mots).
Même exercice avec une serie de couleurs que l’on vous donne et vous devez trouver le mot.

Je crois que ça a été là-dessus aussi !

Texte à lire, à titrer et résumer. Avec temps de relecture et j’ai pris mon temps. C’était un texte assez simple concernant l’impact des loisirs et jeux vidéos sur les résultats scolaires. Avec une petite enquête. Je crois m’en être pas trop mal sortie… J’espère !

Le vocabulaire :
Quiddité, olivaison, vicissitudes… Et je ne sais plus pour les deux autres. Autant vous dire que ça n’était pas faramineux… J’ai en plus employé vicissitude au singulier… Bien joué Caro !

Texte à fautes : 8 fautes à entourer en 1min30. J’ai trouvé 5 ou 6 fautes je crois.

Restitution des mots dans l’ordre. J’en ai restitue 3/4.

Question a la fin:
Jury 2: vous avez 23 ans ? Donc vous avez fait plusieurs années de prépa ?

Moi : Non qu’une seule.

Jury 2 : Alors qu’avez-vous fait avant ?

(Jury 1 avait la tête dans ses feuilles)

Moi: j’ai eu mon bac très jeune, à 17 ans tout juste. J’ai fait des études de cinéma, j’ai été assistante réalisateur et j’ai fait du chant lyrique en conservatoire, et si je suis là c’est parce que …..

Jury 2 me coupe tout de suite : Vous avez fait une prépa ?

Moi : Oui.

Jury 1 (se réveille et devient souriante): et vous avez arrêté le chant ?

Moi: oui j’ai dû arrêter cette année car je me suis concentrée sur mon concours.

Jury 1 : et vous comptez reprendre ?

Moi : oui parce que ça me fait beaucoup de bien et parce que je pense que l’orthophonie et le chant sont compatibles, que c’est intéressant de faire les deux.

Jury 1: une de mes amies est orthophoniste et chanteuse lyrique..

Moi: ah c’est intéressant ! Et elle travaille avec des chanteurs ?

Jury 1 : non, mais elle fait les deux. Elle a arrêté le chant pour devenir orthophoniste et quand elle est devenue ortho, elle a eu plein de propositions de chant..

Moi : c’est drôle, la vie parfois !

Jury 1: elle est entre les deux maintenant.

Moi : ah oui je peux comprendre, ça doit être très intéressant pour elle !

Jury 1: oui. Merci bon courage et au revoir.

Moi : merci a vous, bon courage pour la fin de votre journée !

Manon

Mon jury était composé d’un homme et d’une femme, tous les deux plutôt avenants

On a commencé par la question : Est-ce que le langage sépare ou rapproche les individus ? Sans utiliser les mots échange, conflit et social. 

Ensuite mots à retenir : table, invisibilité, pièce, impassible

Exercice de rétention : il fallait associer des chiffres ou des couleurs à des lettres afin de formuler des mots (fabuler est tombé pour moi par exemple)

Exercice de logatomes : mots à répéter entièrement un par un puis il fallait supprimer le 3ème son du mot ; supprimer le dernier son du mot suivant ; remplacer la première syllabe par la troisième dans le logatome suivant,…

Vocabulaire : épeler, définir et placer dans une phrase les mots comminatoire, oreillard musarder, vaquer et componction

Texte à résumer après une lecture à voix haute : 

 

Beaucoup de parents s’inquiètent de l’usage par les adolescents de Facebook, My­Space ou autres sites de réseaux sociaux. N’y a-t-il pas un risque pour leur enfant de créer des relations amicales artificielles qui se substituraient aux rencontres réelles, ou de faire de « mauvaises rencontres » et de subir des mauvaises influences ? Une étude est de nature à les rassurer. Elle suggère que de telles pratiques ne sont pas si dangereuses. Du moins, pas pour ceux qui se portent bien…

Amori Yee Mikami, professeure de psychologie à l’université de Virginie, et son équipe ont comparé la vie relationnelle de 92 adolescents dans le monde « réel » et dans celui de leurs réseaux sociaux. Il apparaît que les jeunes gens sociables, ayant des relations positives avec de nombreux amis, ne font qu’enrichir le nombre de leurs relations par l’intermédiaire des réseaux sociaux d’Internet. Par contre, les adolescents plus solitaires ou qui ont des problèmes pour se faire des amis dans la « vie réelle » fréquentent peu ces sites et éprouvent également des difficultés à y nouer des contacts. Enfin, ceux qui manifestent des troubles (agressivité ou dépression) recherchent sur les sites des gens qui leur ressemblent. En d’autres termes, les sites sociaux ne se substituent pas aux relations réelles, mais les renforcent. Elles n’ont de « mauvaises influences » que sur ceux qui ont déjà des comportements pathologiques.

