Témoignages 2007

CécileBérangèreGwenaëlleMarie-AméthysteVéronique

Cécile

Pour ma part, le concours je l’ai passé 2 fois : une fois pendant ma terminale (Bac S) et une fois après ma prépa (Supsanté Paris). Comme je l’ai passé une première fois au lycée, je savais à quoi m’attendre en le repassant en mai dernier. Ça m’a permis de me rassurer un peu. Le nombre de candidats reste impressionnant mais toutefois il faut relativiser: beaucoup viennent “en touristes”.

En sortant de l’écrit, j’ai voulu corriger les quelques questions dont je me souvenais: ça m’a déprimée ! Je pensais que c’était foutu… Alors j’ai arrêté de bosser pour un éventuel oral… Ce fut une erreur car début juin j’ai eu la grande surprise de recevoir une convoc’ pour l’oral, là je me suis mise à réviser à fond (vocabulaire, rétention de chiffres, de mots, de phrases, faire des dictées). Aussi, j’avais préparé clairement mes réponses aux questions du genre “pourquoi le métier d’orthophoniste et pas un autre”. Je m’entraînais à passer des oraux blancs en prenant un peu tout mon entourage en tant que jury. Ça m’a permis de fluidifier ce que j’avais à dire.

Le jour de l’oral, j’étais très stressée (j’avais en + fait une allergie la nuit précédente…) mais le stress est tombé une fois que je me suis retrouvée devant le jury. Il était composé de deux femmes qui m’ont mise très à l’aise. Que dire sur mon oral… Il s’est bien passé mis à part la dictée… Elle n’était pourtant pas très compliquée je pense, mais j’ai eu la sensation que tous les mots se terminaient par le son “é”. Je me suis alors perdue dans les différentes façon d’écrire ce son… Par exemple, j’ai écrit la croiset (j’ai pensé à la croisette.. lol) donc bon vous voyez on peut faire des fautes à la dictée et être pris quand même ! Mon oral a duré une demi-heure, j’avais la sensation qu’il avait à peine duré 10 minutes… 

Voilà ma petite histoire personnelle… Je vous souhaite à toutes et à tous bonne chance et bon courage pour le concours !

 

Bérangère

L’écrit

Il faut se préparer avant tout, pour l’écrit, à devoir faire l’épreuve dans un véritable hangar, où des centaines et des centaines d’autres personnes sont présentes ; c’est assez impressionnant ! Mais bon, passées la cohue pour pénétrer dans le “hangar” et la recherche de sa table, dans le dédale des rangées… il faut se ressaisir et se concentrer sur l’épreuve !

Un des avantages, c’est qu’on peut gérer son temps comme on veut ; par contre, si on ne fait pas les épreuves dans l’ordre, il faut être super vigilant sur le report des réponses sur la grille ! Globalement, il faut se préparer avec beaucoup de soin sur le vocabulaire, et notamment sur toutes les acceptions des mots : le principe est de dire, sur une série de mots, s’ils sont synonymes, ou de sens différent, avec 2 types de réponses possibles : QRU : Question à Réponse Unique, ou QRM : Question à réponses Multiples.

Ensuite, il faut se préparer à répondre à des questions sur l’orthographe lexicale, sur l’orthographe grammaticale, sur le même principe de grille de réponses ; quelques questions de réflexion logique (environ 5 ), et des questions sur un texte ; le texte est assez long, assez pointu en général, et les réponses à donner nécessitent une lecture très attentive, approfondie… donc, se garder du temps pour le texte !
L’écrit de Paris est une épreuve assez déconcertante, tant dans le contenu que dans la forme… et il n’existe pas d’annales.

L’oral

Une fois la barrière de l’écrit passée, une bonne préparation à l’oral s’impose ! Il faut savoir que cet oral contient encore des épreuves de français (oral et aussi écrit !). A mon avis ce ne sont pas tant les réponses qui sont observées (enfin, il ne s’agit pas de raconter n’importe quoi ! …), mais l’attitude, les réactions face aux difficultés et probablement la réponse donnée à la seule question concernant les motivations.

Cette question peut être “donnez 3 qualités et 3 défauts au métier d’orthophoniste”, “quel a été l’élément déclencheur de votre volonté de devenir ortho”….

Ensuite, il faut s’entraîner un peu à quelques exercices, genre : sur un mot donné (ex : amniocentèse, onomatopéique…..), restituer les consonnes et les voyelles dans un ordre donné (ex: les consonnes dans l’ordre alphabétique et les voyelles dans l’ordre d’apparition dans le mot ). Pour ne pas être pris de court, je pense qu’il faut se faire quelques exemples !

