La reconversion

ElodieCécile

Elodie

J’ai 34 ans. Je suis mariée et maman de 2 enfants de 5 ans et 2 ans.


 

Ma vie, c’était quoi avant tout ça ?

J’ai travaillé en tant qu’agent de voyages pendant 12 ans. Après plusieurs plans de licenciements au sein de l’entreprise pour laquelle je travaillais, j’ai décidé de faire un bilan de compétence. Ce bilan s’est fait avec une “coach” de carrière, à la fois un peu psy, un peu directive, un peu “maman” (vas-y je t’écoute ma fille pleure ta vie je suis là pour ça) et un peu magicienne en fait je crois… Bref, une personne géniale qui a su m’aider pile comme j’en avais besoin à ce moment là. A l’issue de ce bilan, le métier d’orthophoniste est devenu une évidence, un déclic !

Mais, comment j’ai fait pour préparer ce concours ?

Par la suite, j’ai tout mis en oeuvre pour me préparer à quitter l’entreprise à la moindre occasion et me lancer. Un nouveau plan de licenciement a été ma délivrance. Je suis partie. Et j’ai commencé une prépa. 6 mois de boulot intensif. Se remettre sur les rails des études tout en étant maman dur ! Dur! Oui mais là, il y a la motivation et ça, ça fait toute la différence !
Alors c’est sûr, tu fais ta journée de cours, puis ta “journée” avec tes gosses, puis quand tout le monde dort tu t’y remets… jusqu’à ce que ton cerveau te dise STOP ! Et qu’une prof de la prépa (avantage de la prépa) te dise “ça serait dommage d’échouer pour cause d’épuisement”… Ok, on se calme, on se remotive, on se repose… Et les concours arrivent. Là, c’est comme un marathon sauf qu’on ne connaît pas tout de suite le classement à l’arrivée ! J’en ai passé 9. 9 villes dans lesquelles mon mari pouvait se faire muter. C’est Paris qui l’a emporté. Ou du moins j’ai obtenu Paris pardon… Du coup branle-bas de combat : on emporte les petits, le mari, la maison, les voitures et hop direction Paris (je suis d’Aix en Provence au départ…)… changement de vie pour (au moins) 5 ans ! 

Et maintenant que j’ai obtenu le Graal, ça donne quoi ?

Me voilà donc étudiante dans une promo de 120 personnes (dont pas mal de reconversions mine de rien) toutes aussi motivées, positives et sympas les unes que les autres. Personnellement j’ai participé en tant que “vieille” au weekend d’intégration et je me suis régalée.
Les études sont autant intenses que passionnantes. Je ne regrette pas du tout mon choix et pour rien au monde je ne reviendrai en arrière.

Cécile

 

Ce témoignage datant de plusieurs années, les informations qui y figurent peuvent ne plus être d’actualité. Nous vous remercions de bien vouloir nous contacter si vous repérez des erreurs.


La reconversion en orthophonie, comment ça marche ?

Il peut y avoir une vie avant l’ortho. Que vous ayez 25 ou 50 ans, que vous aimiez votre métier ou non, peut-être un jour allez vous éprouver le besoin de changer de vie, changer de métier.

Traditionnellement en orthophonie, il y a toujours eu des étudiants plus âgés. En 2007, la première année a accueilli probablement plus que jamais des étudiants qui ont déjà fait des études, déjà connu une vie professionnelle. Pour la petite histoire, vous avez au programme d’anciens : ingénieur en informatique, plusieurs enseignants, attachée parlementaire, responsable en ressources humaines et notre talentueuse artiste lyrique,


Se lancer !

Ça vous fait rigoler ? Et pourtant la décision n’est pas forcément facile à prendre quand vous avez une situation confortable, que vous disposez d’une certaine reconnaissance professionnelle dans votre domaine. Pour autant ça ne colle plus au fond de vous et malgré vos nombreuses tentatives pour oublier votre envie de devenir ortho, le virus est bien installé.

