Témoignages 2008

 

VirginieLauraAudeCamilleClaireJulieAnonyme

Virginie

Alors voici comment cela s’est passé pour moi :

L’écrit

Ayant déjà un cursus universitaire derrière moi, j’ai d’abord tenté de le préparer toute seule tout en bossant à côté ! Harnachée des mes 2 Vuibert orthographe et vocabulaire, avec moult autres bouquins de dictée, de culture générale….j’ai essayé de bosser tous les jours ! Mais cela fut très difficile d’être rigoureuse… et de cibler son travail ! Résultat : j’ai été recalée à Paris, seul concours que j’ai présenté. Après cet échec, je me suis inscrite en prépa afin d’optimiser mes chances de réussite ! Sans faire de publicité pour les prépa, cela m’a permis d’avoir une préparation de qualité pour chaque ville présentée, un entraînement pour tous les oraux et surtout une préparation pour la gestion du stress grâce à de nombreux concours blancs !

Ayant l’expérience d’une préparation au concours avec ou sans prépa, je pense qu’on peut réussir dans les 2 cas, mais il est essentiel d’être rigoureux, de cibler son travail et surtout de favoriser le travail en groupe afin de s’évaluer un peu.

Après cela, tout reste à prouver le jour J !

Après mes erreurs de l’an passé (mauvaise gestion du temps, concentration troublée par le bavardage des examinateurs…), j’ai donné tout ce que je pouvais lors de l’écrit. De nature stressée, je suis restée ultra-concentrée pendant 1h30. Le vocabulaire -grâce au Vuibert, ne m’a pas paru compliqué: tous les mots étaient relativement courants. Le texte était lui aussi accessible avec un thème simple : l’argent et le bonheur. Finalement la grammaire m’a déstabilisée car il y avait quelques questions auxquelles je ne savais pas répondre. Le tout est de ne pas paniquer ! Si cela est difficile pour nous, cela l’est forcément pour les autres !

L’oral

Ensuite, une fois la lettre magique reçue, l’oral tant attendu :

2 examinatrices m’ont accueillie en tentant de me mettre à l’aise. Pendant que l’une parlait, l’autre prenait des notes en me regardant de la tête au pied (elle s’est même penchée pour regarder mes pied !). Rapidement, elle m’ont demandé mon parcours… puis m’ont donné 4 mots à retenir (œillet, réverbère….).

Elle m’ont ensuite posé la fameuse question sur le rapport entre le langage et les inégalités et le rapport des deux avec l’orthophonie. Pour répondre j’ai d’abord présenté les choses de façon très générale, en parlant du langage et de l’école, des milieux sociaux qui peuvent varier… Puis j’ai casé des exemples personnels en parlant du handicap ! Puis j’ai parlé du rapport à l’orthophonie en tentant de définir le métier dans cet axe. Il faut autant que possible essayer de construire sa réponse et traiter chaque point. Et je ne sais pas si cela leur a plu, mais brusquement elles ont eu envie de se présenter ! J’avoue que cela m’a mis encore plus à l’aise… 

Ensuite, il y a eu les exercices avec les mots à épeler, définir et placer dans une phrase ! Une semaine avant, j’avais essayé de glaner le plus d’infos possible sur Internet en fouillant sur les forums. J’ai listé tous les mots qui étaient tombés les années précédentes ! Cette méthode m’a porté chance puisque 4 mots sur 5 étaient tombés 2 ans auparavant (cf. métairie, draisine, glose…).

D’autres exercices similaires ont suivi (répéter des logatomes, former un mot et donner un résultat d’addition à la suite d’énumération de lettres et chiffres de leur part).

Puis il y a eu la dictée….qui a bien failli m’envoyer dans les choux ! J’ai trouvé cette épreuve difficile car j’avais arrêté mon entraînement de dictée à la fin des concours écrits. Les examinatrices ne répètent pas leur phrase et la relecture est interdite ! La concentration est donc de rigueur ! De plus, continuez à faire des dictées jusqu’à la fin !