Sinon, il y a aussi une épreuve de vocabulaire : on vous donne un mot ; il faut l’épeler, dire sa définition et le placer dans une phrase (ex : patère, truchement, tangerine (???), procrastination… ce sont les mots que j’ai eus l’année dernière).

Se préparer à un exercice de mémoire ! 4 mots vous sont dictés en début d’entretien ; vous devez les restituer en fin d’entretien (soit environ après une 1/2 heure d’exercice et de maniement de plein d’autres termes… c’est pas gagné ! ex : prédicat, héliotrope, funambule et tyrolienne).

L’an dernier, il y a eu une dictée, à faire devant le jury ; également un texte à lire à haute voix puis à résumer ; aussi la répétition de suite de syllabes ; certaines ont un sens, d’autres n’existent pas (petit exercice de diction !).

Cet oral est assez déconcertant, car très technique ; mais je pense que tout est observé, et pas seulement la justesse des réponses (pour info, j’étais 31ème l’an dernier, et je n’ai pas répondu correctement à tout : j’ai oublié des mots à restituer, je ne connaissais pas la déf de “tangerine”, j’avais oublié celle de “patère”, que j’ai mal orthographié, je me suis un peu emmêlée avec le consonnes et les voyelles à réciter …. Bref, mais je suis restée zen, j’ai essayée d’être le plus naturelle possible !

Voilà, il ne vous reste plus qu’à super bosser et bientôt, le sésame de l’entrée dans une école d’ortho sera à vous !

Bon courage à tous et à toutes !
Bérangère A. 1A ( 34 ans – maman de 2 enfants ….. si, si, c’est possible ! )

 

 

Gwenaëlle

Je suis ravie de pouvoir aider ceux et celles qui préparent, c’est tellement le flou ce concours quand tu te prépares ! 

L’écrit

Pour l’écrit, je ne peux que conseiller les 3 bouquins Vuibert “spécial orthophonie” qui sont vraiment bien faits, avec des QCM spécifiques Paris et des condensés de cours très utiles. En vocabulaire, où on a l’impression de ne jamais voir la fin, je conseille de faire un carnet de vocabulaire dès le début (un gros répertoire en fait), ça fait gagner un temps fou après. Pour le jour J, c’est pas mal de commencer par la grammaire, le moins aléatoire, où on peut récolter des points plus facilement. Moi, j’avais aussi mis des boules Quiès pour ne pas être dérangée par le brouhaha de cet immense hangar.

L’oral

Pour l’oral, il est important de savoir que passée la première question, on n’a plus l’occasion de parler de soi, ce sont des exercices stéréotypés qui suivent donc il faut caser dans cette première réponse les éléments essentiels dont on veut parler (qui on est, pourquoi on est là, motivations, etc.).

Voilà ce que j’ai eu comme questions à l’oral :

– donner 3 avantages et 3 raisons désagréables pour exercer le métier d’orthophoniste sans employer “communication”, “enfant”, “voix” et “trouble”

– 4 mots à répéter tout de suite et à redonner à la fin de l’entretien : prédicat, héliotrope, funambule et tyrolienne (il faut s’entraîner avant et s’aider avec les initiales par exemple)

– des mots et logatomes à répéter

– des mots à définir, employer dans une phrase puis épeler : prolégomènes, afféterie (que l’examinatrice a prononcé “affètrie”, elle ne savait visiblement pas ce que ça voulait dire), limaille, fumerolle et impie (il faut faire une phrase même si on ne connait pas le mot, ça peut marcher et rapporter un petit point…)

– épeler des mots en donnant les voyelles par ordre d’apparition dans le mot et les consonnes par ordre alphabétique (pas si dur que ça n’y paraît, il faut s’entraîner avant) : onomatopéique, amniocentèse, dysenterie et colibacille

– lecture d’un texte (sur le handicap) : donner les grandes idées, les problématiques et un titre

– une dictée

Et voilà (ouf, pas de rétention de chiffres ni de phrases) ! C’est la première fois que je passais ce concours, je venais d’accoucher, comme quoi tout le monde peut y arriver (je suis arrivée 100ème à l’écrit et 60ème après l’oral) ! On ne connaît pas son classement à l’écrit quand on passe l’oral.

Voilà , bon courage et bonne chance à celles qui préparent, ça vaut le coup : ces études sont vraiment passionnantes !

 

 

Marie-Améthyste

Ce message pour rapporter mes quelques souvenirs et impressions au sujet de l’écrit et de l’oral du concours de 2007.