L’intérêt de cette étude est de comparer le comportement et la sociabilité de ces sujets à des évaluations effectuées sur eux huit ans auparavant, alors qu’ils n’avaient que 13 ou 14 ans. Il en ressort que la qualité de leurs relations sociales est restée stable. Cela relativise donc fortement l’impact des sites Internet sur la sociabilité habituelle des jeunes.

« Les parents des jeunes adolescents sans problème n’ont pas à s’inquiéter de l’influence des sites sociaux », résume A.Y. Mikami. En revanche, prévient-elle, ces sites ne compensent ni la solitude ni les difficultés relationnelles, et renforcent les penchants morbides des adolescents « à problèmes ».

Amori Yee Mikami et al., « Adolescent peer relationships and behavior problems predict young adults: Communication on social networking websites », Developmental Psychology, vol. XLVI, n° 1, janvier 2010.

 

Texte a fautes : 8 fautes à souligner en 1 minute 30. 

Restitution des mots

Petites questions supplémentaires : qu’avez-vous fait avant ? Une prépa ?

 

Justine

J’étais convoquée à 13H30 pour le premier entretien de l’après-midi, donc quand je suis arrivée devant la salle, je n’ai pas eu à attendre, elles m’ont fait rentrer tout de suite. Ça m’a un peu déstabilisée sur le coup, mais finalement ce n’était pas plus mal.

Elles m’ont demandé mon nom, prénom, âge, et les épreuves ont tout de suite commencé.

1ère question, à l’écrit, en 4m30 : ” le leadership est (aussi) un phénomène féminin “. Pas vraiment une question, mais plutôt une phrase à commenter avec 3 mots imposés : sociétal, hiérarchie et ? (féminin je crois). Je m’attendais à une question plus axée sur la profession d’orthophoniste, sur le handicap, ou sur la rééducation, donc j’ai été très surprise. Je pense avoir raconté des banalités…

– Ensuite, elles m’ont donné les 4 mots à mémoriser et à restituer à la fin de l’entretien. J’en avais 3 sûrs, le dernier moins, j’ai tenté quand même… Elles n’ont pas fait de commentaire. Les mots : table, marteau, indifférence, spéculation.

La rétention: Apparemment cette année nous avons toutes eu la même chose. Il fallait retenir une suite de chiffres, les redonner immédiatement, et ensuite à l’aide d’un code chiffre-lettre, donner le mot ou logatome formé par les chiffres. De même avec une suite de couleur, qui avaient des correspondances en lettres. Je pense avoir bien réussi cet exercice. Deuxième exercice : Restitution de logatome ou de mot auquel il fallait travailler sur les sons et les syllabes (Répéter en enlevant le 3e son, en remplaçant la 3e syllabe par la 1ère…) La principale difficulté de cet exercice était de ne pas confondre son et syllabe. Je pense avoir bien réussi aussi.

Texte à lire à voix haute et à résumer: Il traitait de la maladie d’Alzheimer, et des moyens de retarder leur placement en maisons spécialisées. J’ai peut être lu un peu vite, mais je n’ai pas buté sur les mots, et j’ai essayé de les regarder pendant la lecture. Pendant ma relecture personnelle, elles n’arrêtaient pas de commenter mes exercices de rétention ou ma question de départ, et j’avais du mal à me concentrer sur le texte. Je pense avoir bien réussi le résumé, j’ai pu redonner toutes les idées que je voulais.

Vocabulaire :Contrit, truisme, gélif, lucifuge, et collusion J’en connaissais 4, pour lucifuge j’ai essayé de m’aider de l’étymologie et j’ai dit que ça voulait dire “qui repousse la lumière”, pas vraiment ça, mais pas trop à côté non plus…

Texte fautif en 90s Je n’ai trouvé que 5 fautes… J’ai préféré entourer que ce dont j’étais sûre pour ne pas perdre de points.

– A la fin, elles m’ont demandé si j’avais quelque chose à ajouter, j’en ai profité pour caser mes motivations. Elles ont enchaîné en me posant des questions sur mon parcours, et sur mes autres admissibilités.

Elles étaient très sympathiques et agréables. Je suis quand même sortie un peu frustrée de la rapidité de l’entretien, et avec l’impression de ne pas avoir donné tout mon possible… Mais bon… On verra !