D’une manière générale, les examinatrices ont été accueillantes, agréables. Elles n’ont pas cherché à me piéger. L’entretien dure peu de temps il est vrai, mais il permet de parler très rapidement de soi (mais pas avec tous les examinateurs, je crois !) et surtout d’être évalué sur les exercices et surtout sur la dictée.

Bonne chance à tous les nouveaux concourants en espérant que ce témoignage vous servira !

Virginie C.

 

Laura

Coucou, je vais écrire un petit truc, histoire d’en rassurer quelques uns même si je ne suis pas sûre d’être le meilleur exemple qu’il soit !

Tout a démarré il y a maintenant quelque 1 an et demi… L’orthophonie, un moyen d’allier le soin à ma passion pour le langage… Après m’être découvert une aversion pour les études de médecine et une passion pour les Sciences du Langage, je me suis mise à penser à l’ortho… J’ai donc regardé les différents concours, acheté un bouquin Vuibert d’annales et surtout surtout, l’arme fatale, les Dicos d’or de Pivot ! Pourquoi ? Parce que ça, pour quelque concours, ça te prépare, en faisant des dictées, déjà c’est le fun, tu entraînes tes parents, tes colocs, ton amoureux(se) dans l’histoire et c’est tout de suite beaucoup plus drôle de réviser ! Et en plus ça recoupe pas mal de matières ! Orthographe bien sûr, mais aussi conjugaison, grammaire et vocabulaire avec la version corrigée et détaillée ! C’est vraiment génial !

Je n’ai fait aucune prépa, je me suis éclatée en Sciences du Langage (18 heures de cours par semaine), je n’ai pas arrêté de vivre une seule seconde, je me suis juste obligée à faire ces dictées régulièrement ! Mais le vrai secret c’est la dédramatisation, enfin pour moi ! Comme je me suis persuadée que je ne jouais pas ma vie à ce concours, que tout n’était pas fini si je n’étais pas ortho (et oui la Recherche en SCL c’est génial mais pour vous ça peut être carrément autre chose, le cheval, le tamtam, peu importe) et ben le stress était loin, je n’imaginais même pas passer les écrits (Lyon et Paris) et j’ai fini 20e à Paris et sur liste d’attente à Lyon…

Ce qui a joué à Paris, c’est l’oral, la note la plus importante, j’ai été moi-même mais rigoureuse, je me suis plantée à l’exo de définition des mots mais sans paniquer je l’ai avoué, puis j’ai repris et j’ai trouvé la bonne (approximative) définition ! Ils attendent sûrement des gens capables de rebondir et pas tétanisés par le stress !

Si vous voulez des infos, vous pouvez me contacter lalaura@mageos.com mais j’avoue ne pas avoir été la plus rigoureuse dans la préparation du concours, mais une preuve que parfois… ! En tout cas, faites-vous un minimum confiance, ne pas venir les mains dans les poches, mais déstressez !

Bon courage, en espérant vous croiser aléatoirement dans les couloirs (enfin non les allées, les rues, les routes ! de la Salpêtrière !)

 

Aude

Alors la préparation du concours de Paris: principalement en travaillant le vocabulaire du Vuibert et en faisant et en refaisant les annales. Sinon je pense qu’un travail régulier de toutes les autres matières est indispensable (d’autant plus si le concours doit changer cette année).

En ce qui concerne les conditions du concours: alors les halles de Rungis sous une chaleur étouffante, il y a mieux, mais au moins on est toutes logées à la même enseigne et avec un peu de chance certaines candidates feront un p’tit malaise et hop l’écrit est raté ! (bah heu oui c’est un concours et tout compte… même la chance ou la poisse). Il faut aussi se concentrer, et donner son maximum jusqu’au bout de l’épreuve et se dire que rien n’est perdu car on n’est pas à l’abri d’avoir une bonne surprise de la part du facteur courant juin !