A l’écrit, que je n’ai pas trouvé particulièrement difficile, ayant travaillé pendant toute l’année la compréhension de texte (sujets d’annales dans un livre Guibert vert), les tests psychotechniques et de raisonnements de toutes sortes et le vocabulaire, il y a eu trois types d’épreuves (si mes souvenirs sont exacts) :

– des questions (QCM) ou petits problèmes faisant appel au raisonnement (même style que les tests psychotechniques)

– un texte vraiment long (deux ou trois pages) avec une vingtaine de questions -sous forme de QCM- de compréhension (cette épreuve n’est pas évidente à cause de la manière dont sont posées les questions, cela peut induire en erreur surtout lorsqu’on est pressé par le temps et que le QCM propose des réponses en tenant compte de ces erreurs récurrentes de lecture des questions)

– une partie vocabulaire où nous sont demandés sous forme de QCM des synonymes et antonymes de mots; le sens de certains mots et l’identification de mots mal orthographiés ou de phrases avec erreurs de syntaxes…

En résumé, ce ne sont pas des épreuves, à première vue, difficiles mais le fait que tout soit sous la forme de QCM et que cette épreuve soit très rapide (1h15 ou 1h30 si je ne m’abuse) peut entraîner une trop grande confiance lors de l’épreuve et des erreurs d’étourderies, donc des points en moins !

Quelques conseils pour l’écrit :

Dès que vous recevez votre feuille, regardez le nombres d’épreuves que vous avez à traiter et donnez-vous un temps à ne pas dépasser pour effectuer chacune des épreuves. Attention, le texte prend beaucoup de temps, donc tâchez d’en tenir compte lors de votre décompte ! Il me semble que l’an passé nous était proposé un exemple de gestion type, mais si ça n’était pas le cas cette année, traitez en 40-45 minutes le textes et les deux autres parties dans le même temps !

Entraînez-vous à faire des tests psychotechniques en tous genres et à résoudre des problèmes de raisonnement ; l’efficacité et la rapidité viennent avec l’entraînement pour ce type d’épreuves et c’est sur ces questions -entre autres- que vous pouvez gagner du temps !

Entraînez-vous à répondre à des questions type QCM portant sur un texte le plus rapidement possible et surtout lisez les questions avant de lire le texte, pour pouvoir repérer dès la première lecture du texte des passages ayant trait aux questions préalablement lues.

Travaillez à fond votre vocabulaire et votre grammaire pour pouvoir réussir la dernière partie de l’épreuve le mieux et le plus rapidement possible !

A l’oral (très différent des oraux des autres écoles), il y a toute une série d’épreuves plus ou moins longues mais faisant appel essentiellement à la rapidité, à la mémorisation et à la capacité de raisonnement et de rigueur.

On nous demande de donner trois avantages du métier d’orthophoniste et trois inconvénients : c’est l’occasion pour les examinateurs d’analyser votre perception du métier; regarder si elle est concrète et réaliste ou non (il faut toujours illustrer vos avantages et inconvénients d’exemples concrets).

– exemple d’avantages : on peut travailler avec des personnes de tous les âges (bébés pour problème de déglutition, enfants, ados, adultes pour problème de langage verbal ou écrit ; personnes âgées pour une prise en charge dans le cas de la maladie d’Alzheimer : préciser dans ce cas qu’il ne s’agit pas de rééduquer cette maladie qu’on ne sait pas soigner mais qu’il s’agit de mettre en oeuvre des moyens pour permettre le maintien de la mémoire immédiate le plus longtemps possible !) 

– exemple d’inconvénients: le fait que les horaires d’un orthophoniste ne soit pas toujours idéals pour une femme lorsqu’elle a des enfants

– on nous fait réciter des séries de six à neuf chiffres à l’endroit, à l’envers et à l’endroit 

– on nous donne des mots dont il faut citer toutes les voyelles dans l’ordre alphabétique et toutes les consonnes dans ce même ordre

– on doit répéter des phrases de plus en plus longues après qu’elles nous ont été lues

– on doit épeler des mots et donner leur signification en l’illustrant à travers une phrase

– on doit lire un texte (en temps minuté) et en faire un résumé oral en lui donnant un titre

– on doit écrire un texte dicté qui ne nous est relu qu’une fois

– on doit restituer trois mots qui nous auront été donnés au début de l’entretien et qu’il faut retenir pendant toute la durée de l’oral (comptez sur vos doigts le nombre de mots donnés et répétez-les dans votre tête de temps en temps entre les différentes épreuves)

En résumé, cette épreuve fait appel à beaucoup de concentration et de capacité de mémorisation, capacités qui s’acquièrent avec l’entraînement ; il s’agit également de savoir faire preuve d’un esprit de synthèse dans le cas du résumé de texte où aucune prise de notes n’est autorisée.