Alors vous vous dites : je passe le concours on verra bien, de toutes façons en travaillant à côté je n’ai quasiment aucune chance de décrocher le pompon. Mais bientôt vous voici admis et alors là les questions se bousculent et ne peuvent plus être contournées. Car c’est forcément un changement de vie important, des sacrifices matériels. Eventuellement le petit dernier -ou le petit premier d’ailleurs- est déjà en route, et Monsieur ne se réjouit pas forcément à l’idée d’assumer seul les charges de famille. Mais soyons honnêtes, la plupart d’entre vous en avait tellement ras le casque de leur situation professionnelle ou de pointer au chômage que vous voici tout à votre bonheur…et finalement le dit Monsieur est trop heureux à l’idée que vous ne fassiez plus la gueule tous les soirs en rentrant du boulot.


Les différentes solutions

Se reconvertir c’est bien, le faire quand on a des charges de famille, des prêts en cours et plus de financement familial ça se complique. Et pourtant il existe plusieurs solutions. En revanche, trouver l’information et monter les dossiers demandent au choix : une patience d’ange ou des nerfs solides.

Les plus héroïques, comme d’autres étudiants au passage, parviennent encore à travailler à mi-temps. Certaines prennent un congé parental. D’autres on recours au système du Fongecif, mais cette solution est limitée à une année. Après avoir éventuellement combiné ces différentes options, vous pouvez complétez avec un prêt familial ou bancaire pour boucler la formation. Avez-vous déjà vu les yeux de votre banquier quand il pense “futur compte professionnel” ? On croirait un réveillon de Noël.

Une fois n’est pas coutume, la meilleure situation est celle des étudiants touchant les ASSEDICS. En effet, vous pouvez monter en collaboration avec l’agence Pôle Emploi et surtout le service de formation continue de l’Université une demande de prise en charge couvrant les 23 mois d’ASSEDICS ou ce qu’il en reste si vous étiez déjà demandeurs d’emplois. Pour bénéficier de ce système, première condition: vous avez été licencié et touchez encore une indemnité, ou bien vous allez être licencié. Deuxième condition : vous avez réussi le super méga concours du centre de formation  en orthophonie de Paris.


Et après comment ça marche ?

Notre service de formation continue est formidable et vous soutient merveilleusement bien. Il faut le souligner, c’est réellement précieux, donc contacter les en amont pour monter votre dossier car au final c’est auprès d’eux que vous devrez vous inscrire.

Vous vous rendez ensuite à Pôle Emploi pour expliquer votre reconversion en long en large et en travers et demandez une dispense de recherche d’emploi pour la période de couverture ASSEDIC, qui comme vous le savez désormais ne peut excéder 23 mois.

Ensuite, votre demande est étudiée et votre projet validé pour la durée d’indemnisation qu’il vous reste, ou bien votre demande est rejetée. Pas de panique, en cas de refus vous disposez d’une possibilité de recours au niveau régional. Dans ce cas, il est important de préparer un argumentaire sur la base des besoins non pourvus dans notre profession, des nombreuses offres d’emplois.

A noter en revanche, un vrai vide juridique pour ceux et celles qui viennent de la fonction publique. Absolument rien n’est prévu pour les aider à se reconvertir, à croire qu’il est impensable d’avoir un jour envie de quitter le nid !

Et voilà, vous êtes désormais étudiant et vous saoulez tous vos amis avec votre nouvelle vie. Le toujours “dit Monsieur” essaie pour la énième fois de vous faire entrer dans le crâne que décidément non, il ne veut pas ouvrir toute grande la bouche pour vos révisions en anatomie et vous demande poliment de cesser de regarder les vidéos de cerveau sur Neuranat avant de passer à table.

A part cela vous êtes HEUREUX !

NB: Je ne suis pas rentrée dans les détails du montage du dossier, mais si certains souhaitent plus d’informations, contactez l’APEO qui transmettra les questions Wink


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