Sinon en se qui concerne l’oral: ne pas paniquer (oui c’est facile à dire je sais) ! surtout travailler l’épreuve de dictée, car elle compte beaucoup dans la note de l’oral et c’est principalement l’oral qui donne le classement final ! Faire attention au respect des consignes (c’est bête mais quand on doit répondre à une question en évitant certains mots, avec le stress ce n’est pas toujours évident d’y arriver) et en ce qui concerne la rétention : s’entraîner dès qu’on a le résultat de l’oral à répéter de longues phrases, des séries de chiffres et de lettres à remettre dans le bon ordre. Et si malgré tout on est sur liste complémentaire… prier pour qu’elle remonte jusqu’à vous… et se dire qu’elle remonte quand même d’une quarantaine de places environ chaque année donc tout n’est pas perdu ! Si malheureusement ça ne passe pas cette année, ne pas se décourager, car c’est un concours certes difficile mais accessible et d’autant plus avec un chouïa d’expérience (et de travail) de plus.

Surtout courage aux futurs candidat(e)s ! Ca vaut le coup!

 

Camille

Que de souvenirs, cette préparation au concours de Paris…

L’écrit

Tout d’abord, je pense qu’il faut fournir un travail assidu et constant. Ce concours a un avantage, c’est qu’il est assez similaire d’une année sur l’autre… J’entends bien au niveau de la forme des questions ! Il faut donc refaire et refaire les annales et ne pas faire d’impasse, notamment pour l’orthographe et le vocabulaire. Quant aux questions de texte, je trouve que c’est vraiment aléatoire ! Bien sûr il faut s’entraîner durant l’année, mais on ne sait jamais sur quel texte on va tomber donc suspense jusqu’au dernier moment… (Le plus dur pour moi…). Enfin pour les questions de logique, il faut bien se concentrer et normalement tout roule !

Cependant je pense qu’au-delà du travail, il est important de bien s’entourer, c’est à dire d’avoir de bonnes amies sur qui on peut compter quand le moral est en berne (chose fréquente durant les concours…). Mon expérience perso m’a d’ailleurs montré qu’un travail à plusieurs était plus bénéfique et surtout plus sympa… 😉

L’oral

Quant à l’oral… vaste programme ! Allez je plante le décor, j’ai fait deux années de prépa… La première année, j’ai réussi à aller jusqu’à l’oral mais hélas recalée à deux places près… Ce qu’il faut se dire c’est que je n’étais pas vraiment prête à affronter le jury… Je crois que l’euphorie d’être admise à l’oral m’avait fait un peu oublier la difficulté de cet exercice… Tout y passe : vocabulaire, orthographe, rétention, synthèse, motivation… Bref, je crois que je ne mettais pas assez entraînée…

Après une petite déprim’ estivale, une nouvelle dose de travail et surtout avec beaucoup plus de recul, me revoilà à l’oral… C’est là que j’ai vu la différence, l’entraînement a porté enfin ses fruits ! Autant dire le bonheur total… 😀

Morale de l’histoire : NE PAS NEGLIGER LA PREPARATION A L’ORAL…

Enfin après deux ans de dévouement total à ces concours, je suis enfin à l’école de Paris ! Alors les filles, accrochez-vous bien car après l’effort, le réconfort… Et surtout maintenant c’est rien que du bonheur….(je vous rassure, vous ne perdrez pas le goût du travail assidu… 😉 )

Camille P.

Claire

La préparation au concours… une année de stress ! En reconversion professionnelle, j’ai longtemps cherché avant de trouver l’orthophonie, qui répondait point par point à tous mes critères (élaborés après mûres réflexions) : je devais donc absolument réussir !