Cet oral nécessite tout comme l’écrit une bonne maîtrise de le langue tant du point de vue de l’orthographe et de la syntaxe que du point de vue sémantique.

Et enfin, comme dans tous les oraux des écoles d’orthophonie, on vous demande de savoir ce qu’est le métier d’orthophoniste et d’en avoir une vision réaliste et juste, de connaître les différents troubles qu’on est amené à rencontrer et les lieux d’exercice de la profession et enfin, d’avoir un projet professionnel s’appuyant sur vos compétences et vos expériences qui soit déjà ébauché :

exemple: j’aimerai plutôt travailler en hôpital pour telles et telles raisons, mais je pense que les quatre années de formations et les stages que je vais faire en école peuvent faire évoluer cette idée…

Quelques conseils:

– ne vous imaginez pas que l’oral ne nécessite pas autant d’entraînement et de travail que l’écrit : exercez vous à restituer de mémoire des mots, des chiffres, des phrases

– continuez à travailler votre vocabulaire et votre orthographe ainsi que votre syntaxe (entraînez-vous en faisant des dictées)

– élaborez un projet professionnel relatant ce qui vous a amené à l’orthophonie, expliquant les raisons de votre choix en rapport avec vos expériences, votre personnalité et sachez montrer que vous savez de quoi vous parlez bien que n’étant pas encore en école !

– préparez une ou deux questions sur l’école (dont la réponse ne figure pas sur la plaquette ou le site de l’école) afin de pouvoir montrer votre intérêt si à la fin de l’oral les examinateurs vous demandent si vous avez des questions

– enfin, ne vous laissez jamais aller à la panique quand vous ne connaissez pas la réponse à une question; il faut savoir dire aux examinateurs qu’on ne sait pas, si après réflexion on prend conscience de notre ignorance sur la question posée.

Voilà, j’espère que ces éléments et conseils vous seront utiles dans la préparation du concours et vous dit le mot de Cambronne pour les épreuves !

 

Véronique

Le concours 2007 ?

Alors, moi, je fais partie des “reconverties”, les “vieilles” qui à 40 ans passés, découvrent brutalement l’orthophonie et s’aperçoivent, après moult réflexion, que, non décidément, c’est vraiment ça qu’il leur faut !

L’écrit

Etant donnée ma situation familiale, des enfants, un mari qui bosse à Paris, je n’étais pas prête à tenter ma chance sur d’autres villes, et le concours de Paris me faisait un peu moins peur que certains autres (sur les aspects dissertation, en particulier, le QCM, je le sentais mieux). C’était ma première tentative au concours d’orthophonie, je n’ai pas non plus de comparaison avec les concours d’autres écoles.

J’ai préparé les épreuves toute seule chez moi, en marge de mon travail et de l’organisation familiale, avec un bouquin d’annales, le Bescherelle, le Bled et tutti quanti, et pas très longtemps à l’avance, ce qui fait que

1) je ne savais absolument pas mon niveau par rapport aux autres
2) je ne connaissais personne passant les épreuves
3) je n’avais pas fait de test en vrai grandeur, temps limité, salle d’examen… 
4) mon dernier concours remontait à 23 ans en arrière (certains d’entre vous n’étaient pas encore nés, quelle préhistoire !)

Bref, le jour de l’écrit, premier choc, la foule devant la salle d’examen ! 3000 personnes entassées dans une allée entre les bâtiments… sans compter les parents qui accompagnent.. et tous ces gens tellement jeunes ! Deuxième choc, la salle d’examen ! L’entrepôt de 10 mètres de hauteur sous plafond, avec tuyaux au plafond, 1700 tables alignées en rangées bien sages… 3ème choc, le côté peu chaleureux des surveillants, quand, le stress aidant, je me suis trompée en remplissant l’en-tête de ma copie, et que je suis allée aux renseignements, et le stress entretenu par les conditions de l’examen : on reste debout pendant la distribution des sujets, posés retournés sur la table, à la fin de l’épreuve, c’est lâchez tout, on se lève, on ne bouge plus… C’est peut-être familier à ceux qui ont passé le Bac récemment ou des examens en fac, pour moi c’était assez nouveau, et même à l’époque des concours de ma vie antérieure, ce n’était pas si impressionnant, mais c’est sûrement une question d’habitude.