Préparation : j’ai préparé seule (l’inconvénient étant qu’on ne peut pas se situer par rapport aux autres), armée des inévitables “livres verts” (Vuibert) et d’un livre sur les dictées. Le Vuibert Orthographe présente en annexe un récapitulatif des principales règles de grammaire, très bien fait, et très utile : je partais d’assez loin, ma langue professionnelle durant les 7 années précédentes ayant été l’anglais…

Mon stress principal venait de ce que je n’avais jamais assez de temps : je gardais mon dernier enfant (1 an à l’époque), et mes autres enfants n’avaient pas de place à la cantine : autant dire que les journées étaient déjà bien remplies, et trouver 2 heures de rang pour bosser tenait de l’exception !

Ecrit : un hangar de tables à perte de vue, quelque 2900 candidats… J’ai préféré commencé par les rubriques avec lesquelles j’étais sûre d’avoir des points (orthographe/grammaire – c’est de l’automatisme – vocabulaire, compréhension de texte, puis logique), ce qui m’a permis de mieux gérer mon temps. J’étais moyennement satisfaite de moi en sortant, et les résultats n’arrivent que 3 semaines plus tard…mais il faut garder en tête que c’est un concours : personne n’aura 20/20, et si on a fait des erreurs, c’est normal, pas de quoi déprimer !

Oral : pour maximiser mes chances de succès et après beaucoup d’hésitations, je me suis inscrite à un stage de 3 jours de préparation à l’oral. Ce n’était pas transcendant, mais ça m’a permis d’évaluer mon niveau, et également de démystifier l’oral. Ce qui n’a pas empêché le stress d’être à son comble le jour J (rater si près du but, ça aurait été dommage !).

Entretien de 40 min avec 2 personnes très aimables :
en introduction, 4 mots à mémoriser et à citer en fin d’entretien
réflexion sur un thème (en quoi le langage constitue-t-il une inégalité, ou quelque chose comme ça) en évitant de dire 4 mots
instruction que j’ai oublié au bout de 2 min
logatomes (association de syllabes n’ayant aucun sens)
lecture d’un texte dont il fallait extraire le thème
4 mots de vocabulaire à épeler, définir, et placer dans une phrase
suite de lettres entrecoupée de chiffres, il fallait faire l’addition et trouver le mot formé par la suite de lettres
et enfin, dictée.

Je suis sortie enthousiaste… et au fil de la journée j’étais de plus en plus déprimée en pensant à toutes les erreurs que j’avais dites. Ce qui ne m’a pas empêchée d’être admise sur liste principale…

En conclusion :

– le travail régulier, même en petite quantité, m’a permis de réveiller mes neurones, et, finalement, de mémoriser ce qu’il fallait 

– les exos des Vuibert permettent d’acquérir des automatismes, ce qui évite la perte de temps à l’écrit 

– à l’oral, venez avant, et laissez traîner vos oreilles : en sortant, la plupart des candidats décrivent par le menu les questions qui leur ont été posées, et elles sont récurrentes. Si vous avez la chance de passer en fin de journée, vous connaîtrez déjà quelques réponses, l’avantage principal étant surtout, à mon sens, que cela vous permettra d’être plus sûr de vous. Situation inique si l’en est pour ceux qui passent en tout début de matinée…

Julie

Alors mon expérience !

La première année de médecine que j’ai faite avant de me lancer dans le cursus de l’orthophonie m’a permis d’acquérir la maturité nécessaire à la candidature d’un concours. Les concours de médecine, d’ortho… c’est pas le Bac ! Il faut donc réaliser dès le début la masse de travail qu’il va falloir fournir. Il ne suffit pas d’être bon, il faut être meilleur que les autres.

Je décide donc de m’inscrire en prépa, pour optimiser mes chances de réussite. Et, me connaissant, pour m’obliger à bosser et organiser mon travail.