L’écrit de Paris, c’est 1h15, autant dire qu’on ne traîne pas ! Au début de l’écrit, le stress était à un point tel que j’avais la main qui tremblait et je n’arrivais même pas à noircir mes cases du QCM. Après, je suis rentrée dans le mouvement, et ça s’est calmé petit à petit. Personnellement, j’ai préféré attaquer par les questions de grammaire, sémantique, etc., et garder le texte pour la fin, pour ne pas risquer de me faire prendre par le temps et ne pas finir. Le texte est très long, de mémoire 3 ou 4 pages.

A la sortie, autre souvenir, la marée humaine se dirigeant vers le RER… mieux vaut ne pas être pressé.

Ensuite l’attente des résultats… Alors là, je passe mon expérience personnelle aux candidatEs mariées : comme l’administration du concours vous inscrit sous votre nom de jeune fille, attention sur les copies des concours, et au courrier au NOM de votre boîte aux lettres ! Moi, je n’ai jamais reçu le courrier de résultats de l’écrit, avec la convocation éventuelle à l’oral… J’ai stressé de plus en plus chaque jour, sans oser aller aux nouvelles, en me disant chaque jour qui passait que mes chances diminuaient… Bref, le jour limite où on était censé avoir reçu ce fichu courrier, j’ai enfin téléphoné au DUEFO… pour apprendre que j’étais admissible… une semaine avant l’oral !

L’oral : 

L’heure de la convocation est une demi-heure ou 20 mn, je ne sais plus, avant l’heure de passage réel. Grosse organisation, il y a du monde partout, quand on ne connaît personne, c’est assez stressant, on a envie de se boucher les oreilles pour ne pas écouter les dernières révisions des autres.Le pilotage dans les couloirs du bâtiment, vers les salles des entretiens est très bien fait.

Et puis l’oral lui-même, 1ère surprise, je suis face à 2 examinatrices alors que j’en attendais 1 (peut-être que tout le monde le savait, mais pas moi…). Je craignais l’exercice de déstabilisation avec des questions perturbantes et agressives, mais pas du tout, ambiance détendue, chaleureuse, bref, j’ai beaucoup moins stressé que ce à quoi je m’attendais, moi qui ne suis pas très performante à l’oral.

J’ai été perturbée par la question sur le motivation, je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit formulée comme cela (donnez 3 raisons pour exercer ce métier, et 3 inconvénients). J’avais énormément préparé mon sujet, étant donné ma reconversion, depuis un domaine sans aucun rapport (ingénieur dans une grosse boite), mais je m’attendais à une question plus ouverte, et je n’avais pas organisé l’argumentaire sur les inconvénients. Bref, j’ai pensé qu’il fallait faire concis et bref, et je me suis forcée à rester succincte, et j’ai sans doute moins développé mes motivations que ce que j’aurais pu faire.

Ensuite les questions “techniques” : gros soulagement, pas de série de chiffres à réciter dans tous les sens, ça, j’avais beaucoup de mal avec ça. Des suites de syllabes à répéter, 4 mots à mémoriser, à répéter immédiatement, puis plus tard dans l’entretien (héliotrope, prédicat, funambule, et le 4ème, je l’avais perdu avant la fin de l’oral… il ne m’est toujours pas revenu).

Des mots à épeler, à expliquer et à placer dans une phrase (fumerolle, afféterie…), une dictée sans relecture (ni de l’examinateur, ni soi-même), ça ce n’est pas évident, car certains accords ne se comprennent qu’à la fin de la phrase, et quand on ne peut pas repasser dessus, il y a des risques d’oublier de corriger.

A la fin de l’épreuve, elles me disent que c’est fini, et ensuite, hors notation, me posent des questions sur mon parcours antérieur. Je suis sortie de l’épreuve pas mécontente de mes réponses aux épreuves techniques, mais très frustrée sur ma question de motivation, et pleine de doutes… Finalement, j’ai eu tort de m’en faire car ça avait super marché, vu les résultats finaux, mais c’est tellement difficile de savoir comment on est évalué !

On m’a dit seulement après la rentrée que l’oral compte à 90% dans la note finale, je suis contente de ne pas l’avoir su avant, je crois que j’en aurais beaucoup plus stressé !

En conclusion de cette histoire, j’ai envie de dire qu’après 20 ans de boulot, je me serais crue incapable de résister au stress d’un concours, et que je suis très fière d’y être arrivée (indépendamment de la réussite, ce qui ne gâte rien, c’est sûr !).

Même les “ancêtres” peuvent y arriver !

 


 

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