L’année se passe plutôt bien, et arrive le fameux 14 mai 2008 : Paris. Je suis allée à Rungis avec une copine (qui est d’ailleurs pour la petite info en 1A avec moi aujourd’hui), je pense que c’était important pour déstresser un peu (bien que ce ne fût pas la moins stressée des filles que je connaisse ). On va s’installer, l’épreuve commence. J’étais la 1ère de la colonne, donc en face à face avec un examinateur… C’était un peu gênant mais je me suis concentrée sur ce que j’avais à faire. J’ai commencé par les quatre questions de logique, qui ne m’ont pas paru très difficiles… Je gardais l’épreuve de texte pour la fin. J’ai donc ensuite fait le vocabulaire (qui ressemblait beaucoup aux exercices qu’on peut retrouver dans le Vuibert) et l’orthographe-grammaire. Et le texte, épreuve tant redoutée, s’est plutôt bien passé. Je sors donc de cette épreuve pas mécontente de moi, mais quand même pas très rassurée. Et en y réfléchissant a posteriori, j’en ai conclu que c’était mort.

Et puis, un soir de juin, je reçois une lettre venant du DUEFO. Je suis un peu en panique… Je l’ouvre et là que vois-je ? La convocation pour l’oral. Youpiiiiiiiiii !

Je vous passe les détails des 2 semaines qui ont suivi, à s’entraîner, à revoir les mots de voc, etc. 

Le jour J arrive donc. Je passais la dernière de la journée. J’ai donc stressé chez moi toute la journée… Je suis partie en avance, heureusement parce qu’à mi-chemin je réalise que j’avais oublié le principal : ma CONVOCATION ! Donc gros coup de panique, obligée de faire demi-tour et rentrer chez moi… mais niveau timing ça a quand même été.

J’arrive au bâtiment Babinski, et je retrouve quelques copines. On essaye tant bien que mal de grapiller des infos, mais c’est très difficile : c’est un concours, les gens qui sont passés avant restent souvent muets.

Je suis passée, très stressée, à 18h25, alors que convoquée pour 17h10. Alors je suis entrée et le jury (composé d’un homme et une femme) m’a demandé mon nom, prénom, série du Bac. Elle m’a ensuite fait comprendre qu’elle désirait savoir si j’avais fait une prépa ou non. J’ai dit oui, et là elle m’a demandé si j’avais fait du français. J’ai répondu que j’avais effectivement fait de l’orthographe, de la grammaire, du vocabulaire… Elle m’a alors coupé en disant « Donc vous avez fait du français ». Ok… Lol

Ensuite elle dit “c’est bon”, elle se tourne vers son collègue et lui demande s’il a d’autres questions. Il dit que oui, et me regarde et dit : « Donc si j’ai bien compris, vous pensez que l’orthophonie se résume au français ? » Je réponds que non, évidemment, c’est avant tout une profession de soin blablabla. Et là il m’arrête, l’air songeur, et me demande : « Mais en fait, pourquoi vous voulez être orthophoniste et pas professeur particulier, plutôt ? » Etonnée, j’ai répondu tant bien que mal que le prof enseignait des connaissances et que moi ce qui m’intéressait plutôt c’était de soigner les gens, etc. Je regrette de ne pas m’être défoncée sur cette question puisqu’il me tendait en fait une perche pour donner mes motivations. Ensuite la dame dit qu’on va commencer.

Là elle me sort la citation impossible à retenir : « On parle d’inégalité dans les troubles du langage. Qu’en pensez-vous et que peut y faire l’orthophoniste? », quelque chose comme ça, sans utiliser les mots patient, rééducation, langage et un autre. Et ça m’a beaucoup déroutée, puisque je ne m’attendais pas du tout à une question comme ça. J’ai beaucoup expliqué pourquoi les troubles du langage créaient des inégalités mais je crois que c’était à côté de la plaque puisque l’orthophoniste a coupé court à mon discours sans même me laisser le temps de parler de l’orthophoniste…

Ensuite elle m’a donné 4 mots qu’elle m’a demandé de répéter tout de suite, et qui me seront redemandés à la fin : œillet, bitume, réverbère et cataclysme.

Puis on est passé aux mots et logatomes : les mots très faciles, les logatomes de + en + durs à mesure qu’ils s’allongeaient.

Ensuite on a fait un exercice très tordu avec des lettres et des nombres mélangés : il fallait redonner le mot que formaient les lettres et la somme des nombres. Ex. que j’ai eu, quelque chose comme : P 3 E 5 C 6 C A 1 D I 14 L L 4 E à peccadille et 33. Ça s’est bien passé pour les mots, mais les sommes je crois que je me suis trompée plusieurs fois…

Le texte : j’ai eu un texte sur les effets du langage SMS sur l’Orthographe des élèves d’aujourd’hui. Il fallait le lire à voix haute, le relire silencieusement (dur de se concentrer car les jurys cherchaient une feuille pendant ce temps et discutaient), le titrer et faire un court résumé en faisant ressortir la problématique tout en respectant les idées de l’auteur. Plutôt contente de moi car j’appréhendais assez.

Puis le vocabulaire (ou le voc avant le texte, je ne sais plus). Je suis tombée sur : amphibie (pas su définir), jocrisse, amulette, pérégrination et geignement. Pour info, d’après ce que j’ai pu savoir du souvenir de mes camarades, il y avait également comme mots proposés : accalmie, aiguière, dysenterie, éphèbe, anaglyphe, taxidermie, anachorète, métairie, maladrerie, impétrant, haridelle, zinzolin, éreintement, oxymore, torréfier, mignoter, draisine, glose, et radiesthésie. Il fallait les épeler, les définir et les introduire dans une phrase.

Ensuite elle me redemande les 4 mots : j’ai réussi à les redonner.

Et on fait la dictée. C’est l’homme qui a dicté, il parlait réellement très fort, n’articulait pas toujours et lisait de longs segments de phrases, ce qui faisait qu’il fallait rester concentré pour ne rien perdre en route. Mais elle s’est plutôt bien passée, je n’ai pas eu le sentiment d’avoir fait des réelles fautes… J’ai hésité sur un ou deux mots mais pas difficiles.

Je dirais que le jury n’était pas aussi cool que certains autres, l’homme n’a quasiment pas parlé, il prenait des notes tout le temps, et d’une manière générale j’avais le sentiment qu’ils étaient plutôt pressés d’en finir… Mais bon, normal après une telle journée, sous cette chaleur en plus ! Et je suis sortie vers 18h50-55.

Voilà voilà !

Julie L.

Anonyme

Ecrit
Concours – Paris -15 Mai 2008

Vocabulaire

– instigation (incitation)
– comminatoire (menaçant)
– calamistre (lustré)
– hétéronome (qui reçoit de l’extérieur les règles qui le gouvernent, ANT. : autonome)
– inférer (arguer, conclure, induire)
– vilipender (bafouer, honnir – ANT. : louer)
– ravir (emporter, enlever, souffler, usurper, voler, enivrer, transporter, emballer, enchanter, enthousiasmer)
– retors (qui a été retordu, tordu en plusieurs tours ; VX tordu, crochu ; artificieux, matois, malin, rusé)
– pester (manifester son mécontentement, sa colère par des paroles : fulminer, grogner, jurer, maugréer, râler, rouspéter)
– apocryphe (controuvé)
– opprobre (déshonneur, honte , avilissement, ignominie)
– insolite (anormal, bizarre, étonnant, étrange, extraordinaire, inaccoutumé, inhabituel, rare) ; extravagant 

Collation (action de conférer à quelqu’un un titre, un bénéfice ecclésiastique, un grade universitaire ; action de comparer entre eux des manuscrits, des textes = le collationnement ; en-cas, lunch)
X Comparaison
Adhérence
X Confrontation
X en-cas
lien 

Ergoter
Désertifier
X Chicaner
Personnaliser
X Discuter
X Ratiociner 

Confondre
X Fusionner
X Démasquer
Adapter
X Interdire
Imiter 

Grammaire-Orthographe
– “je résouds” au lieu de “je résous”
– des “appui-tête” au lieu de “appuis-tête”
– “je pense qu’elle s’est laissée distancer”
– “ouverte à demi”
– “rescision de la vente” (= annulation de la vente)
– “résonance”
– “résonner” à la 3ème personne du pluriel : ils “résonnent” 
– hydrofuge
aréopage
aéronaute
aérodrome
aérostats
aérosol
– du bon usage des pronoms : 
– se rappeler Ø
– ce n’est pas de gloire dont il rêve mais de…. 

Raisonnement logique

Les jouets de Paul 

Paul a 4 jouets (Avion, Cheval, Maison, Fxxxx), 4 couleurs (jaune, rouge, vert, noir) et des ordres de préférence. La Maison est en 3ème position et le Cheval est vert. Le noir suit directement le jaune et l’Avion et le F ne peuvent pas se suivre directement. Combien y a-t-il de possibilités ? 

Des élections

Michel dit que Nicolas est candidat.
Nicolas dit que Pierre n’est pas candidat.
Olivier dit qu’il ne se présente pas.
Pierre dit qu’il ne se présente pas. 
Sachant que 3 des ces affirmations sont vraies et que l’un d’entre eux a menti, quelles affirmations parmi les précédentes sont vraies ? 

Problème familial

Ma mère n’a qu’un frère. Je n’ai qu’une sœur.
Qui est le frère de la fille de la sœur du fils du grand-père ?

Oral

Paris 25 Juin 2008
JURY N°6 – 30 mn

– Est-ce votre voix habituelle ? (rhinite allergique depuis 1 semaine) 

– Mon âge ? 

– Mon Bac ? Des études ? Qu’est ce que l’esthétique du cinéma en 2 mots ? 

– Pourquoi l’orthophonie ? (très succinctement) – [aucune question ou relance par rapport à mon discours] 

– Lecture d’une citation-question concernant les inégalités visibles dans le langage et le rapport avec l’orthophonie (en n’utilisant pas 4 mots dont : enfant, langage) 

– 4 mots énoncés à répéter juste après puis, redemandés en fin d’entretien dont: œillet, réverbère, bitume 

– logatomes : ils ne retrouvaient plus la feuille avec la liste alors, improvisation de logatomes bien plus longs que ceux vus en exercices 
– vous êtes dans votre forme, habituelle (ou la rhinite a actuellement une influence sur votre état) ?…

– 4 mots à épeler, définir, à placer dans une phrase éclairant le sens dont : mignoter, torréfier, taxidermiste 

– 4 suites de lettres et de chiffres énoncés mêlés ; à la fin, dire le mot ainsi constitué et la somme des chiffres, du genre :
b – zéro – a – huit – r – y – six – cinq –zéro – neuf – t –deux – o – n
= baryton et la somme = 30 

– lecture d’un texte (article du Figaro Madame de 2007 sur le bilinguisme des enfants et le manque de structure pour tirer profit de cette richesse dans la société française et notamment à l’école) : lecture à voix haute, puis lecture silencieuse pour soi ; texte retiré : le titrer et résumer l’argumentation de l’auteur. 

– dictée avec « chaire » et « chair », « pontife »

Jury pas curieux, neutre et impassible qui ne relance aucunement quand aux motivations personnelles. L’homme impassible, la femme souriante ; l’homme a cherché à me déstabiliser ou à m’encourager (??) en me demandant si j’étais dans mon état habituel puis, en me disant de me détendre… La femme s’est levée et a tenté de faire diversion en cherchant un ventilateur, en montant sur une chaise, pendant la lecture du texte. L’homme a demandé si la femme souhaitait me poser une question : elle a répondu laconiquement que non (impression de ne pas les intéresser, que tout était déjà joué à mon désavantage).

 

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